‹ Traité élémentaire de l'objectif photographiqueChapitre 23 sur 84 · R3ZZ · texte numérisé non relu

R3ZZ

Rayons de courbure { ,. ^ «

-^ j R^rzi — i3o,3o,

\ Rg^ — R- m— 101,95.

Distance des deux combinaisons Ci^z 24,24.

,. ,, 1 1 •„ I comb. antér.. r=i4,88,

Rayons d ouverture des lentilles. { , .' / co

■^ / comb. poster, y ~ 17,58.

Distance focale ( t= 100 (*).

Dans la série B, les rayons des diaphragmes maximum et mini-

( ' ) Kabrb, Traité encyclopédique de Photographie, t. I, p. 96.

GlIAP. V. — DIVERS TYPES D OBJECTIFS. 121

mum sont respectivement, pour une distance focale de i5o™",

JL et J^ .

Dans la série C, pour la même distance focale,

La profondeur du champ de l'objectif double est tellement faible, lorsqu'on opère à toute ouverture et aune distance pas très grande, que les divers plans de la tête ne sont pas au point en même temps.

On a, pour parer à cet inconvénient, proposé plusieurs artifices : par exemple, de déterminer les deux positions à donner à l'objectif pour avoir nettement d'abord les parties de la tête les plus rapprochées de l'appareil, puis les plus éloignées, et, pendant la pose, de faire osciller l'objectif entre ces deux points extrêmes; il est évident que, pendant ce mouvement de l'objectif sur son axe, il se produit également une oscillation dans les dimensions de l'image.

Une bonne solution a été donnée par M. Dallmeyer, qui a disposé le flint de la combinaison postérieure de façon à pouvoir lui donner de légers déplacements. Dans la position normale du flint, l'aplanétisme est réalisé ; c'est dans ces conditions que l'on doit opérer la mise au point et exécuter les clichés destinés à l'agrandissement. En écartant le flint après la mise au point, pour un portrait ordinaire, on altère un peu l'aplanétisme et l'on obtient alors une image homogène^ où la netteté n'est nulle part complète, mais qui est d'un aspect agréable (*).

Pour rendre ce réglage possible, le ménisque de flint, au lieu d'être placé en avant du crown, est en arrière et, par suite, son orientation doit être changée ; il tourne sa convexité vers la glace dépolie. La lentille de crown, au Heu d'être équiconvexe,est presque

(•) On peut remarquer que c'est un peu ce que l'on cherche dans l'objectif symétrique, où nous avons vu sacrifier à la netteté générale de l'image l'aplanétisme rigoureux suivant l'axe, c'est-à-dire la nelteté absolue au centre : seulement, ici, ayant l'aplanétisme suivant l'axe, on le détruit pour ne pas avoir dans l'image des inégalités choquantes, mais on n'augmente pas d'autre part la netteté des bords; ce n'est plus, comme dans le premier cas, une moyenne que l'on éUblit.

PREllIKIllv PARTIE.

plan convexe, tournant vers le diaphragme une face concave de très faible courbure {^fig* 55).

C'est ainsi que sont construites trois séries d'objectifs, désignées par les lettres B, A, D : le temps de pose va en doublant, pour un même numéro, à mesure que l'on passe d'une série à l'autre, dans l'ordre où nous les avons placées. La série B ne comprend guère que des objectifs donnant des images de petites dimensions : la

Fig. 55.

série D, qui est la plus usitée, comprend surtout des instruments propres aux grandes dimensions.

Un grand nombre d'opticiens, aussi bien en France qu'à l'étranger, construisent l'objectif à portraits du type de Petzval en lui faisant subir de légères modifications.

Voigtlânder lui-même a modifié plusieurs fois, en vue d'augmenler la profondeur du champ, les dimensions primitivement calculées.

Nous avons vu d'autre part toute une série d'objectifs symétriques construits en vue des portraits, et c'est de ce côté que paraît se porter maintenant l'eflbrt des opticiens.

C'est qu'en effet, ainsi que nous l'avons dit déjà, la disposition symétrique, en supprimant absolument la distorsion, permet d'avoir des objectifs qui, s'ils ont un peu moins d'ouverture que ceux dont nous venons de parler, ne sont pas du moins forcément réservés comme eux à un usage spécial, et, grâce à l'emploi de diaphragmes qui leur donnent delà profondeur de champ, peuvent être utilisés dans un grand nombre de cas. Cela constitue en leur faveur un gros avantage, d'autant plus que l'augmentation de sensibilité des préparations photographiques permet d'employer, avec une ouver-

CHAI». Y. — DIVKRS TVPKS I» *0 B J ICCTl FS. 123

lure moins grande, des temps de pose singulièrement moindres qu'en i84o.

Sur le même principe que l'Ântiplanat pour groupes (voir § 63), le D' Steinheil a, en 1881, établi V Antiplanat pour portraits {fig* 56). La combinaison antérieure est formée d'une lentille biconvexe en crown accolée à une lentille biconcave en flint léger; la combinaison postérieure est divergente, les deux lentilles qui in

forment (l'une biconcave, en llint, l'autre biconvexe, en crown) sont assez fortement écartées. De plus, les lentilles de crown sont toutes deux très épaisses, de sorte que l'aspect général diffère notablement de celui de l'Antiplanat pour groupes.

Les dimensions, pour une distance focale de 240™™, sont les suivantes :

Rayons de courbure.

Ri =

ia4 PREMIÈRE PARTIE.

ie' — 14,:^,

, j. j ,- . ( /i' in: /l" r:- I , 5 1 7o5 ( CrOWIl) .

Indices de réfraction . „ „ ' ^ ' \ ^ . ,

( n''— w'' — i,D77io (flml).

Rayons d'ouverture des lentilles / «o

dans la combinaison antérieure. . . . \

Distance focale f •=. 24o.

Surface couverte 56 x 94 (*)•

Le champ de netteté a donc comme angle 22"^.

65. Objectifs formés de trois combinaisons. — Il n'existe qu'un seul type d'objectif comprenant trois lentilles combinées : c'est le Triplet; il est d'ailleurs peu employé maintenant.

Le but que se proposait Sutton, qui, le premier, en i858, construisit de façon raisonnée cet instrument, était d'avoir un objectif donnant des images exemptes de déformation, en réalisant ces deux conditions, que la surface focale fût plane et que les axes secondaires de chaque point de l'objet eussent à l'incidence et à l'émergence des directions exactement parallèles. Il est clair, en effet, que si ces conditions sont réalisées, l'image ne sera pas déformée, puisqu'on somme les pinceaux obliques suivront la même loi de réfraction que les pinceaux voisins de l'axe.

Pour arriver à ce résultat, il interposait entre deux lentilles combinées, toutes deux convergentes, une lentille simple divergente chargée d'aplanir la surface focale, ainsi que nous l'avons vu dans l'objectif orthoscopique et dans l'objectif à portraits, et il donnait au système une forme symétrique, ce qui, nous le savons, supprime complètement la distorsion. C'est ainsi que fut établi l'objectif dit Trio-symétrique.

M. Dallmeyer, en 1860, modifia la forme indiquée par Sutton : il voulait, tout en conservant autant que possible les avantages

(') Fabrk, Traité encyclopédique de Photographie y l. I, p. 108.

déjà obtenus, réaliser l'aplanétisme suivant Taxe (il était loin de l'être) et améliorer, d'une manière générale, la correction des aberrations et l'éclairement, peu uniforme, de l'image.

Dans le Triplet de Dallmeyer {fig* 67), la symétrie n'existe plus, et les trois combinaisons sont isolément achromatiques.

Les deux lentilles extrêmes sont des ménisques convergents tournant l'un vers l'autre leur face concave; chacune d'elles comprend

une lentille biconvexe en crown, et une lentille biconcave en flint. Leurs distances focales individuelles, ainsi que leurs rayons d'ouverture, sont dans le rapport de 2 à 3 :

Leur écartement est = -• La lentille médiane est divergente; elle comprend une lentille

biconvexe en flint et une lentille biconcave en crown; son diamètre est le tiers de celui de la lentille frontale et sa distance focale est, au signe près, la moyenne des deux autres, ou à peu près

— cp—

Elle divise l'intervalle des deux autres dans le rapport de leurs

126 PREVrSBE PARTIK.

distances focales, de manière à détraire à peu près la distorsion. La distance focale de l'objectif tout entier est = J de celle de la lentille frontale

Le diaphragme se place en avant, et presque au contact, de la lentille divergente.

Dans ces conditions, et la lentille frontale étant la plus petite des deux lentilles convergentes, l'aplanétisme sera rigoureusement réalisé suivant Taxe, grâce au choix des rayons de courbure. Mais, comme le calcul a supposé que la distance de l'objet à l'objectif est plus grande que celle de Timage, il faudra dans le cas contraire, c'est-à-dire si l'on veut se servir de l'instrument pour faire un agrandissement, retourner l'objectif et mettre en avant la plus grande lentille.

Voici les dimensions d'un Triplet de Dallmeyer pour une dislance focale de loo™"* :

Rjzz:— 3l,28, Rs=r4- 23,86, Rjnr: — 202,28, R4— — 142,00,

Rayons de courbure ^ R5 izz -f- 45 , 28,

RgHir. — 82,00.

Rt^ti 4- 3o3,oo,

Rg— — 35,57,

Ëcartement des lentilles extrêmes E r=z 12,57.

I y r^ 8,57, Rayons d'ouverture des lentilles \ f -- 5,35,

Rayons d'ouverture des diaphragmes

mmimum -'->

Jl

maximum

Pour une distance focale de SoS"*", les surfaces couvertes sont :

CÎIIAP. V. — DIVERS TYPES D'OBJECTIPS. I27

Avec le diaphragme moyen 2i5 x i64,

» » minimum 253x202(*),

ce qui correspond à des angles de champ de 89® et de 55**.

Le Triplet admet, comme on le voit, une assez grande ouverture; il est donc assez rapide; il a une profondeur de champ suffisante et est pratiquement exempt de distorsion; mais les images qu'il donne manquent de brillant, les pertes de lumière par réflexion étant assez considérables.

Construit surtout en vue des reproductions de cartes et de monuments, ou des agrandissements, il est maintenant assez peu .employé.

66. Trousses d'objectifs. — Un grand nombre d'opticiens ont construit, sous le nom de trousses (Tobjectifs, des collections de lentilles pouvant être associées de diverses façons, de manière à constituer des systèmes réfringents s'adaptant aux divers besoins de la Photographie.

Il n'y a, au point de vue de la théorie des objectifs, rien de bien particulièrement importante dire sur ces trousses, qui sont souvent d'un emploi fort commode, surtout au point de vue des voyages. Nous croyons seulement qu'il est bien rare que les diverses combinaisons que l'on pourra réaliser avec les lentilles d'une trousse soient toutes également satisfaisantes : mais nous ne voulons pas dire que ce soit impossible.

(') Fabre, Traité encyclopédique de Photographie, t. I, p. 129.

1^8 PREMIÈRE PARTIK.

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