‹ Traité élémentaire de dermatologie pratique comprendant les syphilides cutanées. Tome premiere. Généralités et entité morbides vraiesChapitre 76 sur 252 · PUBIS · texte numérisé non relu

PUBIS

Les dermatoses les plus habituelles de cette région sont :

La p ht hiriase (phthirius pubis ou morpion), les éruptions de la gale ; les folliculites péri-pilaires , les parahératoses psoriasi formes sèches ou eczématisées, le psoriasis, les prurits avec lichénifications (voir tableaux de diagnostic général).

GRANDS PLIS ARTICULAIRES et en particulier AINES, AISSELLES,

et PLIS INTERFESSIERS

A) Dermatoses non inflammatoires.

B) Dermatoses inflammatoires.

a) Plaques couleur café au lait assez foncé, ou rouge bistre sans aspect inflammatoire , desquamant par le grattage, à bords assez nettement limités, presque toujours arrondies ou ovalaires. Sièges d’élection : la face interne de la cuisse, le creux axillaire.

b) Petites stries plissées à direction parallèle dans le sens postéro-antérieur avec teinte légèrement bistre , situées dans la fossette génito-crurale de la femme.

Érythrasma.

Lésions intertrigineuses à Vétat torpide . ( Stigmates

blennorrhagiques.)

Trichomycose noueuse ou Lepothrix .

c) Sortes de nodosités irrégulières jaunâtres ou rougeâtres accolées le long des poils surtout aux aisselles.

On y observe en outre communément du molluscum contagiosum, et rarement de Y Acanthosis nigricans, de la Psorospermose folliculaire végétante (voir tableaux de diagnostic général). a) Plaque d’un rouge plus ou moins vif, nettement circinée, à périphérie en grande activité , assez rapidement extensive, occupant les plis et s’étendant sur les régions voisines : cuisse , scrotum, grande lèvre, etc.

Formes aiguës V Érythrasma.

de

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL PAR RÉGIONS

B) Dermatoses inflammatoires.

(Suite.)

b) Plaques rouges avec sillons plissés comme en A b (voir ci-dessus).

c) Plaques d’un rouge vif, à bords assez nettement arrêtés, souvent comme festonnés avec fine desquamation, présentant parfois du suintement, des fissures au fond du pli cutané, siégeant au niveau des points où la peau est en contact direct avec la peau.

cl) Plaques d’un rouge plus ou moins vif, parfois suintantes, allongées dans le sens des plis, avec un peu d’infiltration des téguments.

On y observe en outre communément de Y Eczéma du psoriasis, de la trichophytie, (voir tableaux de dia

Formes aiguës des stigmates blennorragiques chez la femme .

Formes de Vintertrigo décrites par Sabouraud comme étant de la streptococcie cutanée.

Parakércitoses psoriasif ormes eczémalisées ou non, lichénifiées ou non.

vésiculeux ordinaire , gnostic général).

A) Lésions non ulcéreuses.

B) Lésions ulcéreuses.

ORGANES GENITAUX. — HOMME

a) Rougeurs plus ou moins vives du sillon glando-préputial, empiétant plus ou moins sur le gland et le prépuce.

b) Rougeurs avec prurit, vésiculation , suintement, etc...

Balanites (voir ce mot aux tableaux d'ensemble.)

Éruptions artificielles. Eczéma vésiculeux.

Parahèratoses psoriasiformes eczématisées ou non.

Psoriasis.

Lichen plan.

c) Rougeurs uniformes assez foncées, en plaques abords assez nets, avec une très légère infiltration du derme, avec ou sans suintement et prurit, siégeant surtout dans le sillon glando-préputial et sur le gland.

d) Id., sans prurit, et moins systématisées dans le sillon, formant des plaques arrondies ou ovalaires distinctes, sur le gland.

e) Petits éléments d'un rouge pâle , nettement limités , du volume d’une grosse tête d’épingle, aplatis, brillant aux incidences de lumière, isolés ou groupés en plaques plus larges avec stries blanches à leur surface, ou disposés en cercles ou en ovales presque parfaits à centre un peu brunâtre, à périphérie formée par des papules linéairement rangées les unes à côté des autres en collier de perle.

f) Papides d’un rouge un peu bistre, arrondies, nettement limitées, néoplasiques, donnant au toucher une sensation d’infiltration, souvent érosives et suintantes.

g) Saillies filiformes, en choux-fleurs, pécliculées ou sessiles, le plus souvent multiples, siégeant surtout dans le sillon glando préputial.

h) Poussées érythémateuses ou bien érysipélatoicles avec tuméfaction œdémateuse et un peu dure des téguments, tuméfaction qui persiste dans l’intervalle des poussées érysipélatoïdes, et qui s’accroît à chaque poussée, de manière à constituer des sortes tl'énormes tumeurs plus ou moins mollasses ou résistantes au toucher.

On y observe aussi des lésions de gcde qui sur le scrotum prennent 1 aspect de papules syphilitiques, du molluscum conlagiosum, des syphilides tuberculosquameuses, de la leucoplasie, etc... (Voir tableaux de diagnostic général.)

a) Rougeur du gland et du prépuce avec érosions uni- Balano-posthite évoques ou multiples qui s' étendent peu à peu excentriquement, se réunissent et forment des lésions circinées circonscrites, à bords nettement arrêtés, avec liséré blanc légèrement saillant ; évolution rapide.

b) Ulcérations petites, minuscules, de la grosseur moyenne cl’une grosse tête d'épingle, à fond rosé ou grisâtre, sans induration ; isolées ou plus souvent groupées, et formant alors des ulcérations à contours microcycliques et polycycliques ; par l'expression on fait sourdre de ces ulcérations une gouttelette de sérosité (signe de l’expression du suc) ; pas d’adénopathie.

Syphilides papuleuses secondaires.

Végétations.

Éléphantiasis.

sive circmee.

Herpès.

DIAGNOSTIC ET PRONOSTIC

B) Lésions ulcéreuses. (Suite.)

Chancre

que.

syphiliti-

c) Ulcération de grandeur variable (de celle d’une len- Chancre simple. tille à celle d’une pièce de 50 centimes et plus), assez irrégulière , profonde, à bords rouges , taillés cl pic , cl fond sanieiLx, anfractueux, recouvert de pus mal lié , à extension périphérique assez rapide : pas d'induration sous-jacente. Pas d'aclénopathies, ou bien un ganglion direct inflammatoire douloureux qui peut suppurer et s’ouvrir. Les lésions sont souvent multiples.

Elles sont inoculables et auto-inoculables..

d) Ulcération cle grandeiLr variable ( de celle d'une grosse lentille à celle d'une pièce de 50 centimes et plus), régulière de forme, arrondie ou ovalaire, à bords nettement arrêtés, peu prof onde, comme taillée en dédolcint, cl fond rouge ou grisâtre, peu suintant (pas de signe de l’expression du suc) ; reposant siLr une base nettement indurée ; induration variant de la sensation donnée par une feuille de parchemin à celle d’un noyau de cartilage ; indolente ; adénopathies multiples indolentes.

e) Ulcération assez profonde , un peiL anfractueuse , quelquefois analogue à la précédente, reposant sur un énorme noyau d'infiltration et d'induration ; pas d'adénopcithie.

On y observe en outre communément des syphilicles tuberculo-ulcéreuses serpigineuses, des gommes syphilitiques qui peuvent cribler le gland, des ulcérations tuberculeuses du méat et du gland, des épithéliomes, des gangrènes foudroyantes des organes génitaux (voir tableaux de diagnostic général).

Au scrotum on observe souvent un prurit localisé des plus intenses, des télangiectasies nodulaires minuscules simulant l’angiokératome, des kystes sébacés. (Voir tableaux de diagnostic général).

Syphilome chancriforme. Chancre redux.

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