ÉLECTRO-OPTIQUE
du plan de polarisation, la teinte sensible tournant au vert d'un côté et au rouge de l'autre.
Avec un courant oscillatoire, le biquartz n'indique aucun changement de coloration. Cette preuve est confirmée par une seconde. Lorsqu'on fait tourner l'analyseur dans un sens ou dans l'autre, on affaiblit la restitution instantanée de lumière, mais on l'affaiblit d'une quantité égale pour une rotation égale, quel qu'en soit le sens. La preuve la plus convaincante consiste à faire tomber la lumière venant du tube sur le miroir tournant, après avoir traversé le polariseur et l'analyseur. A chaque décharge, la traînée lumineuse devient brillante par places, produisant de véritables perles lumineuses montrant les oscillations de la lumière polarisée absolument synchrones avec les oscillations que fournit l'étincelle elle-même.
533. Conclusions. — Toutes ces expériences et un grand nombre d'autres que nous pourrions citer tendent à confirmer ridée émise par Faraday^ établie théoriquement par Maxwell, que les phénomènes électriques, magnétiques, calorifiques et lumineux sont le résultat d'ondulations d'amplitude et de fréquence variables et variées, se transmettant à distance, avec une grande vitesse de propagation, dans tout Tunivcrs, par l'intermédiaire d'un milieu vague infiniment subtil appelé éther^ qui échappe encore à tous nos sens, et dont nous ne pouvons percevoir la présence que par l'imagination, que M. IL lioivland appelle l'œil de l'esprit.
Dans l'état actuel de la science, nous sommes donc conduit à nous associer aux conclusions de M. II. Hertz, relativement à l'identité de la lumière et de l'électricité (*) :
« Les antiques systèmes de physique se résumaient en di- « sant que tout est formé d'air et de feu. Bientôt la physique « moderne se demandera si toutes les choses existantes ne « sont pas des modalités de Téther. C'est là la fin dernière de n notre science; ce sont les sommets ultimes auxquels nous « puissions espérer d'atteindre. Y parviendrons-nous jamais? « Sera-ce bientôt? Nous n'en savons rien. Mais nous sommes « montés plus haut que jamais, et nous possédons un point
(1) CommunicatioD faite au 62« Congrès des naturalistes et médecins allemands à Heidclberg. Revue scientifique du 2G octobre 1889.
HospiTALiBR. — Énergie électrique, I. — 38
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« d*appui solide qui nous facilitera rascension et la recherche « de vérités nouvelles. La voie qui s*ouvre à nous n*esl pas « trop escarpée, et la prochaine étape ne parait pas inacces* « sible... »
En attendant que de nouvelles expériences transforment la probabilité de ces hypothèses en une certitude absolue, TiDduslrie a su profiter des résultats déjà acquis dans un grand nombre d'applications importantes.
Leur examen fera Tobjet du second volume de ce Traité.