‹ Traité élémentaire de l'énergie électriqueChapitre 58 sur 182 · GALVANOMÉTHES A CIRCUIT MOBILE. HO · texte numérisé non relu

GALVANOMÉTHES A CIRCUIT MOBILE. HO

nîvellation du mercure, qui s'élëve dans l'une des branches du manomètre jusqu'à ce que la pression hydrostaliquc totale fasse équilibre à la force électromagnétique.

Pour éviter d'avoir à Hre des différences de niveau, on dispose sur l'une des brancbes un réservoir à large surface ; le niveau dans cette branche reste alors constant, quelle que soit la dénivellation dans l'autre branche, constituée par un tube de verre de faible section. On donne à la branche à niveau constant une certaine hauteur afin de pouvoir effectuer les lectures, quel que soit le sens du courant.

Lorsqu'on désire une sensibilité encore plus grande, il suffit de donner au tube de verre itne certaine inclinaison; une dénivellation trfes faible produit alors un grand déplacement de la colonne de mercure. L'ampère-mètre de M. Lippmann est assez apériodique, en ce sens qu'il arrive lentement à sa position d'équilibre et s'y arrête sans la dépasser. Il est réversible, c'est-

Kig. 91. — GalvaDoni^Ire de M. Lippoianii. Coupe trauavcr»alc.

à-<lire que si l'on met le mercure en mouvement à l'aide d'une force mécanique extérieure, et qu'on réunisse les deux lames de platine D et E par un circuit, ce circuit est traversé par un courant continu qui dure tant que dure l'écoulement du mercure. Il constitue alors une machine unipolaire, appareil dont nous indiquerons le principe à propos de l'induction.

Bien que le nombre de galvanomètres soit actuellement très g^and, aucun d'eux ne diffère essentiellement en principe des principaux t\'pes que nous venons de décrire, d'antant mieux

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qu'un certain nombre d'appareils prétentieusement baptisés du nom de yalvanomètres sont à peine des indicateurs de courant [210),

APPAREILS DE MESURE INDUSTRIELS DES INTENSITlS ET DES DIFFÉRENCES DE POTENTIEL

210. Définitions. — Les méthodes galvanométriques sont les plus usitées en industrie pour la mesure des intensités et des différences de potentiel. Les appareils employés sont de nature très variée et désignés sous le nom iï ampèremètres ou de voltmètres^ suivant qu'ils servent à déterminer des intensités ou des différences de potentiel.

Les uns obéissent à des lois connues et peuvent être gr^^' dues en partant de ces lois, et après avoir déterminé seulemev^^ un ou deux points de la graduation. Ce sont des appareils c^ ^ mesure proprement dits.

D'autres suivent une loi absolument empirique et une gr^^' duation changeant avec chaque appareil particulier. Ils mér ^' tent à peine le nom de galvanomètres et devraient s'appele:^^' avec plus de raison, des indicateurs de courant ou des indicc^^^^' teurs de pottntirL

Les vollmèlres et les ampèremètres industriels ne difFèrer""^^ entre eux que par la grosseur du fil que porte l'appareil et pj la manière de disposer Tappareil sur le circuit. L'ampëremëtr a une résistance généralement petite, et d autant plus petiteque l'intensité à mesurer est plus grande, s'intercale dans h circuit et est traversé par le courant total.

Le vollnièlre à fil long, fin et résistant, se dispose endérivatiou entre les deux points dont on vont connaître la différence de potentiel. Le voltmètre n\>st donc pas autre chose qu'un ampère — mètre à grande résistance lixe et constante, traversé par un»courant dont l'intensité varie proportionnellement à ladifFérence?' de potentiel entre les deux points où il est branché, et mesurant, ainsi indirpctcmfni caWid différence de potentiel. Dans tous le» cas, la résistance du voltmètre doit être assez grande pour ne pas troubler le régime du courant par sa présence. Les voltmètres industriels doivent avoir au moins ao ohms de résistance par volt à mesurer, mais ce chillVe n'a rien d'absolu.

S>jn» ces rèsenres relmlives à l'rnrnnlrif ■! et ■■ conpli^l in appareils, doiis pouvons étudier ra iiifi lem^ les niïfc-~ mèliv^ vl les ampèrcmêlrp» ittiaMiiels <|iiî. pour chaîne type, Bf (lifièretil entre eux que par \a icsisfeuiee du il d W ncMBbf» de spires sur les bobines. V>i» rsamiseroits fetilMDntt icî quelques lypos de gaivaootnêtres propmnrnt dits : les mdîea- Isars dt> courant senml Haàiéi plos taid eonune appli iv rélf^clromagnétisme.

Vig. aî- — lislïinuoi-lrf i nin^i^'Unuttr'- rf-Mt de *ir W. Tbooiîoo.

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