‹ Traité élémentaire de l'énergie électriqueChapitre 141 sur 182 · Amortissement des appareils de mesure. — Los · texte numérisé non relu

Amortissement des appareils de mesure. — Los

oscillations des appareils de mesure rendent les opérations longues et fastidieuses. On amortit les oscillations en établissant dans le voisinage immédiat d'une aiguille aimantée oscillante des masses métalliquestrès conductrices dans lesquelles se développent des courants de Foucault (420) aux dé|)ens dr la puissance vive du système oscillant, qui se trouve ainsi d'autant plus vite amorti que l'aimantation est plus intense. C'est c«' procédé qui est appliqué dans le galvanomètre d'Arsonval- Wiedeniann (204).

Dans d'autres cas. comme dans le galvanomètre à circuit mobile de Tlioinson (207) et ses dérivés, ou rélectromèln- Carpentier (229), on constitue un circuit mobile ferme, qui est le siège de courants d'induction magnétique souvent assez intenses pour que le système oscillant devienne apériodique (46 •

' Voir pour li «Iruionslratiuii : Hlavier, De$ grandeurs êlecttiques et dr Ui^^ m'\s>iiv C7I u ni !i'.s af/s'j/ii:s, p. 38(î (1881;.

APPLICATIONS DE L'INDUCTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE. 443

L'amortissement produit par une bobine formant un circuit fermé sur un aimant oscillant à Tintérieur de cette bobine a été appliqué par Weher et d'autres expérimentateurs à la détermination de l'unité de résistance, et par M. J.-Ii. Baille (1884) à la détermination de la composante horizontale du magnétisme terrestre.

428. Shuntage des galvanomètres balistiques. — Si l'on a deux galvanomètres balistiques identiques montés on dérivation, le courant du à une décharge instantanée produit doux élongations égales; mais si Ton fixe Tune des aiguilles, et que Ton recommence l'expérience, on trouve une élongation beaucoup plus petite pour Taiguille restée libre (*). Cela tient à ce que, dans le second cas, un seul des circuits seulement agit comme générateur électromagnétique par le déplacement de l'aiguille, il engendre une force électromotrice qui modifie le partage de la décharge et détruit la symétrie. 11 convient dune d'éviter l'emploi des shunts dans les méthodes balistiques, et il est préférable de réduire la sensibilité par d'autres artifices : un condensateur de moins de capacité, une force directrice plus grande, une plus grande résistance dans le circuit s'il s'agit de phénomènes d'induction, etc.

429. Détermination des éléments du magnétisme terrestre. — La méthode de Gauss (81) est longue et fastidieuse, aussi n'est-elle que très rarement employée.

Les phénomènes d'induction magnétique permettent d'obtenir très facilement la valeur des composantes horizontale et verticale du magnétisme terrestre ainsi que rinclinaison.

Composante verticale. — Un cadre renfermant iV spires de surface S est placé horizontalement dans le champ à mesurer H». On le relie à un galvanomètre balistique préalablement étalonné (279) et on fait tourner le cadre de 180". Si on appelle U la résistance totale du circuit formé par le cadre, le galvanomètre et les fils de liaison, on a évidemment, pour la quantité d'électricité induite Q,

(*) Latimer-Clark, Journal of telegraph engincers, t. II, p. IC ^873j.

relation d'où Ton déduit la composante verticale H» (les grandeurs des quantités Q,S et R doivent être exprimées en unités

Ci.lj. O. y.

Compomnte horizontale. — La composante horizontale se détermine par une expérience analogue, le cadre étant vertical, sou plan perpendiculaire au méridien magnétique. En le faisant tourner de i80* autour de son diamètre vertical, on a de mt^mo, pour la composante horizontale H

Jnclifuiison. Intensité totale, — Les deux composantes horizontale et verticale étant connues, rinclinaison et Tintensilé totale s'en déduisent facilement par des considérations trigonométriques élémentaires.

430. Détermination des propriétés magnétiques des substances magnétiques. — Les phénomènes d*induction magnétique permettent de déterminer facilement les propriétés magnétiques des substances magnétiques soumises à une force magnétisante variable. Nous indiquerons, à titre d'exemple, les dispositions adoptées par M. le D' J. Ilopkinson, et M. J.A. Ewiner.

Méthode de M. le />' Hopkinson (*). — On forme avec la substance à étudier deux barreaux cylindriques de 12 à i3 mm. do diamètre (lig. 202), ajustés bout à bout, tournés et passant à frottement doux à travers deux trous percés aux extrémités d'un bloc de fer forgé recuit A de grande section transvei-sale, évidé en son milieu pour recevoir les bobines magnétisantes B.

Entre les deux bobines B est un circuit d'exploration D roulé sur une bobine d'ivoire attachée à un fil de caoutchouc qni l'éloigné vivement du champ lorsqu'un des noyaux de fer Cest retiré. Cette bobine d'exploration est reliée à un galvanomètre balistique étalonné avec une résistance intercalée dans le circuit pour faire varier les quantités d'électricité induites et obtenir des élongations toujours lisibles.

l'ue batterie de piles ou d'accumulateurs (fig. 203) envoie un

(') Philosophicul Transactions ofthc Royal Society, part H, 1885, p. 455-469.

APPLICATIONS DE L'INDUCTION ËLECTROHAGNËTIQUE. UT

courant dans les bobines B, ce courant est réglé par un rhéostat F, coupé, inversé, et mesuré par un galvanomètre L ou toute autre disposition équivalente

Fig- 302. — Appareil de M J Ilapkai^oD pour 1 tuile Je? propriétés maguétiques des eubslaDCCS magnétique».

La pièce a étudier est soumise à des forces magnétisantes, croissaatcs ou décroissantes, dans un sens ou dans l'autre; chacune des variations du flux induit produit des quantités

Fig. 103. — Montage Je la luéthode de M. J. Iloplii

d'électricité que l'on mesure au balistique et d'où l'on déduit les valeurs du flux et celle de l'induction correspondante.

On obtient ainsi les valeurs de l'induction totale, celle de l'induction temporaire, et, par différence, l'induction résî-

446 ÉiNERGlE ÉLECTRIQUE.

(lucUe, c est-à-dire le magnétisme rémanant ou pennanenl.

Le bloc de fer doux forgé et les deux cylindres C C conslitucnt un circuit magnétique fermé dans lequel le flux d'induction <I> est constant et pour lequel l'intégrale de l'induction magnétique pour tout le circuit magnétique est égale à la force magnétomotrice. Désignons par des symboles sans indice les facteurs relatifs aux cylindres à étudier et par les symboles affectés de rindice (') le facteur relatif au bloc de fer doux. Soient :

S, S' les sections ;

L,L' les longueurs des circuits;

(8, (6' les inductions magnétiques;

;jL, jjl' les perméabilités; N le nombre de spires sur les bobines B ; 1 rintensilé du courant qui les traverse (en unités C.G.S): on aura évidemment

<I>r=(eS=:(8'S'

Page 1