CHAPITRE XXXIl
Description (tes qt^re r4puklif^^ 4^ Br^mc, Ht
De cette puissante ligue hanséatique formëe au su* siècle dans un intérêt commercial et long-temps formicUble par sa marine et ses richesses^ il ne reste plps querassodition des trois villes de Brème, Hambourg et Lubeck, reidues à leurs antiques franchises par les derniers traités.
Brème, siège des assemblées de Fancienne ligue hasséatique, était déjà considérable lorsque Charlemagoe t fonda un archevêché : elle est divisée en ville vieille el vilk nouvelle ; cette dernière est la plus régulière et la mieix construite. Elle renferme plusieurs établissemens iéàoct tion et quelques édifices assez remarquables. Si ses nonbreuses fabriques, ses raffineries de sucre ^ et sartoutses brasseries et ses blanchisseries, contribuent à sa prospérité, elle la doit principalement à son commerce, fadlile par le cours du Weser et favorisé par des compaguc d*assurance, une banque et une caisse d'escompte. IVà de mille vaisseaux entrent chaque année dans son poit,e( chaque année aussi des armemens considérables mettent < la voile pour la pêche du hareng, du saumon et de la ht
leine.
Le bourg de Vegesach et celui diEl/steth dans le dadiê d'Oldenbourg servent de ports à la ville, où les marduih dises sont ensuite transportées sur des barques.
Brème est gouvernée par un conseil suprême compose
seulement de reformés, et d'où les lutliériens sont exdos,
de même que de tous emplois civils. Ce conseil goaven»^
égit les caisses commerciales et rend même la joS'
iiçç, Daos )q$ ^ff^reç de haute importaqce, on convoque les anciens et Tëlite des bourgeois , qui forment alors une espèce d*a$iemblée législative. Cett^ petite république n'a pas d'autre force militaire quune garde nationale (i)«
Hambourg était lune des villes les plus commerçantes de l'Europe 9 lorsque» par sa réunion à Tempire français, elle devint^en 18x0, le chef-lieu du département des Bouches^ de<-rElbe. Dès lors sa prospérité s'évanouit 9 bientôt même ^% promenades et les campagnes qui embellissaient ses en-» virons furent rasées pour la sécurité de la garnison française, assiégée par terre et p^r mer. Ses désastres furent réparés et ses maux oubliés dès que, rendue à son ancienne indépendance, elle put jouir des bienfaits de la paix en ouvrant son port aux vaisseaux de toutes les nations*
Hambourg est une ville de commerce dans toute l'éteor? due du mot: les fûuissances du luxe, l'appât du gain et des richesses, éloignent de son enceinte les sciences et les arts. Elle ne possède aucune bibliothèque, aucune coUeo^ Lion qui mérite de fixer notre attention, et c'est à pejnesi nous devons citer parmi ses édifices la bourse et l'église de Saint -Michel; mais elle riche en étabiissemens d'éduca^ tion etde bienfaisance; des ateliers de travail l'ont délivré^ iu fléau de la mendicité, et la prppagation de la vaccine^ encouragée avec zèle, y donne les plus heureux résultats. Les habitans de Hambourg se divisent en bourgeois ^éeh, qui jouissent de plusieurs dit>its et prérogative^^; ea petits bourgeois, qui ne peuvent exercer que certains gen*
République de Brime.
Sapcvflck es lituet.
Populaiieo.
Population par liooe oorrie.
▼ilUi.
Bràmb. .
Vegeiack
PopalaiioD.
3S,floo
Revenus.
Detu.
Armée.
1,000,000 fr.
7,000,000 fr.
•j32 TRAITÉ BLÉMEHTAfflE
res d^îndustrie déterminés^ et sont soumis à payer an droi!; en étrangers enfin, qui paient des droits encore plus foiti et ne peuvent acquérir aucune propriété sous leurs noms. Quant aux Juifs, ils possèdent des maisons dans oerUios quartiers, sans jouir cependant du droit de bourgeoisie, qui n^est concédé que depuis 1 8 14 aux chrétiens qui n appartiennent pas à la confession d'Augsbourg.
Le gouvernement hambourgeois est aristo->démoGratique. La souveraineté réside dans le conseil et la boia^ geoisie. Les bourgeois forment la garde natioDsJe qui, avec un petit corps de troupes soldées, constitue la fora militaire de la république.
Des fonderies de cuivre importantes, 3oo raffinerie, 10 imprimeries d'indiennes, i4 blanchisseines de dre, 3oo métiers pour la soierie, loo pour la toile; des fahnques de savon , des brasseries , des tanneries , des maoA* factures de tabac qui occupent 900 ouvriers ; TeppÀ des viandes fumées connues sous le nom de bœaf de Hasbourg; telles sont les principales branches d'industrie <ie cette ville. Elle possède plus de aoo navires^ et fait des armemens considérables pour la pèche de la baleine. Gba* que année, son port reçoit plus de 1000 vaisseaux charge de denrées coloniales (i).
Sur un territoire enclavé dans le duché de Hobteifi- Oldenbourg, Lubeck, bâtie au xu* siècle, ruinée pluâcon fois par les Danois, devint ville libre et^mpériale dans k siècle suivant, entra dans la ligue hanséatique,fut réuniei Tempire français en 1810, et, trois ans plus tard, fut ràiblie dans ses fî^anchises. Son gouvernement est à peu ^
( I ) Rép^Uque de Hambourg.
SuprrficM en litaei. Pop«ilalJOB. F«f«klaii«i fm L «m*»
VBlM. PopaUlias.
Hambooko iii^ooo
6«rgdorf 9,000
^ 'tenus. Délie. Araiéc.
'00 fr. 47'^<'^t^'<^ ^f* '^^'^ ^
semblable à celui de Hambourg. La religion dominante est celle de la confession d'Augsbourg, et, depuis i8 16 Jes Juifs ne sont pas même soufferts dans la ville. Celle-ci est entourée de remparts; ses rues sont larges et bien bâties : on ne peu citer parmi ses édifices que la cathédrale, Fe'glise de Sainte - Marie et rbôtel-de-vilie ; mais on y voit avec intérêt un grand nombre d'établissemens d'éducation , de bienfaisance et d*utilité publique. La force armée consiste en 10 compagnies de garde bourgeoise et en un contingent de 600 hommes.
Lubeck possède plus de 3o fabriques de différens pro* duits; celles de tabac sont au nombre de i4« Son cpmmerce est très-considârable , mais les navires qui tirent moins de 10 pieds d*eau sont les seuls qui entrent dans Tembouchure de la Trave jusqu'à Travemunde, petite ville foitifiée sur le bord de la Baltique* Les vaisseaux d'un fort tonnage déchargent leurs marchandises dans la rade (i).
FrancfortrSurAie^Mein, dont Taffranchissement remonte aussi loin que celai des villes hanséatiques , est , depuis i8i5| le siège de la diètç germanique. Ses rues sombres et tortueuses nuisent à l'aspect de ses plus beaux édifices, tels que la cathédrale, l'église de Saint-Barthéiemy 'bâtie au IX* siècle, l'hôtel-de-ville, plusieurs palais et la salle de spectacle. Le nouveau quai et le quartier de WoUgraben se couvrent cependant de constructions élégantes. Les arts et les sciences y sont dignement appréciés : on y remarque Jes collections publiques importantes , une belle biblio-
( I ) République de Luheck.
So^rflaM an tira«i. f opnlaiwa. FopobtioD par L «arré*.
VUIci. Papilaïkiii.
LUBICK 11,000
TnTcmuiide i>ooo
RercDoi. Dett«. Armée.
1,000,000 fir. 5,000,000 fr. 4<><* h.
>j34 IRAITÉ ÉLÉMBKTAIRE
thèque et plusieurs établissemens cTëducalion. Uespi d'ordre qui y règne y a fait établir une caine deftinée > aider les artisans et les petits commerçans. Cette vilk. patrie de Charles le Chauve et du célèbre Goethe ^ (ut ne des premières à adopter la réforme de Luther : elle c( partagée en trois gi*andes communautés cfarëtiemieSy doit chacune pourvoit à ses églises et à ses écoles ; mais on et étonné de voir au xix^ siècle ^ dans une cite qai sIiodoic d'être libre, les Israélites privés des droits de citoyeo&
La souveraineté de cette république réside dans le sénat , le corps-législatif et la bourgeoisie.
L'industrie manufacturière de ce petit État est eitxf mement variée, mais ses principales sources de richess sont les relations que lui ouvrent le Mein et le Rbio anc le centre de rAUemagne et ses deux foires que fréqaeitent plus de seize cents négocians attirés de tous les poiolt de l'Europe (i).
*(i) Mdpuhligue dé PrttnrfùrL
SoptfBcifl en Meut. PttpvMiott. fnfiitlîiii fm L