‹ Traité élémentaire de géographie, contenant un abrégé méthodique de Précis de la géographie universelle en huit volumes ... précédé d'une introduction historique, et suivi d'un aperçu de la géographie ancienne, sacrée et profane;Chapitre 107 sur 142 · PÉNINSULE SCANDINAVE · texte numérisé non relu

PÉNINSULE SCANDINAVE

Description de ta Norwége et de la Suède.

Aux extrémités de TËurope habitent trois peuples qui, par leur langue et leurs traditions , présentent Tes canetères d'une origine commune. Le Norwégien, le Sa&iob et le Danois, dont Tidiôme fut le même )asqti*aii tio* siècle , sont trois rejetons de cette grande famille scaocEnave . dont les nombreuses colonies ont y au et* siède. couvert les côtes occidentales de FEurope. Cest dans b langue scalde, jadis commune à tous ces peuples, qu'ont été composés les poèmes religieux du Nord, donl les images gigantesques , empruntées aux phénomènes physiques des régions polaires , charment par leur originab'té locale les imaginations tempérées du centre de TEnrope.

La Norwége, dont le nom signifie royaume du nord, ou mieux peut-être, royaume des golfos(ji), parce que ses côtes sont profondément découpées , forme la partie septentrionale et occidentale de la Péninsule Scandinave.

Dans les temps les plus reculés dont Thistoire nonff' gienne ait gardé le souvenir , de petits che6 indépendau se partageaient la souveraineté, et reconnaissaient seulement aux rois de Suède et de Danemark une s<nte de suprématie, lorsque, vers Fan 940, Harald aux Beaux Cbevuoi réunit tous ces petits États sous sa domination.

Jusqu^au xive siècle l'histoire des rois norw^ens offir cette confusion et qps orages qui caractérisent ^élablis9^ ment de la monarchie des Francs dans les Gaules. En i388.

(1) Nor signifie golfe, ci JRige roymime.

Marguerite de Waldemar, deroier rejelon des descendans d^Odin, fille du roi de Danemark et veuve du roi de N'orwégeyUnit à sa double couronne la couronne de Suède. Cette union blessait les intérêts des trois royaumes, elle dura peu : la Suède s*isola et la Norwége obéit presque toujours aux rors de Danemark jusqu'au traité de i8i4> qui la donna à la Suède. ,

La Norwége nous montre dans toute sa dignité un peuple éclairé , libre et industrieux , protestant depuis [ 52 5 y et devant en grande partie a des pasteurs aussi savans que zél& son bien -être et ses lumières. Uesprit guerrier des Scandinaves ne s*est pas éteint dans leurs descendans; le dimanche , après le service divin et les instruction religieuses , la jeunesse des villages se réunit pour exécuter des jeux militaires qui la préparent au service des camps d'instruction, où elle va chaque année se former au métier des armes. Le Norwégien, laborieux par caractère, se crée une douce aisance qui rend autour de lui la mendicité infiniment rare. Il n'est pas de famille ou de paroisse qui ne puisse subvenir aux premiers besoins de ses infirmes ou de ses vieillards.

La chaîne des Dofiûnes, formée des monts Kœlen , Dover et Seveberg, établit une limite naturelle entre la N^orwége et la Suède. Cette chaîne, s'étendant parallèlement aux côtes de l'Océan , à une distance d'à peu près 20 lieues, se bifurquant vers le sud, élevant ses cimes couvertes de neiges à 6,000 et 7,600 pieds dans les airs, ne donne naissance qu'à des cours d'eau de peu d'im^ portance. Le seul fleuve' considérable qui en descende est le Glommen, dont le cours, de 1 5o lieues de longueur, se termine près de Christiania, dans le détroit de Skager- Rack. 11 forme un grand nombre de cascades, et chaque année, après la fonte des neiges, ses flots rapides dévastent les campagnes. Ces montagnes sont, en général, for- . niées de granités alternant avec des roches micacées ou gneiss,, dans lesquels souvent il est intercalé. Le schiste s'y exploite en ardoises et en pierres à aiguiser. C'est dans le

JQO TRAITÉ ÉtiBfElfTÂIRE

gneiss qae se trouvent ces riches filons de fer, de cunn. d'argent et de cobalt, dont Fimportance est bien oonooe Les plus anciennes formations à débris organiques » trouvent, dana la Norwége septentrionale, adossées m formations plus anciennes^ Les grès rouges et les tmais hôuillers sont abondans vers le sud. Sur les bords da T^ tak, le sol est jonché de blocs de pierres de 3o à 40 ^ de hauteur, entraînés loin des inontagnes par nne de et éruptions d*eau douce qui caractérisent la dernière époqr diluvienne.

En entrant en Norwége par le sud-est , Id premier ville que nous apercevons au fond d'un petit golfe «^ Friderikshald. En mémoire d'un siège qu*^e sootst avec honneur contré les Suédois en i665, le roi de Die^ mark, Frédéric III, joignit son nom à celui de HaUr qu'elle portait précédemment. Son port, qui peut contes* des vaisseaux de haut bord, fait de grandes expéditioas c bois de construction. Au pied de sa forteresse, en veito^' pyramide élevée par les Suédois, en iBi4> sur le bc^ même où leur roi Charles XII expira frappé d*une balle le 1 1 décembre 1 7 1 8, an moment où il entreprenait Te* vasion de la Norwége.

A l'embouchure du Glommed , Friderikstad mérîtr par deux singularités, d'attirer notre attention. Seule, -i' toutes les villes de Norwége, elle est bâtie en {nerres; ' les deux forts qui défendent l'entrée de son port ont eoi'' eux une communication éouterraitie.

Au nord de cette dernière, au fond d*un golfe et sar! bord de TAggar, s'élève la capitale de la Norwége, Christs nia^ qui offre du côté du port un point de vue surpro)^ par le singulier mélange de ses édifices et de ses jar^^ plantés d'arbres verts. Fondée, au x« àècle, par Hir» aux Beaux Cheveux, elle porta d'abord le nom tOpA' que conserve encore un de ses faubourgs; mais dârc" par un incendie en i624> ^U^ ^^^ rebâtie par Christian I^ qui lai donna son nom et rembellit d*un grand noisl d'édifices. Dans le réfectoire du grand collège se licnnt

DB GiOOlUFHIE. 7^1

tous les ans les séances des Ëtats de Norwtfge. Le même

Christian lY de Danemark fonda, en 1641» sur la côte mé>

ridionale, la jolie ville maritime de Christiansanâ ^ que

ruinèrent les Anglais en 1 807 , mais dont le porta été rétabli»

Les côtes occidentales présentent à notre observation la

ville de Bergen^ qui fut, au moyen âge, un comptoir delà

ligue hanséatique pour le commerce des bois de construc^

tion » qui s'y continue encore aujourd'hui avec celui des

poissons secs et salés. Son vieux château, bâti au xi« siècle

par Olof-Kyrre, servit de résidence aux rois de Norwége

jusqu^à l'union de Calmar. Elle a donné naissance à Louis

Holbei^y historien et auteur comique , et à l'évdque Pon-

t^pidan.

Au fond d'an golfe profond est située Drontheim ou Trondhiem. C'est la seule ville de Norwége qui soit enr tourne de murailles ; mais ses fortifications tombent eu ruines. Elle a éprouvé le sort des cités construites en bois : de nombreux incendies en ont fait disparattre les habita*tions vieilles et irrégulières^ que. de belles maisons oot remplacées. Le même fléau lui a ravi, en 17 19» une cathédrale magnifique, que l'orgueil noi^wégieiwcomparait Il Saint-Pierie de Rome. Les rois de Suède f^nnent la couronne de Bforwége dans l'église plus simple qui remplace l'ancienne basilique. Le roi Olof Trygwason la fonda en 997, sur l'emplacement de Tantique cité Scandinave de Niederosj à une demi-lieue de Drontheim ; le même Olof remplaça par l'église de Hlade le temple de Thor et d'Odin.

Les côtes qui se rétrécissent à mesure que nous avau« çons vers les régions polaires, o& les lieux habités dimi« nuent d'importance, laissent voir les nombreuses Iles qui les bordent^ et que l'on peut désigner sous le nom ^Archipel norwégien, en les divisant en trois groupes : celui du sud, ou de Bergen, commençant au golfe de Bukke, • et dont la plus grande est Karmoe^ peuplée de 6,000 âmes* celui de Drontheim , où l'on remarque Hitteren , avec 4^000 habitans ; et les 'Fîgien^ d'où parti t^ pour la conquête

^ga TRAITÉ ÉLÉMEKTA1RE

de la Normandie, le Norwégiea Rolf, plus codou sons le nom de RoIIon ; celui de Loffoden, le plus septei^iioiial et le plus important des trois par son étendue de 60 lieoei^ ^t par la grandeur de quelques-unes de ses tles, telles que Tirrëgulière Hindôen, Moskôensoe, à rexlrémitë de laquelle se trouve le gouffre de Mid-Slrôm, si redouté des Davigateurs>05£-iPaage/i^ chaque annëe le rendes-Tons de .plus de ao^ooo pécheurs de harengs, et la froide Magerûe, o& se trouve le cap Nord , Tune des extrémités les plus septentrionales de TEurope.

Le versant oriental des monts Dofrines et de la chaîne du Seveberg, incliné vers la mer Baltique, forme le royaume de Suède. Leurs pentes étant de ce côté beaucoup moins rapides que vers Touest, fournit un plos grand nombre de plus grands cours d*eau, et des lacs d*ane étendue considérable, surtout dans la région méridionale; cependant aucun fleuve n*y rivalise avec le Glommeo. Uon des plus importans, le Torneo, qui forme une barrière naturelle entre la Suède et la Russie, occupe à peine 100 lieues avec ses sinuosités. Ces rivières et ces lacs ofiinent toutes les facilités pour canaliser le territoire suéd<MS : le canal d'Arboga conduit les eaux de cette rivière dn lac Hielmar à celui de Mœlar ; le canal de Sœdertlage réunit le Mœlar à la Baltique; celui de Wœddedhtéfji^ la navigation établie entre cette mer et le golfe de Bothnie, en évitant le dangereux passage situé entre la Suède et les Ues d'Aland; celui d^AlmareStœk établit unecommunicatiao facile entre Upsal et Stockolm.

Nous ne pouvons exposer les faits qui rendent les terrains de la Suède si intéressans pour le géologue; ooos diroos seulement que les granités et les gneiss y alternent comme en Norwége, et que ces roches passent insensiblement de Tune à Tautre comme si elles avaient été formées en même temps. Cependant, la première occupe une plus grande étendue que la seconde, et se montre principale» jnent sur les bords du Muonio , affluent du Torneo, sur les cotes de la Balticpie et dans les anciennes provinces de

DE GÉOGRAPHIE. 7g 3

VUplandj de la Westmannîe, de VOstro-Gothie, et de la JVestro^GoAie. En Suède comme en Norwége, c*est dans le goeiss que le plomb argentifère , le cuivre et le fer ont leurs principaux gisemens. Ce dernier métal est exploité à ciel ouvert comme nos carrières de pierres, et ne paratt pas devoir être épuisé d'ici à quinze mille ans. La Dcàécar^ lie^ la Jemtie, la Néricie et VOstro-GoAie, sont couvertes d'anciens dépôts à débris organiques , tels que le schiste argileux et le calcaire compacte ; la Scanie est formée de roches moins anciennes, appartenant à la formation houillère on calcaire qui lui est superposé, et à la craie. Quelques autres roches portent les caractères d'une origine ignée. Enfin, depuis les lacs Mœlar et Yener jusqu'aux bords de la Baltique , le sol est couvert d'immenses dépôts de transports, monument de la dernière époque géologique de trouble et d'inondations.

Agitée durant des siècles par des guerres civiles et des guerres étrangères, plusieurs fois toute puissante dans le nord de l'Europe^ plusieurs fois perdant son ascendant victorieux, soit à la suite de dissensions intestines, soit par la chute soudaine et prématurée de Gustave-Adolphe, son plus grand homme de guerre , ou de l'aventureux Charles XII, la Suède jouit enfin d'un calme qui a tléjà porté d'heureux firuits. La Norvrége, dont la possession tant de fois disputée au Danemark, a fait de part et d'autre couler des flots de sang, a été, par lé traité de i8i4 9 définitivement annexée à la couronne suédoise, moyennant l'échange des possessions de la Suède en AUemagne.

A l'ancienne division par provinces ^ on a récemment substitué le classement territorial par départemens, dont la r^ularité facilite l'administration. Les impôts inctirects y sont inconnus; la contribution directe, qui pèse égaler xnent sur tous, ne s'élève pas à cinq pour cent du revenu: JL«a justice est ^ussi peu compliquée dans ses moyens de ré-* pression, que l'administration dans le détail de ses rouages : la peine de mort ne peut être* infligée que lorsque

ng4 TRAITÉ ÉLÉMERTAnUB

raccusé a f^it Favea de âon crime> et cependant les troublent rarement la société ^ mais aussi rimtraclîon at répandue jusque dans les dernières classes.

Le pouvoir monarchique est héréditaire , à Teidasioa des femmes, et la majorité des rois fixée k %i ans. Im États se ûomposent de quatre ordres : la noblesse, ledo^ la bourgeoisie et les paysans. Ces derniers ont, de \aà temps y formé un ordre important et joué un rAle dam Ja affaires publiques. La Norwége a ses Etats à part, qvi portent le nom de storUng. '

L*aisance , assez universelle chez les SuédoiBy paraît tpnir à Tusage dans lequel sont les nobles et les grands propriétaires de vivre dans leurs terres et de consommer leon revenus sur le sol même qui les a produits. Par la méat cause y les villes sont moins peuplées; dks ne comptai guère parmi leurs habitans les plus riches que des mmchands et de& fabricans. Les classes indigentes, qui formai dans les nôtres la race nombreuse des prolétaires , ne mt pas attirées dans les cités suédoises par les aumônes da riche y qui les y feraient subsister dans Voisiveté; maiscoetraints de refluer dans les campagnes i ces mêmes homoM» y trouvent à employer leurs bras , et redeviennent ào membres utiles pour la société.

La Suède septentrionale ^ par laquelle noue commence ron^ noire description en quittant Textrémité de la Ncr wége ou la Laponie norwégienne , nous offrira dans b ^Bothnie septentrionale, Lulea^ Tentrepôt du commerce <k la Laponie suédoise. Cette ville était jadis plus au non!; mais les alluvions du fleuve du même nom, à Tembondiaxt duquel elle est située, ont forcé les habitans à quitter leois anciennes demeures pour se rapprocher de la mer. Disâ la Westro-Botlmie ou Bothnie occidentale, Umea, qai se compte que i loo habitans , a une sociélé d*agricultnre é une école. Ces denx provinces sont habitées par des Soéto et des Lapons; ceux-ci sont, en général^ dans mi état duK fériorité et même de dépendance. Ils vivent de leors txwr peaux, de la chasse ou de la pédie. Quelquefois ils sot*

DE GiOGRAPHIE. 79$

rédaits à une misère absolue par une bourrasqte qui brise leur6 fiagiles embarcations, ou par rîncursion cTune troupe de loups qui dévorent leurs rennes.

Dans File d*Hernœn, à l'entrée d'un golfe^est située JTenœsand, ville industrielle et commerçante^ possédant un ëvêcbé| un jardin botanique et une imprimerie qui publie des livresen langue lapone. Le voisinage des mines de cuivre les plus considérables du royaume, donne de Timportance à la ville de Falun, située à la jonction de deux lacs. La Dalécarlie, deux fois le berceau de l'indépendance suédoise^ possède encore , comme au temps du sage Engelbrecht et de Gustave Wasa, une population de montagnards fiers et laborieux. Ils tirent de leurs mines le meilleur fer de TEurope , et le vendent en Norwége dans la ville de Dron^ theim. L'hiver leur facilite le passage des Dofrines , qu'ils traversent par caravanes de plusieurs centaines d'hommes, guidant sur les neiges ou sur la surface glacée des lacs uû nombre infini de traîneaux chargés du produit de leurs mines. Ce voyage est pour les Dalécarliens une marche joyeuse comme le retour des vendanges dans nos contrées méridionales*

Au sud du pays que nous venons dé traverser, est située, sur la petite rivière de laFyris, Upsah que domine un château bâti par Gustave Wasa. Son université réunit 800 élè^ ves, que de riches collections et l'heureuse position de cette ^ille , à 1 5 lieues de Stockholm , soustrait aux séductions d'une Capitale. Linné y occupa une chaire* Elle possède une bibliothèque de 80,000 volumes et de beaux manuscrits. De nombreux établissemens d*utilité publique honorent encore la sage philanthropie des habitans d'Up* sal , ou celle des souverains de la Suède. Ceux-ci venaient jadis dans sa magnifique cathédrale recevoir le titre de roi d'UpsaL Dans le trésor de cette église se trouve la pierre à repasser, longue de trois pieds , que le roi dé Suède , Albert de Mecklenbourg, envoya par dérision à là reine Marguerite de Waldemar, en l'engageant à s'en servir pour aiguiser ses aiguilles, plutôt que de se préparer

7^6 TllÀITÉ ÉtéMLNTAIRÊ

à lui faire la guerre, a^nsi que le drapeau que ceuc;^' fit faire avec ses chemises, et qu'elle lui adressa . n âgne du mépris qu'elle avait pour ce prince, qu'elle va* q 'ît et détrôna. On y conserve aussi une vieille idole en uc s représentant le dieu Thor. Cette cité peu populeuse, t'i ^tiennent en hiver plusieui^ foires sur la glace, est généralement mal bâtie; ses maisons sont construites les une en pierre et les autres en bois; plusieurs ont des jardins et jouissent d'une belle vue sur les campagnes enviroDosintes. Stockholm, entourée de sites enchanteurs, senaUe sVlever au milieu d'un magnifique jardin planté de pin^o nord , d'ormes et de chênes dont le mélange annonce \t voisinage de nos régions plus tempérées. Plusieurs bras du . lac Modar partagent les quartiers de cette capitale ea j facilitant les transports; deux faubourgs sont bâtis sur pt* lotis dans des îles. Les eaux du port sont si profondes, que les plus grands navires peuvent s'amarrer au quai, et se décharger au centre de la ville même. Le palais, andame forteresse, a été reconstruit en 17 53; on célèbre dans sa chapelle, le ao décembre de chaque année , une fSie solennelle à la mémoire de Gustave Adolphe, défenseur des libertés de la communion protestante. lia bibliothèque du roi, fort riche en manuscrits, possède le livre d'heures de l'empereur Ferdinand II , l'un des trophées de Gustave , et une Bible chargée de notes de la main de Luther. Enfin, la ville est décorée de plusieurs statues érigées ani plus grands rois dont s'honore la Suède. Dans ses environs s'élèvent plusieurs maisons de plaisance royales ; la pln$ » belle, celle de Drotiningholm, ofi*re quelque ressemblaocf avec le palais de Versailles; Haga, petit pavillon entoore de sites enchanteurs , est , pendant l'été , le séjour ordî* naire du roi ; c'est à la VUla^Botafdque qu'il invite les personnes qui lui sont présentées; à Carlsberg, autre résidence de la. cour, il a établi une école militaire.

Le midi de la Suède renferme quelques villes que noui ne devons point passer sous silence : Njkœping^ sur la Baltique , exporte des canons et des boulets; Linkœping, ^^

sud-oi /'St de la précédente, possède une belle cathédrale et* tient plusieurs foires très-frequentées; Fcnersborg, à rextrérinté du lac Yener, est Fun des plus importans enlre('*U"f*i fer ; Gœteborg, ville maritime bâtie sur le bord du Gaitegat, est, après Stockholm, la place la plus commerçante du royaume^ Malmœ^ vers Textrémité méridionale delà Scanie, est la plus peuplée et k plus industrieuse dé citte province ; Christianstad, au bord d'un golfe de la Baltique, n'est importante que par ses fortifications; Caris-crona Test par son port militaire, ses arsenaux, sesi chantiers, ses bassins et le nombre de ses habitans, qui la place ati troisième rang dans le royaume \ enfin, Calmar^ au bord du détroit formé par File d'OEland , est célèbre dans l'histoire de Suède par l'acte d'union qui réunit ce pays à la Norwége en x 897, sous la souveraineté du Danemark. $a cathédrale est remarquable.par la hardiesse de sa voûte sans piliers.

Nous terminerons notre course par les deux plus im- >ortantes îles de la Suède ; dans celle d'Œland , agréable ît fertile, longue de 3o lieues et large de 3 à 5, Bor^olm^ e chef -lieu, n'a le rang de ville que depuis 1816. Celle le Gottland, beaucoup plus considérable, a pour capitale Visby, dont toute la marine marchande se compose de quelques navires : elle fait le commerce d'un grand nombre Tobjets fabriqua en marbres tirés des montagnes de cette le.

TaAlTé ÉLÉIOBlITAIllE

TABLE-^tJ^ dmsiûns géogrofMquts et admùUsIraiwcs andooe

éi moderws de la monardûe suéiwe,

AOTAUME D£ SUEDE.

Sapcrfld* co H«iMf>

jl, itÉGION MÉRIDIONAtE : GoETHL^D cm OocAee (i).

AnrienoM prorÎDi

P/éteetvret.

iEsur -Gœihland oa

Ostrogothie .... Xmkœpmg.

i Calmar. . .

Jœnkœpiog. .

Kronoberg. .

• BlekÎDg . •

Smoslanâ.

Oteking.

Dat^laad ei W«atergothland.

Elfsborg. .

tnf^ffShiû • • • . A^ ^

JQceteborg et

Halland Halmtud. .

Liif&oBPivo -)-.

Norrtjppiag. .

Wadaie^. . .

SoadeilLGBfiiiig.

GAt«ua-|-. .

Wetterwick. .

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I Ekesjo. . • . Vexio.

I Ca>K8U»OVA.

. < Ronneby. fCarUhanm. •

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GolUand (Ue de) . . . Goitland, .

Marsiraad. - • ItJdderaita. .

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(i) IL Hi^lMan, g««grarJi* Médikis, partes* le rojMB* «a lr«ia Vmnî en b4 /««m oa préfeotani. qui ont remplacé rweieone ditiaioii par pa« (s) La* éf Cdiéa et arcbevtebéi mit indiipiéi par laf ri|mi f et ff* (9; DwtlIled'OBlapa.

uanie Veflleras

DB GéOGHAPHlE. ^ ^ 799 B. RÉGION CErrrRALE : Stealavd oa Suède.

ûeanei provioMi. Prébclurei. Tilles. PopaUiion.

iUpSALAf^. . . . 4,50O

Lœfsu lySoo

Elfkarleby. . • . 600?

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Dannemora. . . . 4^0 ! Stockholm. • . . 79,000

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