INTENSITÉS
602. Résistances parfaites. — Lorsqu'on doit effectuer des mesures de courants périodiques, il importe que Ton puisse disposer de résistances ne présentant pas (raulre propriété électrique que leur résistance oAwi/yw^, c'est-à-dire dénuées de self-induction, de capacité électrostatique et* d'autres phénomènes mal définis, aPm de n'apporter aucune perturbation dans les mesures. Une résistance parfaite serait celle qui ne présenterait, au point de vue électrique, d'autre propriété que sa résistance.
Conformément à l'opinion déjà .exprimée d'ailleurs par Kohlrausch, M. Cornu, et d'autres observateurs. M. G. Chaperon (') a montré par des expériences qualitatives simples que la capacité électrostatique et les actions analoprues, dues a r enroulement à fil double, et non la self-induction, étaient la cause de ces perturbations. Il est parvenu à diminuer considérablement les effets de capacité et autres, en remplaçant Tenroulement double par un autre où l'on prend soin de ne mettre n contact que des couches de fil séparées par de faibles résistances; la self-induction qui reparaîtrait est alors éliminée par une alternance de sens de toutes les couches. Cet enroulement s'exécute avec facilité au moyen d'une machine spéciale.
Les bobines ainsi construites, essayées sur un pont à fil de construction appropriée, donnent, dans les conditions de sensibilité convenables pour les mesures, la même exactitude que des résistances rectilignes.