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Modes d'emploi de rélectromôtre à quadrants

— Les méthodes d'emploi forment deux groupes :

1*" Méthodes hétéroatatiqtœs, dans lesquelles on fait intervenir des potentiels autres que les potentiels à mesurer.

2*^ Méthode homostatique ou idiostatiquc^ dans laquelle il n'intervient pas d'autres potentiels que ceux à déterminer.

1° Méthodes hétérostatiques. — On en distingue deux principales :

a. Méthode de Sir \V. Thomson (C très grand). h. Méthode de M. Mascart (A^ — B).

a. Méthode de Sir W. Thomson. — L'aiguille C est en coraniunication avec l'armature intérieure d'une bouteille de Leyilc chargée à un potentiel élevé dont l'armature extérieure communique avec la terre.

On vérifie la constance du potentiel de cette aiguille avec une jaufje (236) ou éleclromèlre à atlraclion de la troisième classe^ et on le ramène à sa valeur lixe s'il tend à augmenter ou, plus généralement, à diminuer, à l'aide d'un replenisher ou rechar- (jeur^ sorte de machine d'induction statique dont nous parlerons pins tard. Quel que soit le potentiel de Taiguille, il ne doit pus y avoir de déviation si les quatre quadrants sont au même potenti(;l.

Si {\ rsl très grand devant A et B, la formule générale devient :

ÉLECTROMÊTBES SYMÉTRIQUES. 1U9

Les couples et, par suile, les déviations sont proportionnels à la différence de potentiel (A — B) des deux paires de quadrants.

Le couple mécanique équilibrant le couple électrostatique est en général un bifilaire dont on fait varier Técartement pour ramener les lectures dans les limites deTéchelle.

La proportionnalité entre les potentiels et les déviations existe jusqirà 3** environ pour les électrômèlres à secteurs plats; au delà il faut une table de réduction.

b. Méthode de M. Mascart, — Elle consiste i\ faire A = — B en chargeant les quadrants à Taide d'une pile de in éléments dont le milieu est à la terre. La formule générale devient

W^=rA-(A-B)C.

Les couples sont alors proportionnels aux potentiels de Taiguille C.

L'inégalité des deux moitiés de la pile peut déplacer le zéro. M. Gouy (4888) évite cet inconvénient en reliant les quadrants aux extrémités d*une grande résistance métallique ( i mégohm) reliée à la pile, le milieu de la résistance étant à la terre. Le courant étant très faible, les bobines ne cliaulTenl pas et les différences de potentiels entre les deux extrémités de la résistance et la terre restent exactement égales en valeur absolue.

r. On peut employer une troisième mélhodo qui consiste à mettre l'un des quadrants à la terre. Dans ce cas, B — o. La formule générale devient :

W.../tA(c-^)=Mc(.-A).

La différence de potentiel à mesurer est établie entre A et (].

La formule montre alors que le couple est plus {^rand pour une valeur négative de A que pour une valeur positive. L'électromèlre est dissymétrique. Les dispositions qui rend(înt l'appareil symétrique doivent être employées de préférence.

ir Méthode idiostatique ou hémostatique, — Elle consiste à relier l'aiguille à une des paires de quadrants. On fuit ainsi (] ~: A ou C -— B et la formule générale devient :

200 ÊNKRGIE ÉLECTRIQUE.

Les couples el, par suite, les déviations sont alors proportionnels aux carrés des différences de potentiel.

Étalonnage de r électromètre. — Si Ton établit n éléments de force électromotrice E entre les deu.x paires de quadrants, ot qu'ils produisent une déviation, on aura évidemment :

l^kti'E': k^

k étant ainsi déterminé par cette expérience, on aura pouruno autre expérit»nce donnant une déviation x :

cl en posant

on a

Lorsque le métal des quadrants n'est pas le même que celui de Taiguille, les forces électroniotrices de contact introduiseol des erreurs dont on piuit s'affranchir, comme nous Tindiqu^** ronsdans le paragraphe suivant.

228. Causes d'erreur dans l'emploi de rélectromëtre à quadrants. — La formule générale de Télectromètre à quadrants (226) se trouve entièrement en défaut dans le cas où la charge est symétrique (méthode homostatique de M. Mascart) et les quadrants portés à des potentiels assez élevés. Cette ohservation, due à M. Gouy (*), Ta amené à démontrer Texislence d'un couple directeur électrique, qui tend à ramener Taiguille au zéro, couple proportionnel à l'angle d'écart el indépendant du mode de suspension. Ce couple directeur électrique est proportionnel au carré du nombre d'éléments de la pile de charge, t»t rxerce surtout une influence sensible lorsque l'appareil (îst réglé pour avoir une grande sensibilité. La fornnile générale n'(»st exarh' qur lorstjnr h^ couple directeur élec- Iriqnc »*sl néglig^'ahh' devant relui do la suspension.

"H Journal d^' /i/ii/^i'fur, iiiiirs I88S.

ÉLECTROMÉTRES SYMÉTRIQUES. 2(H

MM. Mascarl et Joubert ont fait remarquer (*) que si on met illernativemcnt les deux quadrants d*un électromëtre en comnunication avec deux points présentant une différence constante le potentiel, la déviation ne restera constante que si le métal les quadrants est le même que celui de laiguille, la force élecr * romotrice de contact ne changeant pas de signe en même temps |ue la différence de potentiel des quadrants.

MM. Ledebocr et Maneuvriet' (1887) ont calculé tous les effets le cette force électromotrice parasite et montré comment on mouvait éliminer Tinfluence de la dissymétrie. Partons de la Formule générale

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