‹ Traité élémentaire de l'énergie électriqueChapitre 3 sur 182 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

ment basés sur le système C. G. S. et le système pratique qui en a été déduit pendant ces dernières années.

C'est que le système C.G.S. a révolutionné la science électrique, et Ton peut affirmer qu'il présente aujourd'hui un caractère d'universalité plus grand que le système métrique dont il dérive. Uohm, le volt, VampèrCy le couiomb, le faraa, le watt et le joule sont aujourd'hui familiers aux électriciens du monde entier, depuis le savant le plus illustre jusqu'au plus modeste conducteur de machines dynamos. Nous avons donc suivi pas à pas le développement du système C.G.S. et adopté invariablement, dans tout le cours de l'ouvrage, les définitions établies parles Congrès des Électriciens de 1881 et de 1889, les unités qui en dérivent, des symboles et des notations toujours les mêmes pour représenter les mêmes quantités physiques et les unités qui leur servent de commune mesure.

Nous pensons, en effet, qu'il faut un mot, et autant que possible , un seul inot^ pour désigner chaque chose distincte d'une autre chose, un symbole spécial pour représenter chaque quantité physique distincte d'une autre quantité physique, une unité spéciale pour comparer entre elles les quantités physiques de même nature.

En vue d'économiser les symboles, et en tenant compte des hypothèses que l'état actuel de la science impose encore l'obligation d'introduire pour défmir les quantités électriques dans les systèmes électromagnétique et électrostatique, nous avons représenté par la même lettre les quantités physiques qui, sans être de même nature, ont cependant les mêmes dimensions et se mesurent avec les mêmes unités. L'application rigoureuse de ces principes nous a permis de n'écrire que des équations cohérentes, concrètes, et toujours homogènes dans le système d'où elles dérivent.

Les formules ne sont plus alors de simples relations numériques entre les différentes grandeurs qui interviennent dans les calculs ; elles représentent de véritables équivalences phy-

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