‹ Traité élémentaire de l'énergie électriqueChapitre 60 sur 182 · APPAREILS DE MESURE INDUSTRIELS · texte numérisé non relu

APPAREILS DE MESURE INDUSTRIELS

eltt" détermination de H est d'autant plus nécessaire que sa ur est très variable avec les circonstances locales. Le champ e5tre directeur peut être utilisé jusqu'à loo volts, our mesurer des forces électromolrices supérieure» h volts, on augrmente la force directrice de rai^aiille en surliant le masrnétoniètre d*un barreau aimanté en forme de li-cercle dont on a déterminé à Tavance Tiniensité de champ m centre, point qui correspond à la pctsilion des ai<ruilles antêes lorsque Taimant directeur est en place. L'intensité rhamp magnétique produit au centre de ces aimants demi* ulaires varie en général entre 8 et lo unités Ti.d.S. Olle ?ur, au moment de Cétalonnaye, est peinte sur Taimant luime, mais il ne faut pas perdre de vue que ces aimants su-

Fiir. 03. — Priso de contact et pinrj-s <!«• sir \V. TIidiiimui.

Di>sent avec le temps un afl'aihlissemonl ^niduri dont il faut l'iiir compte.

L'appareil est mis on communication avrc les diiïéreiils [joints dont on veut mesurer des difrén'nccs de poU^nliel à laide d*un fd souple double donl la fi^nin* %\ représente Ii*h foposilions des extrémités. On voit dans h? bas de la li^urt? un»' sorte déquerrc terminéi; par deux lani(?s dr enivre en ''"mmunicalion électrique avec l(»s deux fils et séparées par une pièce isolante en ivoire. Vax enfonr-iinl cc^Hcî éqn^MTc dans le i'Krle de l'appareil, dans une onvcrlnre ménagée à son <'xlrémilé, on relie les deux bouts du (il de la hohine avre les deux iiU souples donl les deux autres extrémités sont lerminé«»s par 'l«^ux pinces (une seule est représentée figure \y.\j.

^>'lte pince rappelle assez bien b»s pinces ««n bois connues ^•'us le nom Aépinffles de hlnnnlnsscusi'. ; l'une des branches

est formée par une lame de cuivre en communication électrique avec le lil souple, Tautre par un petit cylindre de bois taillé en sifllet ; un anneau en caoutchouc formant ressort tend à rapprocher les deux branches qu'on écarte en exerçant une pression à Tautrc extrémité ; en pinçant alors le fil, la barre, etc., lorsqu'on abandonne la pince à elle-même, l'élasticité do caoutchouc suffit pour maintenir et assurer un bon contact.

Lorsque les pinces sont placées aux deux points voulus, il suffit d'appuyer sur le bouton qu'on voit près de la bobine, sur la gauche de la figure 92, pour envoyer le courant dans la bobine et faire ainsi une mesure qui ne prend que quelques secondes.

212. Ampèremètre de sir W. Thomson (1883). — Cet appareil ne diffère du premier que par la bobine et par son mode d'intcrcalation dans le circuit.

Fig. 94. — Appareil d'iutcrcalatioii de sir W. Thoiii8on.

La bobine dcslinée h mesurer des courants qui varient entr ^ o,i et loo ampères se compose d'une lame de cuivre de 1,2 ciw^ de large et de i,5 mm d'épaisseur; elle a environ 10 cm d^ diamètre extérieur et se compose seulement de six tours sé-^ parés l'un de Tautrc par du papier d'amiante; aussi sa résistance est-elle négligeable. Pour les courants de 1000 ampères, on emploie un simple anneau de cuivre très épais. L'appareil destiné à mesurer plusieurs circuils distincts s'intercale dans chacun d'eux à l'aide d'une disposition très ingénieuse représentée en détail figure 94. Dans la partie du conducteur où doit s'intercaler le galvanomètre, ce conducteur est coupé et relié h deux lames de cuivre qu'une forte bague de caoutchouc maintient toujours en contact pour ne pas interrompre la continuité du circuit. Le galvanomètre est lui-même relié à deux

Ari'AHtlLS DE MESrHE INOrSTRlELS.

lai)

upltf» formés J'une grosse tresse de RI de cuivro. cl terlinés jinr deux lames de cuivro séparées par une lame isomc. Il siiriit d'approcher l'une de l'aulre les deux pifeccs et de liru péniJtrer lu seconde dans la prfmièro pour înlroduire le nivunnmètredans le circuit sans rompre ce circuit. La figure 91 wnlre les deux positions du systbnie, avant et aprh l'inlrouetion du galvanoraëlre. La forme des lames est telle que urîfiu'nn retire l'appareil pour l'employer sur un autre point

fr un autre circuit, le circuit général se trouve fermi.^ de au avaut ijue le galvanomètre nesoilcomplfelemeiil ntiricircuit, mode de graduation est analogue h celui adopté pniir le oltmWre. Lorsque le >3giiétomt^tre placé dans "champmagnéliqueégal ' unité C il. S d'iuteii- ^••- est sur le point i de ■"lielle divisée, l'aiguille vif de I division pour 1 courant de i ampère.

irmule est alors :

-ampcrcs.

Lie dans laquelle II,

n ont les mêmes silificatioiis que pour le Itmètre ; I est l'inten- <5 eu ampères du coutit A metiurer, S13. Galvanomètre JK torsion de MM. Siens et Halske|l880}.

itct appareil. Iri;s em- ''yé en .Vllemagui^, < ■■slitué par un aimant *QM de cloche ffig. 95) biada & un ressort à boudin et plai

MU. !<i«i»rn»rl lliUk«.

entre deux liobineft

traversées par le courant à mesurer. L'aimant est ramené à sa position primitive parla torsion du ressort ('). L*angie de torsion est proportionnel à Tintensité du courant qui traverse le fil des bobines. L'aimant a la forme d'un dé à coudre fendu longitudinalement suivant deux génératrices opposées, Touverlure placée à la partie inférieure. Cette disposition diminue le moment d'inertie et ferme Taimant, ce qui est avantageux pour la conservation de son intensité d'aimantation, conservalion dont dépend Texaclitude de l'appareil. Des ailettes disposées latéralement à l'aiguille servent à amortir ses oscillations.

214. Galvanomètres à Indications rapides. — L'apériodicité d'un appareil de mesure ne suffit pas pour rendre ses indications rapides: co dernier résultai n'est obtenu qu'en employant des forces directrices intenses et des pièces mobiles ayant un faible moment d'inertie par rapport à leur axe de rotation. Ces conditions ont été réunies pour la première fois dans le galvanomètre de sir VV, Thomson connu sous le nom de (jalvanomètre mnrin^ dont le principe est indique dans la figure 91), et très employé à bord des navires faisant la pose des cAbles (^). AB est la bobine placée entre les branches d'un aimant puissant iXS dirigeant l'aiguille et le miroir fixés à un fil tendu par ses deux bouts et passant par le centre de gravité du système pour annuler l'influence des oscillations du navire.

M. Marcel Drprrz (1880. a donné une forme industrielle au

(>) L'emploi dos ressorts a été l'olijel de rortaiiies objections auxquelles M. \V. Kohlrausch a répondu vn 1880, daus V Elektrotcchnische Zeitschrift, parle r«'i^nitat de ses propres observations.

l/rlM du teiups, si l'on en jujîe d'après des observations faites sur un ressort on laiton pendant sept années consécutives, est complètement négligeable. Vw défurmation continue et prolongée produit un léger déplacement permanent du zéro, mais n'altère pas les indications de l'appareil si on a soin de faire les lectures à partir «lu nouveau zéro. Dans ce cas, l'acier est moins affecté que le maillechort. Des déformations souvent répétées, mais intermiticnieB, n'altèrent pas les indications subséqueutes. Une élévation de température réduit Télasticilé et, par suite, augmente les indications. L'acier est moins sensible à cette action que le maillechort. L'erreur due à ces diflérentcs causes ne dépasse pas (),'» pour 100. Mais si le courant à mesurer traverse le ressort, et réchautTe sensiblement, l'erreur peut être beauc«>up plus grande, surtout si Tactioa est continue; elle a atteint 1,4 pour 100 daus un galvanomètre de torsion Siemens après W minutes de serviee contiuu sur umwlifférence de potentiel de 100 volts.

[^) Systèmes tclcyrafihiquf^, par Oh. Hont»'iups. I87(î. p. '2-U.

^PPAHEItS BF. MESHIE ISDISTHIF.LS.

■'tre àe ThomsoR en remptar&nt l'aigiiilln iiiiiqun ]tar

do pt^lilcs aiguilles iiimaiitées forniaiil ar^lr de

- cf qui a tioniit^ li' nom à l'appareil [ Bg. 97) — placM^n

- Principe ilu galvaooiaHrp « iuilicAlioii^ rnpiJi

Titre le* brauches d'un airaanl en l'. Ces aiguilli?s sont mon- ■■■•^ Bor pivol et forlemenl dirigées dans le plan do raimant.

I Le courant Iravt-rsc uti petit cadre reclangulaiii!' placé entre

I l'avilie et l'aimiint. L'aiguille entraîne un indox en paille ou

"0 alnmînium se déplaçant sur un cadran gradué. Pour une

déviation de 25"" à io"* de chaque côté de la position d'équilibre, les indications de l'appareil sont sensiblement proportionnelles aux intensités du courant qui traverse le cadre fixe. L'enroulement de ce cadre dépend de l'intensité des courants à mesurer; l'appareil enroulé de fil fin se transforme facilement en voltmètre. Dans les modèles industriels plus récents, Tarète de poisson a disparu et est remplacée par une lame de fer doux dont la section transversale est un losange allongé.

Pour étendre le champ des indications, on incline la bobine d'un angle de i5° à ao**, ce qui permet d'obtenir des déviations sensiblement porportionnclles jusqu'à 60*, mais d'un seul côté . seulement. Nous reviendrons à ces dispositions à propos des indicateurs de courant, en parlant des applications de l'électromagnétisme.

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