Les baies de Baffins et d'Hudson, ou mers des -Bsquimaux
Océan Éthiopien^ entre le Brésil , l'Afrique^ jusqu'à l'alignement du cap Hom et du cap de Bonne-£s* pérance.
En saivant sur le globe cette division , nous nous aper* cevrons de plusieurs résultats généraux, faits pour commander notre attention.
D'abord n'est-il pas remarquable qu'une moitié du globe soit couverte d'eau, tandis que l'autre contient moins d'eau que de terre? Il faut, pour saisir l'ensemble de l'hémisphère aquatique, tourner le globe, de sorte que la Nouvelle-Zélande en soit le point le plus élevé, ou jeter l'œil sur une mappemonde projetée sur un horizon peu éloigné de celui de Paris; l'hémisphère circonscrit par rhorizon de nos antipodes ne présente que quelques îles , quelques promontoires et lisières de côtes au milieu d'une mer immense, tandis que l'hémisphère borné par nbtre horizon réunit la presque totalité des terres. Si les glaces polaires du sud n'enferment point quelques îles considé* râbles, on peut, en suivant le méridien du cap de Bonne- Espérance par le pôle, jusqu'aux environs du détroit de
Behring y tracer une ligne de 200 degrés (ancienne mesure), ou de 49O00 lieues marines, ligne égale à la moitié de la circonférence du globe, plus 4^0 lieues, et qui passe sur une surface entièrement aquatique. Sotis ^équ^ teur, une ligne tirée de TAfrique par Sumatra et Bornéo jusqu'en Amérique, présente, quoique avec deux ou troi5
interruptions, un développement aquatiquede 4^200 lieues. Enfin, le quarantième parallèle de latitude australe offr une zone aquatique interrompue seulement pendant i^ degrés, et par conséquent formant une circonférence lie près de 5,3oo lieues marines, un peu moins des deux tier^ de la périphérie du globe. Telle est la vaste étendue Ji Bassin Austro-Oriental de l'Océan du globe terrestre.
L9 forme du Bassin Occidental n*est pas moins frappanCe Elle ressemble à une manche qui se rétrécit vers le pôle. en communiquant avec le grand bassin, d*un côté parle détroit de Behring, et de l'autre côté par la large ouvejiure de FOcéan Éthiopien. La mer Méditerranée correspond au golfe de Mexique ; la mer Baltique avec celle do Nord est opposée aux baies de Baffin et dlludson.
La distribution des mers et des terres est encore trèsinégale, si, en faisant abstraction de la forme des bassb^ de l'Océan , on compare les hémisphères séparés par féqnateur, ou la moitié boréale et australe du globe. Hous avons trouvé , par une estimation aussi exacte que possiUe. que les terres étaient aux hémisphères et aux zones qui l^ renferment, dans les proportions suivantes :
Dans la tone glaciale du nord o,4oo
Dans la sone tempérée du nord 0^59
Dans la zone torride, partie du nord. . . 0,397
Dans rhémisphère boréal 0^4 '9
Dans la aone glaciale du sud 0,000
Dans la zone tempérée du sud 0,075
Dans la zone torride, partie snd o,3ia
Dans l'hémisphère austral 0,1 39
Les montagnes sont les éminences les plus considérables de la terre, et qui en même temps ont une pente rapide, on du moins sensible. Il faut les distinguer des plateaux^ (]ui sont de grandes masses de terres élevées , formant ordinairement le noyau des continens ou des tles, mais qui ont des pentes longues et étendues; Un plateau peut renfcnner des montagnes, des plaines et des vallées ; il y en a ({oi sont assez inclinés pour laisser écouler les eaux qui se rassemblent à leur surface : il y en a d^autres qui conservent pendant un long espace le même niveau , et oii les rivières ne trouvent point de débouché. On trouve des plateaux de cette dernière espèce en Europe, principalement en Croatie et en Camiole, mais ils ont de petites dimenâons; pour les voir en grand, il faut visiter la Tartarie, la Perse et le centre de l'Afrique. Ces plateaux ont un nif eau général plus élevé que le reste des continens ; ils semblent être les plus anciens massifi de la terre, et comme les noyaux autour desquels les terrains nouveaux se sont accumulés.
Les montagnes ofirent, dans leurs formes extérieures , des variétés qui frappent l'œil le moins attentif, et qui doi- Tenty à la première vue, faire présumer des différences ians la composition intérieure de ces massifs. Les plus sautes montagnes prâentent le plus souvent le roc dans *)ate son affreuse nudité ; mais la nature même des rochers Il fait varier la coupe : là; ils s'élancent sous la forme de ràtaax énormes, taiUés par angles aigus, amoncelés et «ppujés Tan contre l'antre ; plus loin , des sommets arrondi coortmiient des masses vastes et élevées, mais qui s'é* lèvent dans les airs avec moins de hardiesse. D'autres fois c'est un énorme escarpement qui découvre à l'œil eflSrayé ^.«tes les entrailles de la montagne. L'imagination frappée Asûgneces aspects sous les noms d^ aiguilles, depics oxxpujs, k dents, de cornes, de dômes, de ballons et de Broches. lares ces sommets arides, escarpés et déchirés, on voit Mtendre dei montagnes dont la forme porte un caractère m tranquillité, incKce de leur formation lente et succès-
,gy TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE
sive- ces montagnes, encore considérables, formées par
des couches diversement incUnées, offrent généralemenl
des formes variëcs à Tinfini, à cause des affaissemens et
des renversemens qui ont remué et tourmenté ces terrains.
Ici c'est un amphithéâtre qui s'élève par gradins réçaixen,
comme le KinnehdU en Westrogothie ; là, c'est une maae
coupée à pic, et présentant la figure d'un autel, comme
la montagne de la Table, près le cap de Bonne-fepé-
rance- il y en a dans la Chine qui offrent 1 image duw
tête de dragon, de tigre ou d'ours-, d'autres fois, c;est an
labyrinthe de rochere élevés comme des piliers, ainsi qu on
voit h Adersbach en Bohème, ou même une seule mas*
élevée en forme de quiUe, comme le mont jiiguiUe dan^
le ci-devant Dauphiné; on en voit, auprès d'Envionot
dans le Valais, qui rappellent l'image des anciennes p«
niques moutonnées-, mais la forme la plus commune ea
celle d'une suite d'assises ondulées ou sUlonnées. Après ce
montagnes du deuxième rang, on trouve des collines plu
ou moins hautes, qui de tous côtés n'offrent que peu £&-
vation et des pentes peu rapides-, eUes sont sillonnées p»
les eaux courantes ; ces collines descendent souvent p»:
gradins, et se perdent à la fin dans les plaines. Quelqu^
fois Uursfalaùes ou escarpemens subite imitent les a^
pittoresques des hautes montagnes.
Les pics volcaniques s'éloignent de toutœ ces forint communes-, leurs masses coniques ou pyramidales se àr tingnent par leur régularité , même lorsqu'elles ont rtronquées par quelque accident. Leur fi-ont menaçant ^imine au loin les contrées voisines. Une apparence oi» moins particulière fait remarquer les montagnes basaitques, lorsqu'elles ne sont point recouvertes par d'aotr* terrains; leurs escarpemens présentent des rai^ send'immenses piliers, ou des diaussées qui semblent A: l'ouvrage des géans.
Mais un autre point de vue général sous lequd peut considérer les montagnes, et qui est de la plus hac importance pour le géographe, c'est leur rapport de \^
DE GEOGRAPHIE. l8l
sitîon entre elles. Il y eo a qui se trouvent isolées ; c*est souvent le cas des pics volcaniques; c*est encore celui de plusieurs montagnes calcaires et autres. Le plus souvent les montagnes sont gronpées : tantôt les chaînes partent d'un noyau commua en directions angulaires^ tantôt )e noyau est lui-même une baute cbatne courbée ou droite^ d'où sortent de temps en temps des branches secondaires. On peut mettre les Alpes d^ns cette classe. Quelquefois on* voit des groupes irréguliers de plusieui-s chaînes, parmi lesquelles aucune ne peut être regardée comme la principale. Tel est l'ensemble des montagnes de l'Asie-Mineure et de la Per^. Mais le genre le plus remarquable, c'est celui des longues chaînes qui , à l'instar des Cordillières des Andes dans l'Amérique méridionale, se continuent pendant un espace de centaines ou de milliers de lieues, dans une direction presque constante, ayant décote et d'autre des assises régulières de montagnes inférieures, mds ne. détachant que peu de chaînes secondaii*es.
En général, toutes les chaînes de montagnes d'un même continent sembleraient avoir entre elles une connexion plus ou moins sensible; elles en forment comme la charpente, et semblent, dans l'origine des choses, avoir déterminé la figure qu'ont prise les terres; mais cette analogie, en la généralisant trop, nous induirait en erreur; on connaît plusieurs chaînes qui n'ont point, ou qui n'ont du moins que très-peu de liaison avec d'autres. Telles sont les montagnes de la Scandinavie et de l'Ecosse , montagnes indépendantes comme le génie des nations qui les habitent.
L'emploi même, du terme chaînes exige beaucoup de précautions. Une chaîne peut être définie par une suite de montagnes dont la base se touche. Mais il ne faut pas pousser trop loin le sens du mot base; peut-être conviendrait-il à de sages observateurs de n'entendre par là que le pied visible de la montagne, ou tout au plus les couches souterraines qu'on peut suivre par des fouilles. Du moins, il faut se garder de considérer des traînées de col-
l8^ TRAITÉ ÉtiMBNTAïaE
lines oa de bancs de sable comme des cootinualioiis de chaînes.
Il est encore vrai de dire que le nom de Aatnes wkcA pas asses général, et qu'il serait mieux , en réservant ce terme pour les subdivisions, de se servir de celui de système de montagnes ou massif, pour Fensemble de plusieurs chaînes. Quelques géologues et quelques géographes Font déjà adopté dans leurs ouvrages , entre autres MM. Daubuisson, Férusiac, Denaix, Bory de Saint- Vincent, Balbi, etc. Le point oii des chaînes de montagnes se réunissent s'appelle nœud.
Le nom commun de montagne (i) s'applique plus ordinairement aux élévations ou à un enchaînement de sommitel, dont la dénomination est du genre féminin ; on dit les montagnes des Gordillières ou des Andes, de la Lune , des Pyrénées, des Alpes, etc. En général, le mot moii< désigne le point culminant d'une chaîne, le noyau pyramidal d'an système de montagnes, ou un relèvement considérable <t isolé de la chaîne : tek sont le mont Blanc , le mont Iseran, le Saint -Bernard, le Saint- Gothard, le Brenner, dans les chaînes principales; le Vésuve, le Feldberg, etc., dans les chaînes secondaires; l'Etna, le mont Ida, dans les lies. On nomme volcan toute montagne qui vomit da flammes, des laves, etc., quelles que soient son élévatioo et sa position.
On appelle pic une montagne de forme conique, trèsélevée, et qui domine d'une manière très-saillante , soit la plaine qui lui sert de base, soit un système d'autres montagnes qui lui servent de gradins. Quelquefois, quand le pic est très-alongé et qu'il prend la foigme prismatique légèrement conoïde, on lui donne le nom daiguiUe, et dans quelques localités celui de dmi. Telles sont, dans les Pyrénées, les aiguilles de Troumouse; et dans les Alpes, la dent de Jamant.
(i) Cette défiaition ei le* nmotet ont M proposées <Uc Fmaét tSoS par IL le colonel Moriel , dans le MémorUl iop€^frmphi^tt§.
DE GÉOGRAPHIE. l83
Mais plus ordioairemetit on daigne , par le nom d aigMiilte et même â aiguillon, ces découpures aiguës de rochei^ qui terminent une sommité , ou qui couronnent l'a* réte d'une chaîne âpre et rayinée.
Plateau est, en petite un mont ou un pic tronqué; c'est en grand, comme nous l'avons déjà dit, uAe plaine élevée^ au centre des monts qui lui servent de base, et du périmètre de laquelle s'échappent, dans tous les sens, des cours d'eau et des chaînes de montagnes.
On regarde comme chaîne principale d'un système de montagnes, celle des revers on des points culminans, de laquelle dérivent les grands cours d'eau , considérés relativement k un grand réservoir, tel que l'Océan et les méditerranées. Les deux grandes facesd'uneehatne principale, d'un chatnon, d'un contre-fort, etc., sont appelées 7>erscais, flancs ou ressers.
Un chaÉMm, embranchement ou chaine secondaire, est une série irrégulière, mais assez suivie, de hauteurs, qui, se détachant de la chaîne principale, prend, à plus ou moins de distance de son point de départ, une direction qui tend au parallélisme, et forme les grandes vallées longitudinales ou légèrement inclinées sur l'axe de la chaîne : c'est ainsi qu'on peut considérer les Apennins.
Le contre-'/ort ne diflere du chaînon qu'en ce qu'il a moins d'étendue; que sa direction, par rapport à l'axe de la chaîne, s'approche plus de la perpendiculaire; qu'il n'accompagne et n'alimente pas toujours un grand cours d'eau , et qu'il se termine ordinairement, soit en s'abaissant dans une vallée longitudinale, ou d'une manière abrupte sur la côte.
Les subdivisions latérales ou terminales des chaînons el des contre-forts qui ont quelque étendue, et qui forment les vallons ou affluons delà vallée principale, se nomment rameaux.
Les rameaux se subdivisent en collines, entre lesquelles se trouvent les berceaux des ruisseaux.
Le nom d'arête est appliqué à l'intersection obtuse ou
l84 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE
aiguë des plans que forment les deux venans d'une cbatne, ligne qui détermine le partage des eaux des deux revers opposés : c'est le faite de la montagne.
Le mot de crête est employé pour désigner Taréte on le faite du contre-fort.
Col est ordinairement le point où Taréte parait faire une inflexion, et qui offre un passade d'un versant à l'autre, d'une tête de vallée à celle de la vallée opposée; c'est le point de partage des eaux. Il n'est pas rare d'y trouver un réservoir commun, comme source ou lac ; c'est ce qn'oD voit sur le mont Cénis, au mont Genèvre. Ce n&éme passage est appelé port dans les Pyrénées, et periuis dans U Jura. La double rencontre des rameaux sur les chaînons et contre-forts produit aussi des cols sur leur crête, aux tètes des vallons ; mais ce nom appartient plus particulièrement aux passages de la chatne.
Le défilé diffère du col, en ce qu'il peut se trouver aa pied des hauteurs, et que c'est un passage toujours resserré entre deux escarpemens, par lequel il est encaissé ousop* porté.
Plusieurs cols et défilés sont câèbres, dans la géognh pbie ancienne, sous le nom de Portes des Nations, faisant allusion au rôle qu'ils jouaient relativement à la vallée qui renfermait la petite nation indépendante qui y demeurait Telles étaient les portes du Caucase, les portes Caspienoes, celles de Suse ou de la Perside, les Thermopyles ,les Fourches Caudines, etc.
On donne le nom de gorge à une partie de vallée tiè^ étroite; c'est l'intervalle resserré entre deux contre-forts, qui se trouve plus ordinairement voisin de leur point d*attache à la chaîne, et qui y sert de couloir plus ou moins fortement accidenté à un torrent*
Quand la gorge a une certaine étendue , ^ans prendre ti*op d'évasement , quoique sa pente diminue, die prend le nom de val.
Quand le val se prolonge et s'élargit, il donne naissance à la vallée, qui prend quelquefois son nom même
D£ GEOGRAPHIE* l85
à son origine , lorsqu'elle y est large et à berges adon» cies. On distingue par la dénomination de n>allée principale^ celle qui sert de berceau à un grand cours d'eau ^ qui , partant de la chaîne et suivant entre deux contre-forts le plan de pente générale^ à moins qu'il ne soit détourné par une contre-pente, comme le Rhône l'est par le chaînon de l'Ardèche, se rend au récipient principal , vers lequel verse ce plan de pente. La dallée est dite ^econdairOj quand elle prend son origine sur les flancs d'un chaînon ou d'un contre-fort , et qu'elle est berceau d'un cours d'eau qui est affluent de celui d'une vallée principale. La 'vallée est longitudinale^ lorsqu'elle a pour l'une de ses berges les flancs mêmes de la chaîne ou du chaînon d'où elle descend, ou qu'elle en reçoit les affluens ; telle est la vallée du Rhône jusqu'au lac Léman. Elle est transitersale, lorsque sa direction approche de la perpendiculaire à l'axe de la chaîne ou du chaînon ; qu'elle a pour berges les flancs correspoodans de leurs contre-forts ou rameaux^ ou que ses affluens en descendent.
Après ce que nous vencfns de dire en parlant des plateaux et des vallées, nous définirons l^plcdnes ea disant que l'on appelle ainsi les différentes parties des contînens ou des îles dont la surface est horizontale, unie, ou simplen^ent sillonnée de légères ondulations peu profondes , larges, étendues et bien distinctes des vallons ou des vallées. Elles sont rarement d'une horizontalité parfaite; la rondeur de la terre rend cela impossible à l'égai^d de toute plaine d'une étendue considérable; presque toujours elles sont inclinées vers quelques points de l'horizon. Les plaines se rencontrent dans les différentes sortes de terrains, à toutes les hauteurs au-dessus du niveau de la mer, sous tous les climats, et présentent tous les degrés de fertilité, depuis l'inépuisable fécondité du Delta égyptien, jusqu'à la stérilité indestructible du sable du désert.
Il faut aussi observer que les montagnes et les plateaux offrent souvent des fentes et des cavités plus ou moins considérables, que l'on nomme cavernes ou grottes. Il y
l86 TRAITÉ ÉLÉMBliTAiRE
en a de très-remarquables, soit par leur immetise ëteu* due, comme celle d'AdeIsberg en Carniole; soit par leur grande profondeur, qu'on n*a pas encore pu mesurer, telles que la cayeme d'Eldon dans le comte de Derby en Angleterre; soit par diverses curiosités naturelles qu*elles offrent. Parmi ces dernières, on doit citer, entre autres, la grotte de Notre-Dame de Balme , près de Grenoble , dont les parois , au mois d'août , se tapissent de glaces qui fondent au mois de décembre; la grotte d*Antiparos, dans rArchipel, célèbre par la beauté de ses stalactites ; celle de Baumann, en Saxe, renommée parmi les naturalistes par l'immense quantité d'ossemens fossiles qu'elle renferme; ei celle de Fingal, en Ecosse, à laquelle de superbes colonnes basaltiques n'ont pas donné moins de célébrité.
De même que les extrémités des mers bornées par les terres se nomment mages, les extrémités des terres ou des continens et des iles que baignent les eaux de FOcéan et de ses subdivisions se nomment côtes. On nomme acotes les côtes qui s'enfoncent rapidement sous l'eau ; basses, celles qui s'abaissent par des pentes insensibles ( saines, lorsqu'elles ne sont point hérissées d'écueils ; escarpées, lorsqu'un sol de roche s'étend à découvert, ou sous Feau jusqu'au rivage; enfin dentelées, quand elles sont ceintes de rochers, qui quelquefois forment un labyrinthe dilots» comme le Jardin du Roi , près de Ftle de Cuba. Souvent les c6tes sont bordées par des/alaises, c'est-à-dire par des rochers coupés à pic, ou par de petites collines calcaires j par des dunes ou monticules sablonneux ; par des grwfs ou plaines sablonneuses, presque de niveau avec la sar> face des eaux. D'autres fois elles sont bordées de récifs . lorsque les écueils, qui souvent sont Fouvrage des madrépores on des zoophytes, les entourent à une certaine distance et en interdisent ou rendent Fapprodie plus oa moins difficile aux vaisseaux. L'Océanie offre un grand nombre d'exemple de ces dernières. On peut dire que les deux grands continens ont en général leurs côtes escarpées du côté de Fou est , et h pente douce du côté de Fo*
I>£ GÉOGaàPHIE. 187
rieDt. Le Nouveau-Monde nous offre , depuis le cap Hom. jusqu'au détroit de Behring, la plus longue fiaiaise qu'il y ait sur le globe.
Les iles d'une étendue considérable offrent en petit les mêmes circonstances que les continens en grand; mais les petites iles méritent un coup d'œil à part. On peut les classer de diverses manières ; elles sont isolées ou rassemblées en groupes^ ou rangées par chaînes. Parmi les îles, plates^ il y en a qui ne sont que des bancs de sable , ^é-^ levant à peine au-* dessus des eaux ; d'autres fois ce sont des amas de coquilles ou de pétrifications , comme les tles de Lachof au nord de la Sibérie, qui ne sont qu'un amas de glaces, de sable et d'os de mammouth ; la plupart des tles de la mer du Sud, créées, ou du moins agrandies par les polypes, ne consistent qu'en coraux ou madtépoi^es. Pai^mi les tles élevées, on en trouve un très*grand nombre qui doivent leur origine, du moins en partie, à l'action des volcans qui ont percé l'ancien sommet de l'tle ; et, en rejetant toujours des laves par leur cratère, ont foriné, par une accumulation lente, ces énormes pics qui servent au loin^de guide aux navigateurs. Lorsqu'on voit des îles en groupes très-rapprochés, il est permis de soupçonner que ce ne sont que les sommets d'un plateau sous-marin. De même, lorsqu'elles se suivent de très-près dans une direction constante , elles sont les éminences ou le dos d'une chaîne de montagnes sous-marines. Une telle diaine, placée devant un promontoire d'un continent ou sur la même ligne que les montagnes de cette terre, semble ne faire qu'un ensemble avec celle-ci. Ainsi, il est évident que les îles Kuriles lient ITesso au Kamtchatka, de même que la chaîne des grsmdes et petites Antilles rattadie les deux A^mériques. Mais il faut que les intervalles qui séparent les tles aient assez peu de largeur ou soient assez remplis d'écueils et de bas-fonds poar ne point admettre une solution de continuité entre les bases de ces montagnes maritimes. Aussi la connexion supposée entre les Açores, tes Canaries et le mont Atlas en Afrique , quoique possi-.
ble^ a besoin d'être prouvée par des 'sondes multipliëet Les montagnes n'ont en général aucune direction exactement régulière ; les chaînes serpentent toujours^ et se perdent souvent dans des plateaux.
Il n'est donc plus permis^ en s'abandonnant à une vive imagination, de nous tracer des chaînes terrestres et ioaumarines^ et une charpente du globe qui n'a point d'existence dans la nature. Il ne suffit pas de voir sur une carti qu'il y a dans tel endroit un partage des eaux; il y a beaucoup de partages d'eaux dans le monde qui n'offrent aucune trace de montagnes., mais seulement de longs plateaux qui s'élèvent en pente douce de côté et d'autre, souvent pendant l'espace d'une centaine de lieues. U n*r 4 que des eoUines au centre de la Russie d'Europe , quoiqu'on y trouve le partage d'eau entre quelquies-^uns de plus grands fleuves de l'Europe. Que dis-je? il y a mèose dans la Pologne russe, entre le Niémen et le Dana d*ao côté, et le Dnieper avec le Dniester de l'autre, un poini de partage qui n'offre aucune élévation sensible, et oà, 4 la place des montagnes figurées par Bnache, les voyageun ne trouvent qu'une plaine marécageuse ; mais, vers le mh lieu du cours du Dnieper, on voit s'élever un terrain mootueux et rocailleux , que ce fleuve traverse en suivant ace fente profonde dans laquelle il coule. Le Niémen , de soa côté, fait le tour des collines de la Prusse orientale, bien plus âevées que le partage des eaux entre la mer Baltique et la mer Noire.
Le système de Buache nous a procuré ces (haines sommarines^ qui n'existent point en grande partie, maisqt:' cependant ne cessent pas de figurer dans quelques iLéories de la terre. Une île isolée, un banc de sable, un knsant ou rodier à fleur d'eau; voilà tout ce qu'il a fallu « Buathe pour supposer une chaîne sous-marine entre de» parties du monde très-éloignées l'une de l'autre. Qod* quefois il ne daigne pas même donner un prétexte à se suppositions; par exemple , il veut que llslande, les îIa Féroër et celles de Shetland, forment une montagne sour
marine entre le Groenland et la Norwége. Cependant il y 21 une mer assez pi'ofonde entre la Norwége et le Shetland ^ la direction des montagnes est parallèle, et opn pas con^ vergente : ses cbatnes paraissent ne devoir jamais coïncider. Encore y la nature basaltique du sol de l'Ecosse, de rirlande ^ de Féroër et de l'Islande, semblerait indiquer une liaison ancienne des îles Britanniques avec le Groën* land plutôt qu'avec la Norwége. De même, les chaînes sous-marines de la mer du^ud ont en général ime direction tout-à-fait différente de celle que Buadie leur avait donnée d'après les découveites incomplètes de son temps. Elles n'ont pas la moindre liaison, ni avec le Mexique, ni avec l'Amérique Méridionale, pas plus qu'avec la Terre Australe imaginaire. Plusieurs de ces cbatnes d'îles , et principalement celles qui sont les plus isolées, ont une direction très - remarquable , mais entièrement opposée au système de Buache; elles s^étendent du nord*ouest au sud-est , dans la direction de l'axe magnétique du globe. Mais si le système de Buache a contribué à répandre beaucoup d'en*eurs, et à faire admettre dans nos cartes tant de chaînes imaginaires qu'on s'obstine encore à conserver en partie, il est juste aussi de dire que ce géographe célèbre a le ujiérite d'avoir fait naître plusieurs savans ouvrages qui ont beaucoup facilité l'étude de la science, et qui promettent d'autres résultats plus importans. Nous citerons parmi ces derniers Y Introduction à la Géographie mathématique et physique de Lacroix , dans laquelle ce grand géomètre a tracé le cadre d'une division de la terre par bassins; et les travaux des Desmaret^ des Zeune, des MiiUer, des Gromez, des AntiUon, des Kunz, des Hoffmann, etc. Son ingénieux système des bassins a fait nattre quatre géographies élémentaires, rédigées d'après les divisions naturelles du globe, c'est*à-dire d'après les pentes que suivent les eaux courantes qui en arrosent et fertilisent la partie terrestre de sa surface. M. Adrien Balbi a débuté, en 1808, par la publication de son Prospetto politico - geografico dello stato attuale del Globo
igo TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE
sopra un nuôpo piano, rësnmëde son Atlante idrografico" poliiico-statistico. Yiennent ensuite les abrégés de M. J^o&tizog{i)y le savant journal publié à Breslau, depuis 182 3 ^ par M.Ckarles Hoffhumn (2), qui n'est à proprement parler qu'une géographie générale par bassins; enfin Xe^Essais de àréagraphie méthodique et comparative de M. DenaiacOn ne peut parler de géographie physique , sans citer un ouvrage câèbre, rédigé d'après les divisions naturelles , et dans lequel le système des plateaux ou terrasses remplace le système des bassins suivi dans les quatre ouvrages ^rëcédens. Dans la Géographie considérée dans ses rapports avec la nature et Vhistoire de l* Homme, etc., M. Ritter partage les continens en massifs élevés , en terrasses ou {dateanx, en groupes ou plaines^ qui constituent, selon lui y l'assiette des différens plans par lesquels sont déterminé^ les configurations absolues des superficies terrestres; il marque soigneusement l'enchaînement des pentes , soit en montant^ soit -en descendant, et décrit toutes les C(M»trées qu'elles renferment, et les peuples qui les occupent sous les rapports topographiques , historiques et statistiques. La nouveauté du plan et l'immense érudition déployée dans cet ouvrage le mettent au petit nombre de ceux destinés à faire époque dans 1^ annales de l'histoire et de la géographie.
Nous avons dit que les montagnes n'ont en général aucune direction exactement r^ulière : il faut avouer cependant qu'en ne tenant pas comptede plusieurs exceptions, on pourrait, jusqu'à un certain point, admettre, avec M. DiMubuisson, que la direction des chatnes est dans le sens de la plus grande dimienrion des îles, des presqu'îles ou continens qui les renferment.
Si nous tirons une ligne du centre du Tibet à travers la Mongolie chinoise vers Okdtks, et de là vers le cap Tchutchi^ on le promontoire oriental de l'Asie, cette ligne
(f) Publiés à Stntigard en i8rv/et à M&gdêboorg en 1890. (1) ZeU Sckriftfut aUgemein0 Gtogmphie, etc.
DE GÉOGRAPHIE. tgi
coïncidera en général avec une immense chaîne de mon- Ugnes qui court du sud-ouest au nord-est, et qui partout dtôcend très-rapidement vers la mer des Indes et l'Océan Pacifique/ tandis que, au contraire, elle s'étend vers la mer Glaciale, en plaines et collines secondaires. Il est proba- Ue qu'on pourra un jour rapporter à la même règle ]a chaîne de Lupata, dite l'Epine du Monde, en Afrique; du moins cette chaîne court du cap de Bonne-Espérance à celoi de Guardafui , dans une direction sud^ud-ouest et oord-nord-est, ainsi à peu près dans la même direction que la grande chaîne de l'Asie; mais nous ignorons la disposition des pentes de ces montagnes. Nous pouvons regarder les monts de TArabie-Heureuse, très-élevés et escarpés, comme le chaînon qui lie les monts Lupata aux plateaux et montagnes de la Perse qui viennent du Tibet
Si nous suivons les côtes occidentales de l'Amérique^ depuis le détroit de Behring, qui ne forme presque point iTinlemiption sensible, jusqu'au cap Horn, nous ne trouvons qu'une chaîne de très-hautes montagnes très-rare^ ment interrompue ; de temps en temps cette chaîne se retire un peu dans l'intérieur, mais le plus souvent elle borde immédiatement le grand Océan par d'immenses falaises, et souvent par d'épouvantables précipices. De l'autre câté, Técoulement des lacs et la direction des grandes rivières montrent assez que tçute la surface de l'Amérique s'incline peu à peu vers l'Océan Atlantique.
Il résulte de ces observations combinées, que les plus çrandes chaînes de montagnes sur le globe sont rangées en arc de cercle autour dii Grand-Océan et de . la mer des Iodes; qu'elles semblent offrir le plus souvent des descentes rapides vers cet immense bassin qu'elles entourent, et de longues pentes sur les côtés opposés; enfin que, depuis le cap de Bonne-Espérance jusqu'au détroit de Behring, et de là jusqu'au cap Horn, l'œil même de l'observateur le plos timide croit entrevoir quelques chaînons d'un arram cernent aussi sui*prenant par son uniformité, qu'il l'est P^r Fimmense étendue du terrain qu'il embrasse.
igs TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE
Arrêtons un instant nos regards sur ce grand fait de géographie physique. Si nous nous plaçons dans la Nou> velle-Galles du Sud, le visage tourné au nord, nous voyoe» à notre droite F Amérique, à la gauche F Afrique et TAsie. Ces continens, que naguère notre imagination n*o6a rapprocher, considérés de ce point de vue, ne forment plus qu un tout dont la structure, en tant qu^elle est connue, offre dans ses grands traits une symétrie étonnante. Une chaîne d'énormes montagnes entoure un énorme bassÎD; ce bassin, partagé en deux par un vaste amas d'îles^ baigne souvent de ses flots le pied de cette grande chaîne primitive de la ten^e.
Si nous considérons sous le même point de vue la presque totalité des deux continens, qui se trouve, par rapport lo Grand-Océan, aurdelà de cette chaîne principale du globe, nous y voyons la plus grande partie des plateaux et des chaînes de montagnes s*incliner peu à peu vers TOcéac Atlantique et Septentrional; cette étendue des mers , toote vaste qu'elle est, ne paraît alors qu'un canal, si on la coppare au Grand-Océan Pacifique. Les falaises qui bordait l'Océan Atlantique ne sont nullement comparables aux gcarpemens du cap de Bonne-Espérance et du cap Gnarda* fui , aux précipices qui entourent les mers de Kamtdiatka, du Pérou et du Chili.
Il nous reste maintenant deux autres points de vue ntm moins importans, sous lesquels on peut considérer I0 montagnes et les classer : cdui de leur nature , et cdni de leur hauteur absolue ou relative.
Le premier rentre ordinairement dans la dassificatioo des terrains, dont nous allons nous occuper. D'ailleun» cette manière de considérer les montagnes est d*uDe im* portance secondaire pour le géographe, vu l'état enoon^ si imparfait de l'orographie. Si cette partie de la géographie offre encore tant de lacunes sur la position et la di* rection des chaînes, combien ne nous en offrirait-elle p2> davantage si nous voulions les classer d'après la nature diff^érente des terrains dont elles sont composées? Jioc^
renvoyons apx traités de gëognosie ceux de nos lecteurs qui voudraient voir les classifications qu'en ont faites les géologues, et au Précis ceux qui se contenteraient d'un simple aperçu.
Le second point de vue est bien autrement important, à cause du grand rôle que jouent les hauteurs du globe dans la. détermination des dimafcs physiques, dans celle des stations des.v^gétaui: et des animaux , et. dans les révolutions politiques qu*pfii*e l'histoire des peuples anciens et modernes. Malheureusement la plus grande confusion règne encore dans cette partie de la géogra}^e ^ £»ute de bonnes définitions pour distinguer, en classes différeâtes les principales inégalités de laterre, qui difi^r^t tant ûa* tre elles sous le rapport de la hauteur. Aucun principe fixe n'a guidé jusqu'à pr&ent ceux qui s'en sont occupés : ce qui est une montagne du premier rang pour les uns^ o'est qu'une simple colline pour les autres. En outre^ l^;ni|5sui*es de la hauteur de^ montagnes, soit trigono^iétriqcieSy.soît conclues par le niveau du mercure dans le baromètre, n'ont guère été prises qu'en Europe, en quelques parties de l'Amérique, et en un petit nombre ^e localités de l'Asie, de rOcéanie et de l'Afrique. Pïresque tous les tableaux des hauteuts offrent encore beancôup^^f e^^^éùtç et de èôntra* dictions; sans parler d'une foule d^^vaWtions qui.Agurent parmi le$ mesures réelles , mais qui en devraient être distinguées, n'ayant été calculées que d'après la plus grande distance à laquelle un sommet est visible, ou d'après la ligne SI variable des neiges perpétuelles , ou, enfîa d'après celle non moins variable de la station de quelques espèces végétales.
Ne pouvant admetti^e' l'ingënieuse classification des montagnes relativement à leur hauteur, proposée par Lamouroux, parce que, basée sur Tidentitéou la différence.de la végétation de la plaine, comparée à celle des montagnes qui la dominent , elle a l'inconvénient d'offrir des subdivisions qui se fondent toutes successivement les unes dans les autres, et disparaissent presque entièrement I. i3
selon que le géographe examine successivement les hauteurs depuis Fëquateur jusqu'aux pôles; nous croyons proYÎsoirement devoir donner la pr^ërence à celle proposée par M. Ritter. Ce savant géographe regarde comme de simples collines toutes les hauteurs qui ne dépassent pas a^ooo pieds ; il appelle montagnes basses, ou du premier ordre, celles dont Félévation va depuis 21,000 jusqu'à 4|000 pieds ; il nomme montagnes moyennes , ou du iecùnd ordre, cdles dont la hauteur est comprise entre 4>ooo et 6yOoo pieds. Les pointes qui s'élèvent de 6,000 à lOyOoo pieds sont pour lui des monts alpins { €ifypen gebif^é); il range enfin parmi les montagnes gigantesques (riesen gebirge) tous les sommets qui dépassent ces limites. Le tableau ci-dessous offre la hauteur de cent monta» gnesdes plus remarquables du globe , aunlessus du niveau de rOoéan.Nous lé devons à Fobligeancede M. Bmgnière, dont l'ouvrage sur Torographie de TEurope vient d^Are couronné par la Société de géographie de Paris.
EintOPE.
I* iTsrim BBSpi&tQUs.
CoTO de Mnlhaccn (Grenade). i8»3
MonCayo(ViemeCa8dUe) iSoo
Eftrdla (Poitngal). 1077
LaFoya(AlgaiTe8). 68S
Maladetu( Pyrénées). 1787
Mont Perda . (îrf.) 1747
Vignemale. . (m/.) • . 1711
Pic du Midi (de Pau), (m/.) iS,3
Pic dn Midi ( de Bigorre). (û/.) r493
MontCanigoo. (id,) c43o
!• VÊVfkaK AUPIQUB.
La Loftère (Gévenncs). ^4
Le Cantal . (û^) 953
LeMontdt)r . (ûf.) ^3
Le Pii7-<M>toe .(«/.) ySS
Le Ballon de Gnebwittcr (Vosges) 734
Le Recnlct (Inra). SSo
MonlPelTo (Alpes maritimes). iSSy
ife GÉOGftAPHIE. igS
ToiMi.
Mont Olan (Alpes cottiennes) sx63
Mont Iséran (Alpes grecques) 2076
Mont Blanc (Alpes pennines) s45o
MootRosa. . (ûl.). 3371
MontCervin. . (id,). i3io
Finsler-Aar-Mom (Alpes heWétiqaes ). 3so6
Jimg-Fran. . . . , .(«/.) ,145
Ortler (Alpes rhétiqaes). . . , aoxo
Gnnd Glocfcner (Alpes noriques ) xgg3
Màrmolatta (Alpes canûqaes). 1533
Teq^ (Alpes juliennes) ,699
Mont Dmara (Alpes dinariqoes). ii56
MoBtCteone (Apennin septentrional). .... îo9r
MoBt Gimo (Apennin central) 143^
Mont Amaro (Apennin méridional). ii%S
Le VéRiTe. 606
Mont Etna (Sicile). 1700
Le Pinde( monts Helléniques), environ i3oo
Mont Hémiis. . . (id.) . . . (id.) 1400
Mont Bhodope. . (id.). . . (id.). isoo
MontC^mpe. . (id.) looô
Mont Parnasse. . (id.), 900
Mont Hélicon . . (id.) 700
Mont Cithéron. . (id.). 65û
Mont Athos. . . (id.). 1060
Mont Ida (Ile de Candie) laoo
Enska Poyana (Carpathes orientales ). i55i
EiiâiakiwSpitae(Carpatlies occidentales) i333
(comté de Glatz). 711
Biesenkoppe (monts des Géans) gijj
KeObeig (monts Métalliques). 6Sy
Ba^ddlicrg ( forêt de Boh^e ) 79s
ScloMaeLei g ( Fichtelgebirge ) 54$
Hobenberg (Alpes de Souabe). 5^7
Fddberg ( Forét-Noixe ). 73x
Katsenlmckel (Odenwald). 3i3
Sâc^iUbcrg (Frankenwald ). 383
Sdmeèkopf (forêt de Thnringe) 496
Krenaberg (Hohe Rheme), 47a
Broekcn (Bars). S71
Masaer (montagnes d^Eidisield). 364
Obcnrald(Voe(eIbcrg). 3$û
igg TRAITé ÉLÉHENTjUHB
Grand Fddberg (Taunus) 434
Salzbtirger-Kopf(Westerwald). ....... 4^4
Loewenberg (Siébengebirge). Mi
Mont Rotondo (Cône) »4i8
Mont Genargenta (Sardaigne) 9^8
4* STSTàMX tâuriqub.
^ Tdiatyrdagh ( Crimée) 79o
5*^ STSTÈBCK SâBMATIQUB.
Plateau de Valdaî «7^
6a trtrixB Bait^HiriQUB.
Ben-NévU(EcoMe) SSi
Snowdon (Angleterre) 556
Macgillicaddys-Reeks (Irlande) 53 1
7* STSTÈMB S0A.]|UIirÂYrQ17B.
Sognefield (monts Thnliens) ii>3
Sneehaetu (Dofrines) i»7o
Sulilelma(mont»Kiœl) 95»
Areskutan (Suède) 7^^
Cap Nord »oo
Pointe-Noire (Spitaberg) 7o3