CHAPITRE V
De la structure intérieure des parties solides de la
Nous descendoDS de la surface de la terre, qui ne nous est pas parfaitement connue, dans son intârieur, qui nous Test' encore moins. Nous allons considérer la croûte solide du globe y en tant qu'elle a été examinée sous les rajqpoits de sa structure intérieure et des substances qui la oom*
posent.
Quand on examine, dit Lamouroux , la partie solide de notre sphère sous le rapport de ^ composition, elle paraît variée à l'infini; les siÂstances semUent diffifrer de nature encore plus que de forme; et Ton est tenté de regarcier comme une chose impossible de les classer, de les définir, tant les nuances qui les caractérisent sont peu seosibles au premier aperçu. Cependant il était nécessaire de se reconnaître au milieu de ce chaos , de ces booleyersemens. Les mineurs allemands furent les premiers qui distinguèrent deux sortes de terrains, ceux affilons, riches eh métaux, et ceux à coiicile5^qui en semblent dépourvus. Quelque temps après Ton sépara les terrains en trois sortes, ceux des plaines^ des collines et des moniagnes. Vers le milieu du xym« siècle. Ton divisa les terrains en primiiifs ou primordiaux, secondaires, tertiaires, àiàlbmfm et volcaniques. Le célèbre Werner modifia cette division; il ajouta une nouvelle classe, sous le nom de terruins de transition ou intermédiaires, et réunit aux tertiaires ceoi d'alluvion ou d'atterrissement. M.Brongniart,collaboFateiir de M. Cuvier, imbu des grands principes que ce dernier a développés dans le discours préliminaire de son ouvrage sur les ossemens fossiles, dirigé par l'étude de ces ^^--'
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de raqden monde, a multiplié les divisions et en a établi dix y pr^ue tontes fondées sur la présence de tels on tels groupes de fossiles. M. Paubuisson, élève de Werner, a suivi Içs principes de ce grand maître dans son Traité de géognosie. Enfin M. de Bonnard, dans le Nouveau Dictionnaire d*histoire naturelle, s'appuyant sur toutes les observations faites jusqu'à lui, classe les terrains d*afH*ès une méthode qui parait être plus naturelle que celle des auteurs qui Font précédé.
On partage assez généralement aujourd'hui tous les terrains connus en six classes.
I^ Clàssr. Terrains primordiaux. On donne le nom de terrains primordiaux à ceux que Ton regarde comme les plus anciennement formés, comme contemporains de la solidification du globe. Leur caractère essentiel est de ne renfermer aucun débris fossile d*étre organisé, soit végétal, soit anim<|l, et de n*oflrir, dans leur composition, aucun fragment de terrain plus ancien.
Us se présentent en montagne ou en plaines , quelquefois d'une vaste étendue. ^
Us ne recouvrent jamais d'autres terrains, et souvent ils sont cachés sous des formations moins anciennes.
Us i^enfoncent à des profondeurs que Ton ne peut apprécier; et| s'ils ne composent point la plus grande masse de notre planète, du moins ils semblent s'étendre apr toute sa surface encro&te non interrompue, en offrant des courbures irrégulières, immenses et nombreuses.
Cette classe se subdivise en séries, qui renferment des granités de différentes formations, des gneiss, des nUca-schistes p des phjrllades ou schistes primitifs , des serpen-^ tines ou euphoUtes, d^ porphyres et des eahaires grenus. Les deux derniers forment moins des roches que des bancs ou des couches dans ces mêmes roches. Le granité est la roche la plus remarquable ; elle semble la pbis anciennement formée.
Hfi CjLiSSE. Terrains intermédiaires ou de transition. L*on r^arde comme un terrain intermédiaire ou de tran-
aOO TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE
sition, celui qui renferme quelques débris de corps organisés, principalement dies madrépores, des enciinites oo des ortbocératites ; celui qui est composé de fragmens de roches primordiales, ainsi que les couches que les deux premières recouvrent et qui leur sont subordonnées, quoiqu'elles ne présentent ancun des caractères précédens.
Ces terrains sont en général par couches très-inclinées; leur dureté est moins grande que celle des terrains primordiaux, ils sont moins cristallisés.
Toujours placés entre ces terrains et les secondaires, ils passent d'une manière si insensible des uns aux autres, qu'il est très^difficile, et souvent presque impossible, de déterminer le point où commencent, où finissent les terrains intermédiaires.
Cette classe renferme les schistes de transition , qui al* ternent avec la pierre lydienne, les sjénites et grûnsteùu, les syénites et porphyres, les calcaires noirs, les grawackes, les gypses enhydres.
Les grawackes' on psammites ont long-temps été regardés comme le type principal des terrains de cette dasse. Dans quelques pays, ils sont aussi riches en métaux que le sont en Amérique les porphyres de transition, nombreux dans d^autres pays, quoique moins riches. On ne doit pas les confondre avec les porphyres volcaniques, appelés erschjrtiques par les minéralogistes modernes.
Les calcaires forment, dans les Alpes, des montagnes de plus de I a,ooo pieds de hauteur. Les beaux marbres blancs et grenus ou salins sont primitif; les maii>res à grain très-fin de couleur obscure, remplis de zoophytes, sont de transition.
nt^ Classe. Terrains secondaires. Les roches des terrains secondaires, moins dures que leîs précédentes, sont presque entièrement formées par sédimens ou par trans» ports. Leurs couches, moins inclinées, deviennent souvent horizontales ; quelquefois elles forment des couches concaves ou convexes dans une partie de leur masse. Leoi étendue générale est toujours plus limitée que dans les
formations intermédiaires; enfin les' fossiles, dans cette classe, sont plus répandus, plus nombreux- et plus varia que dans les deux premières.
Les terrains secondaires les plus anciens se confondent , avec ceux de transition, par leurs couches fortement inclinées, souvent contournées eu tourmentées, alternant avec des formations cristallisées, et présentant au mineur un grand nombre de fiions métalliques. Aucun de ces deux caractères ne se retrouve plus dans les couches supérieures, malgré leur extrême variété. Les anciennes couches s'étendent sur une grande surface, et presque partout leur composition est uniforme : les nouvelles sont plus limitées, elles varient de distance en distance.
Cette grande différence entre les couches supérieures et les couches inférieures a fait diviser en deux groupes les se* ries comprises dans cette dasse.. Le premier groupe comprend celles qui composent les couches inférieures, ce sont le terrain houiller, c*est-4i-dire les terrains de psammite, de pfayllade et de houille; \egrhs rougfeancieii^ remarquable par la variété de sa composition et par le passage fréquent qu'il pr&ente, de poudingues bien caractérisés, à des roches parfaitement cristallisées ; les calcaires marbres, argileux ou alpins, cayemeux ou fétides ^ le sel gemme, avec'argile ou gypse ; le grès rouge nouveau ou grhs bigarré. Les principales séries comprises dans le second groupe, sont le calcaire coquillier, le gr^ blanc et la craid.'La première et la dernière, qui sont de beaucoup les plus importantes, renferment un nombre prodigieux de fossiles, dont quelques espèces semblent particulières à chacune d'elles. Il faut remarquer que le calcaire coquillier parait être d'une formation plus ancienne que la craie, et que celle-ci est séparée de l'autie par des couches de grès blanc.
Il faut encore observer que la houille est la seule formation qui, sans presque varier dans sa nature, se trouve dans les terrains primordiaux , dans ceux de transition et dans les secondaires.
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lye Classe. Terrains tertiaires. Ces terraîns soiiiit composés ai argile, de sable, de grés^ de sHex, de calcaire et de gypse en couches généralement horizontales, si^ieiporées à la craie , mais ne omcordant pas ayec celles de csette sorte dç terrain. Les premiers de tous, ils ocrent une allernative souvent bien marquée de formations marines el de formations d*eau douce, et des formations mélangées oà les produits d^ Teau douce et de l'eau salée sont réonîs et confondus. Ces formations offrent une série de nuances insepsiblcss, depuis Fai^e, qui est le pliis ancien des terrains tertiaires, jusqu'à ces dépôts journaliers de nos rivières et de ncMB fleuves, dont on peut suivre la mardie et les progrès depuis les temps historiques.
Les fossiles qu'on trouve dans ces terrains présentent, aux géologues expérimenta et qui ont bien étudié les fossiles dans leurs rapports avec les êtres vivans , des guides assez sûrs pour déterminer l'ordre des formations , el leurs rapports avec d'autres qui semblent entièremenl différentes par leur composition ou par leurs caractères physiques. Les savans travaux de MM. Cuvier et Brongnîart, sur les terrains tertiaires de Paris, ont en quelque sorte créé pour la science cette classe de terrain dont on n*avak point, avant eux , reconnu toute l'importance, malgré le$ observations deRazoumowsky, de Lamanon et de quelques autres naturalistes géologues. Ces travaux sont encore les plus importans que l'on ait faits dans ce genre. Ik ont ajouté un nouveau lustre à cette ville immense, si reoooimandable sous tant d'autres rapports, et doivent ser?v de modèles à tous ceux qui , marchant sur les traces de ces savans, aspirent a faire reculer les bornes d'une branche nouvelle de la zoologie, due au vaste savoir et anx profondes conceptions de M. Cuvier. Cette branche a reçu une heureuse impulsion dans ces derniers temps par les travaux de MM. Buckland, Prévost, de Férussac, Boue, etc.
On a trouvé des formations analogues à celles des csrraias tertiaires de Paris, dans un très-grand nombre d'astres bassins de fleuves et de rivières^ Ceux de la Loire,
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de la Garonae, du Rhône, du Rhin, du Meio, i^ Danube, etc. ; yUalie, FEspagae, la Hongrie, ont offert des terrains dus aux mêmes {^^mènes géologique^ i quolqu'avec des circonstances particulières, suivant les lieux. L'on doit à M. /de Féruss^c d*avoir montré le p|:epiier que toutes oes formations étaient purement locales, et avaient été modifiiées par Tinflence des circonsjtapçes particulières à chaque localité ; en sorte qu'elles ne peuyent être rapr portées à aQCune cause générale et uniforme qui aurait agi simultanément sur tout le globe, ni p^me sur des parties coosîdârables de sa surface.
y^ CSsJ^S$B.Terrams d^alluyion ou d'atterrissemeoL Cest ainsi qu'on nomm^ des terrains formés de go/ec^^ à* argile j de saple^ àemo^rne, de tourbe^ etc., qui 6nt évidemment été entraînés ou déposés par les eapx à des éppques trèsdifférentes de la formation de la croûte du globe. Lamouroux, d'apr^ les travaux des géologues , subdivise cette classe de la manière si^ivante :
a. Les terrains que les Allemands et les Suisses ppinment nagelftue et molasse, hp premier est un composé d^ poudingues polygéniques et icalcaires; le second, 4c psammite micacé pt verdâtre , semblable au grès bigarré.
6. Les terrains composés d'argile, 4e gravier et de sable , mêlés ensemble en quantités variables, et réunis d'uufe manière plus ou moins tenace, forment un terrain rich^ en métaux , en pierres gemmes et eq dij^ans. Il est exploité, par le moyen du lavage, en Saxe, en Bohême, en Angleterre, au Mexique, au Brésil, apx Indes Orientales , etc.
c. Les terrains qui couvrent la surface du haut plateau de l'Asie moyenne et des plaines basses qui s'étendent ftu sud de la Qaltiqp0et4elamer du Nord. On pourrait y joindre, du moins eq ps^rtie, les'vastes plaines qui fomiept la pente septentrionale 4e la Sibérie. Q'fsst dans ce terrain que se trouvent presque piirtout les ossemeqs de grands quadrupèdes, et ces qu^di^up^des enx-mi^es avec leur chair et leur poil, sur les boids glacés de la Lena et du Wilhoui.
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Il renferme aussi des forêts entières à Fëtat de lignite ; el dans quelques contrées, il est parsemé de blocs âiormcs de roches primordiales, dont les analogues ont leur gise^ ment dans la Suède et dans la Norwége.Ce terrain a rempli les cavernes nombreuses des calcaires secondaires, dont plusieurs renferment de grandes quantités de mammifères fossiles, peu différens de ceux actuellement existans, oa appartenant aux mêmes genres. Il est riche en ambre fossile, dans lequel on trouve souvent des insectes, des graines et des débris des végétaux. \
On peut placer aussi dans cette série ces blocs énonna de granité épars sur le calcaire du Jura , et dont le gisc^ ment existe dans les Alpes ; cette immense zone sabloih neuse, qui s*étend à travers l'Afrique et F Asie, depuis le cap Bojador jusqu'au-delà de llndus, ainsi que les landes de la Gascogne.
d. Les terrains évidemment déposés par les eaux actuelles ne renferment que des fossiles analogaes aux animaux des pays environnans^ mais déposés à une époque antérieure à celle des temps historiques. Tels sont les terrains dans lesquels les courans actuels ont leur lit trac^, ceux dans lesquels se trouvent les fossiles des bords de k Méditerranée, de la mer Noire et de la mer Caspienne , les petits quadrupèdes fossiles des rochers de Gibraltar, de Cette, etc. ; les buttes formées d^huttres des départemens de la Charente et de la Vendée; les montagnes madrépo- 1 iques de Timor, les galets de la Crau , etc.
e. La dernière série renferme toutes les aUuvions que les eaux augmentent de leurs dépôts journaliers , qu'elles entraînent et qu^elles déplacent suivant la force et la (firecti((n des courans. Le Delta égyptien , ceux de lX)râioco et de r Amazone, de Flrrabady et du Camboge, du Danube et du Volga; une partie de la Hollande, du Holstein, la Camargue, les lies de Femboucfaure du Misssipi, du Gange, etc.; les bancs de sable et de gracier que les rivières et les fleuves entraînent dans leurs cours; les attemssemens du Pô, de FAdige, de FEms, du Weser^tk
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roder, de la Vistule, etc., offrent des exemples variés de ces alluvions, presque toutes d'une fertilité qui semble inépuisable. On peut classer dans la même série les dunes de la Guyenne, de la Picardie, de la Hollande, etc. Le sable dont elles sont formées, différent de celui des landes, est rejeté constamment par la mer } le vent le dessèche , Tenlève et l'amoncelle en montagnes mobiles, que le ce-, lèbre ingénieur Brémontier parvint à fixer.
On doit classer aussi dans cette série le 7imon.et la. vase^ produits par des matières inorganiques ou organisées, dér composées, réduites en terre et remaniées par les eaux; et Y humus ou la terre végétale, qui recouvxe immédiate* ment le sol d'alluvion ou d'atterrissemént, et quelquefois les autres terrains : c'est le plus important de tous et la base première de toute agriculture. Mélange de. détritus de corps organisés, décomposés en entier. ou en partie, et de débris de toute sorte de corps inorganiques, réduits en poussière, il forme la couche fertile des terrains destinés à nourrir l'homme et les animaux, et il joue le plus grand rôle dans la nature, étant la base première de la fertilité de la terre. Il se forme partout où. la végétation existe , quoique avec une lenteur extrême.
Vie Classe. Terrains pyrogéniques. Cette classe renferme les terrains qui ont éprouvé quelque altération par Taction du calorique, peu importe de quelle manière. Ils sont rarement cach^ sops d'autres formations ^ . ils les recouvrent en général partout oii ils existent.
On les trouve partout ; souvent ils couvrent de grandes surfaces, formant tantôt des plaines, tantôt des vallées, tantôt des montagnes. Les plus hautes sommités du Nouveau-Monde sc^nblent appartenir à cette classe de terrains, dans laquelle on peut aussi ranger les plus hautes montagnes de l'Océanie.
Lamouroux subdivise cette classe en trois séries principales : '
a. Les terrains . trachy tiques, nommés porphyres ira-péens par MM. de Humboldt et de Buch, trachy tes et do-r
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mites par M. Brongûiart; Ils se présentent e^n masses porphyroïdes d'une iihmènse Aehéaè, offrant éàtts leurs nombreuses coriches tbutes les nuances possibles, depuis le fddspatb le mieui oristàllîsé jusqu'aux poncés les plos grossières.
6. Les teh-ains bstsaltiqùes, qui se confondent quelquefois a^ec les tracbytiqnes , de manière à ne poirroir être distingués. Ils oflrent en général des coucbes parallMes entre elles : les basaltes, les basanites occupent la partie centrale; les wakes, les wakites, rkifiérieare; les dolérites y etc., là supérieure. Ces roébes se présenteift souvent en sphères ou en prismes plus ou moins r^^liers , ap|rfiqués les uns aux autres : leur réunion fohnè d'immenses colonnades d'un aspect aussi lùajestuéiïx qiie àngulier. La chaussée des Géans en Irlande, et la grotte de Fiogii dans rile de Staffa, pt*ès de l'Ecosse , en ôftete les plas beaux exemples.
Beaucoup' de Naturalistes ont regardé et regardent encore les basaltes comme uiie formation aqueuse ; la ma» jeure partie des géologues modernes les attribuait an fien: de là sont vetius les noms de neptuniens et de^oleanistes, si souvent employés dans lé xvni^ siècle.
c. Les terrains vôièaniquès ^ro|ireihetit dits compren* neritles lavés , les prétendues cekidi^ volcaniquiâi ei le tufs. Leur origine volcanique est trop évidente pbur poavoir être révoquée e|n doute comme oelle dès deux série précédentes.
Les laves sont des matières plds ou mdifns fkides qoi sortent d'un vôlôan éh ériiptioh, et qài forment un coarant qudqu'efois de pttis de mille toises de largeor snr od^ longueur de pIusiéÀlrs lieues, <f âMréà fois beâncoop ph^ petit : eltëls varient à l^nfin! sous toui< lés ràp^fiàMa.
Les cendres diffèrent tellement de ce qhe Pon est convenu de uoriimèï- ainsi , qu'on \ettt ditehe ttainCMôtet k nom de sabler
Les fuffas ou tufs ne sont que ces matières sablonneuse et les laves, di^âoutes et remaniées par les eaux.
DE GéOGILiPaiB. 20^
Il faut ajouter k œs trois espèces les teri^ains produit* par les Salses on petits volcans, qui ne Tomisseot que de la vase et des gaz, {nincipalement de l'hydrogéné. Ils oM la plus grande analogie avec les laves boueuses vomies par les volcans de l'Amérique.
d. Les pseddo-Tolcaniques sont des terrains qui doivent leurs caractères à la combustion lente et tranquille des combustibles minéraux, spécialement à celle de la houille. Leur étendue est très- bornée; leurs variété principale^ sont l'argile brûlée, le jaspe porcdlanite, les scories' terreuses et le fer argileux bacciÛaire.
La structure du globe, dont nous venons d'esquissei- les grands traits, ne présente de toutes parts qu'une vaste ruine j les bonleversemens de la plupart des cotiches la succession irrégolière de ceUes qui semblent être restées en place, l'étonnante variété qu'offrent la direction dés filons et la forme des cavernes, l'immensité des amas c6ttx fus de matière, et le transport d'énormes blocs loin des oaontagnes dont ils paraissent avoir feit partie; tout, èh un mot, nous fait d^à pressentir que l'histoire de notre globe feffiobte à des temps bien antérieurs à Texistencé des générations humaines actnelles, et que les rechértîhes nécessaires pour conttattré sénlémént l'état présent de là cTOÛte aocearible à nos fouille^ exigeraient des siècles et une dépense plus que royale pour être atùèùêi^ au point de former un ensemble scîéïKidque; si l'on ne poùVait dans la plupart dés cas, jugerparlés analogies, et si un cér^ tain tStiiobtë de f<Qt» généraux ne coridnisaiênt à la 6onnaïaance de» causies prîndpjdes. Aussi l'on péu^ àùjou^ d'taii tionsîdâ^ér la géologie sous un tout' aiitrè aspectcette sciente tend de ptos en plus à acquérir Un côrjs de doctrines dttplés' él naturelles. -
En renvoyant aux ouvrages spéciaux ceùx''dè nos lecteurs qm voudraient cômiaîtré en détail la iiàturè d lés propriAés des Substances diverses qui composent fa croûïe solide du globe, nous allons maintenant tracer en peu de lignes la distribution géographique des minéraux, qui
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plus que les autres mentent d'attirer les regards du géographe. Ils peuvent aussi consulter les livres xxxi% xxxii* et xsxm^ du Précis ^ où ils trouveront beaucoup de dé* tails sur toutes ces substances, sur leur gisement et sur leur classification.
Les minéraux sont répandus sur toute la surface do globe. On peut dire cependant que, dans les parties qo^ nous en connaissons , les diamans ne se trouvent que sur un petit nombre de points. Les antres pierres préôeuses, telles que le rubis, ïémeraude, le saphir, la topose^ le grenat^ le bérïlle, etc., s*y rencontrent un peu moins rarement, mais en petite quantité. L*or et YargewA paraissent n'être abondans que dans les pays équatoriaux; et tandis que le fer et le cuiure se trouvent en abondance sous tous les parallèles, Yétain n'a encore été trouvé en masses considérables qu'en quelques localités ^ séparées le» unes des autres par d'immenses intervalles*
Nous empruntons au deuxième volume de Vjittms edt nographique du globe les tableaux ci*dessous, destinés à offrir les contrées de chaque partie du monde dans lesquelles les diamans et les autres pierres précieuse, IV . Vargent, Yétain, le mercure, le cuivre, lejer, le plomb» le sel commun et le charbon de tpr^e, sont le plus aboodans* Dans chaque tableau les pays sont nommes dans bo ordre correspondant à la quantité de chaque minéral qa*ili sont censés produire* Il faut cependant avouer que ai ordre n'est bien constaté qu'à l'é^uxi de l'Europe et d'ope partie de l'Amérique. Il n'y a encore que des cou}eotures à l'égard des autres parties du inonde» à Texceptiim ds pays dépendans des Européens. Cet ordre peut être aon interverti par d'importantes découvertes m^nëralogiques Les inépuisables couches de sel gemme découvertes il y « peu de temps dans la France orientale, et les riches mine» d'or que l'on vient de découvrir dans l'Oural , et qui cal obligé de placer cette contrée immédiatement après b NouveUe-Grenade , que M. de Humboldt regardait comm* la contrée du monde la plus riche en or, signalent toute»
DB GÉOGBAPHtE. aOQ
les altérations que les progrès de la géographie minéralogique peuvent faire subir à ces tableaux.