Réduoteurs
On a souvent à mesurer des intensités de courant
et des différences de potentiel dont les valeurs dépassent les limites de graduation des appareils dont on dispose. Il faut alors employer des artifices qui permettent de réduire les indications dans un rapport donné' et connu.
On peut réduire les indications d'un ampèremètre:
i"" Par un shunt. Caiie disposition demande que les résistances des shunts soicntbien établies invariables, et que les résistances de contact ne viennent pas modifier les rapports;
2° Par le déplacement du champ directeur ;
3° Par Téloignement relatif du circuit et de Taiguille ;
4° Par remploi de bobines mobiles ou cercles inclinants;
:")" Par une combinaison des procédés indiqués ci-dessus.
Pour réduire les indications d'un voltmètre^ le moyen le plus simple et le plus pratique consiste à intercaler dans son circuit une résistance égale à n fois sa propre résistance. U
sensibilité se trouve alors réduite dans le rapport
218. Graduation d'un galvanomètre. — Opération qui consiste à tracer une graduation proportionnelle aux intensités du courant qui traverse le galvanomètre. Avec les galvanomètres des tangentes ou des sinus, cette graduation est inutile. Elle s(Ml seulement pour les appareils dont la loi de déviation est inconnut'.
Avec un galvanomètre donné de résistance G, voici com-
PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DES GALVANOMÈTRES. iOi
ni on opère : on dresse d'abord une table des shunts du
vanomètre -, :7, -, etc.. et des résistances de compensation
Tespondantes (189). On forme ensuite un circuit composé galvanomètre, d'une pile et d*une boite de résistance. On
>ère d'abord le shunt - et la résistance de compensation cor-
spondante. On ajoute ensuite une résistance suffisante pour leuer la déviation à une valeur convenable l' par exemple. On lève alors le shunt et la résistance de compensation ; le count qui traverse le galvanomètre se trouve doublé ; la déviam obtenue correspond à une intensité double. On introduit
shunt T^ et sa résistance de compensation, on réajuste la boite
ur ramener la déviation à la valeur i ou i°. On retire le uni et sa résistance de compensation; le courant se trouve plé, la déviation obtenue correspond à une intensité triple^ ainsi de suite. On note ces déviations sur le galvanomètre -même ou sur une table de réduction. Pour ramener les ^iations dans les limites de réchelle, on peut insérer une istance dans le circuit, ou shunter le galvanomètre. 219. âtalonnage d'un galvanomètre. — Cette opéion, qui consiste à marquer sur une graduation les intensités ampères correspondant à chaque déviation, s'applique sur- X aux appareils industriels. Les méthodes varient à l'infini, ine d'elles, fondée sur les actions électrolytiques, consiste à 'e traverser par un courant donné une cuve électrolytique et galvanomètre à étalonner pendant un certain temps t (séides), en maintenant la déviation constante pendant l'expénce. La quantité d'électricité Q (en coulombs) qui a tra- *sé la cuve et le galvanomètre, déduite de l'action chimique, •met de calculer I par la relation :
I = — ampères.
j ne autre méthode consiste à introduire dans le circuit du vanomètre une résistance R fixe et parfaitement connue. L mesure, par une méthode quelconque, la différence de
potentiel entre les deux extrémités de cette résistance, et on en déduit rinlensité par la formule d*Ohm.
Enfin Y éleclrodynnmomètre absolu (Voyez ce mot) permet d'étalonner avec précision un galvanomètre industriel quelconque.
220. Constante d*un galvanomètre. — On appelle ainsi, suivant les auteurs :
i"* Le facteur par lequel il faut multiplier la lecture pour avoir Tinlensilé d'un courant en unités C.G. S. ou en ampères;
2° Le nombre de divisions de Péchelle produite par i Daniell sur un circuit comprenant le galvanomètre et dont la résistance totale est de i mégolim ;
3"* Un facteur qui englobe tous les éléments de construction propres à Tappareil lui-même. Dans un galvanomètre des tangentes dont le champ terrestre sert de champ directeur, la valeur H ne figure pas dans la constante.
Pour éviter toute confusion on doit avoir soin de ne jamais employer le mot constante sans le bien détinir dans chaque cas.
221. Formule de mérite d'un galvanomètre. — C'est la résistance totale du circuit qui, sur un élément Daniell, produit l'unité de déviation sur Téchelle divisée du galvanomètre.
La formule de mérite est d'autant plus grande que le galvanomètre est plus sensible. On tend aujourd'hui à exprimer la formule de mérite d'un galvanomètre par la résistance qui avec une force éleclromolrice de i volt fait dévier le galvanomètre de I division de Téclielle.
Les galvanomètres à cadre mobile Deprez d'Arsonval ont des formules de mérite variant do i à 20 mégohms, suivant la grosseur du fil de suspension. Les galvanomètres Thomson astatiques ont 1 000, 2 000 et jusqu'à 10 000 mégohms pour formule de mérite.
222. Applications des galvanomètres. — Les applications des galvanomètres sont si nombreuses qu'il nous est impossible de les signaler ici, d'autant mieux qu'un grand nombre de ces applications se rapportent à des phénomènes dont nous n'avons pas encore parlé. Nous aurons l'occasion d'y revenir souvent au cours de notre lUude.