DIAGNOSTIC DES MALADIES DE LA PEA« ET DU TISSU CELLULAIRE SOUS-CUTANÉ
11 n’est peut-être aucune classe d’affections dans
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lesquelles on ait multiplié les divisions d’une manière plus exubérante que dans celle qui va nous occuper. On a poussé les distinctions jusqu’à la minutie, et cela, nous devons le dire, en pure perte pour la pratique. Autant il est important de ne pas confondre les objets différents, autant il est important de réunir des objets analogues. Les distinctions subtiles ne sont propres qu’à surcharger la mémoire, à consumer un temps précieux, qu’on pourrait employer à l’étude d’objets plus utiles, et sont sans avantages pourriiumanité. Plenck, Willan, Eateman, M. Alibert, ont établi plus de cent espèces de ces maladies. Nous tâcherons d’é^ viter cet excès, qu’on ne doit attribuer qu’à l’a-^ mour que nous inspirent les objets particuliers de nos études. Nous nous bornerons à donner les caractères des maladies les plus fréquentes et les plus Utiles à connaître.
Les anciens auteurs ont parlé en détail , et cependant asseZi confusément, des maladies de la peau. Leurs descriptions sont aujourd’hui à peu près méconnaissables; et tous les efforts des glossateurs et des commentateurs ne pourraient porter la plus légère lumière sur ces savantes obscurités. Une description exacte d’une phlegmasie cutanée , faite de nos jours , est plus instructive pour nous que toutes les verbeuses dissertations auxquelles on s’est encore livré récemment sur quelques maladies éruptives. C’est principalement
pour ce genre d’affections qu’il est avantageux de voir ; qu’on ne connaît que ce qu’on voit. Cette vérité a tellement été sentie par M. Alibert, qu’U a cherché à y suppléer par la peinture; trop heureux si les artistes employés à ce travail , entraînés par leur imagination , n’avaient souvent fardé la nature !
C’est seulement dans ces temps modernes qu’on a étudié avec attention les maladies qui nous occupent, et que les nosographes ont cherché à les classer par des caractères particuliers. INoiis passerons sous silence les classifications nécessairement imparfaites des premiers auteurs. Les efforts de Sauvages , Mercurialis , Hafenreffer , Bonaeurcîus , Lorry et autres , durent nécessairement se sentir des temps où ils écrivaient.
M. Alibert, en France, est celui qui s’est le plus occupé des maladies de la peau. « Placé , comme il le dit lui-même, sur un théâtre où ces maladies se présentent et se renouvellent sans cesse , il a pu mieux qu’un autre débrouiller la confusion introduite dans les travaux des anciens; il a pu suivre la marche, les périodes, le déclin , les récrudescences , les métamorphoses des divers exanthèmes ; il a eu besoin , ajoute-t-il , d’une patience infatigable, lorsqu’il a fallu démêler des faits aussi nombreux dans un champ si vaste pour l’observation médicale. Si l’on examine la série innombrable des affections dont le système der-
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moïde est la proie , on concevra que dans ce vaste hôpital où tant d’objets appelaient à la fois sa curiosité et sa vigilance , puisque l’hôpital Saint- Louis est en quelque sorte l’égoût de toutes les contrées du monde , son esprit se fut souvent égaré sans le pouvoir tutélaire d’une méthode rigoureusement analytique ; et cette méthode, préférable à toutes, a été celle des naturalistes. » Quoi qu’en dise l’auteur, cette méthode nous a paru tOLit-à-fait arbitraire, et nous n’avons pu apercevoir les liens qui coordonnaient ce vaste ensemble. Au reste voici cette méthode ;
I. Teignes, faveuse, granulée, furfuracée, amiam tacée, muqueuse ;