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PILES RÉVERSIBLES

«onnementspar (les plaques percées de trous ou alvéoles remplis UiiU de plomb 1res divisé, lames minces, fils ténus ou mousse de , . / plomb.

En remplaçant la mousse de [domb par des oxydes de plomb (minium ou litharge), les plaques percées de trous par des grillages de plomb fondu ou d'un alliage de plomb et d'antimoine, on réalise Tappareil connu sous le nom d'accumulateur ^nurv-Selloa-Volkmar, ou d'accumulateur E.P.S., du nom de 1* société qui l'exploite [Electncnl Power Storaf/e C").

On a aussi construit des accumulateurs à oxydes agglomérés pour diminuer le poids mort des grillages qui sont ainsi supprimés et réduire considérablement la durée de la formation éleclrochimique.

M. de Montaud forme ses lames par dépôt électrochimique dans un bain de plombite de potasse porté à 100° C. environ : il se dépose du peroxyde de plomb adhérent et compact sur les lames positives, de plomb spongieux diffus sur les négatives que Ton soumet à une pression énergique pour l'agglomérer et la fixer sur le support.

Les principaux types d'accumulateurs à formation rapide feront Tobjet d'une étude spéciale dans le volume consacré aux applications.

330. Accumulateurs divers. — Bien que, jusqu'à ces dernières années, l'accumulateur plomb-plomb créé de toutes pièces par Planté ait été de beaucoup le plus employé, il n'est pas le seul qui permette de réaliser un accumulateur. En principe, toute pile hydro-électrique ne donnant pas naissance, pendant la décharge, à des produits volatils, et régénérable par l'électrolyse, peut constituer un accumulateur.

Certaines combinaisons telles que l'accumulateur plomb-zinc ont même une force électromotrice plus élevée que l'accumulateur plomb-plomb; d'autres ont, i masse égale, une capacité électrochimique (328) plus grande, etc. Nous indiquerons quelques-unes des combinaisons les plus intéressantes.

Accumulateur plomb-cuivre, — En remplaçant l'eau acidulée sulfurîque d'un accumulateur plomb-plomb par une solution de sulfate de cuivre, on réalise un voltamètre réversible dont la force électromotrice est de i,25 volt environ.

Celte disposition proposée par M. SuUon (1881) ne présente aucun avantage particulier et a été abandonaée en pratique.

Accumulateur plomb-zinc, — L'accumulateur plomb-zinc a une force électroniotrice normale de 2,36 volts. Il a été proposé par MM. à' Arsonval ai Carpentier en 1879 et étudié par M. Enûle Reynier, qui en a fait quelques applications comme régidaim de courant. Malheureusement, cet accumulateur présente nn grave inconvénient : il s*y produit une attaque locale spontanée du zinc élcctrolysé qui dissipe rapidement la charge à circait ouvert, et ne permet pas de séparer beaucoup le temps de décharge du temps de charge, ce qui limite le champ d'applications.

Accumulateur zinc-chlore, — MM. d'Arsonval et Carpentin (1881) ont proposé d'éiectrolyser le chlorure de zinc par deux électrodes de charbon, le chlore se liquéfiant sous sa propre pression et le zinc étant recueilli sur un bain de mercure.

AcrumultUeurs a uxzincates alcalins. — La propriété de réversibilité des piles aux zincates alcalins a été signalée dès 1881 par MM. de Lahuule et Cliaperun, mais le premier accumulateur de ce genre a été réalisé seulement en 1887 par MM. Commelin, Desmazures et Bailhache (* ).

L'électrode positive est constituée par du cuivre réduit électrolytiquement et aggloméré à une pression de joo à loou kg par cm-. Les positifs, enveloppés de papier parchemin, sont séparés des négatifs par des jarretières en caoutchouc ou des' tub(»s de verre : le tout est plongé dans une boîte en fer-blanc j contenant du zincate de potasse ou de soude. Les électrodes négatives sont formées de lames de toiles métalliques de fer étanié.

Fendant la charge, le zinc est réduit et vient se déposer sur les toiles métalliques, tandis que l'oxygène se porte sur le cuivre pour l'oxyder. Pi*ndant la décharge, l'oxyde de cuivre est réduit, le zinc dissous et retransfornié en zincate de potasse ou de soude.

La force électromotrice de cet accumulateur n'est guère supérieure à o,8 volt, mais sa résistance intérieure peut être

\}) Société international*^ des électriciens, séaiire du 7 dt'ceiubre 1887.

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