Traité élémentaire de la chaleur au point de vue de son emploi comme force motrice
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que si le nombre de courses de ces pistons était le même et que la quantité de produits de la condensation qui se formeraieot dans ces deux courses, fût égale à celle qui se forme eflectivement pour le nombre de courses du piston moteur qui corre^^ pond à deux courses du piston de la pompe à air. ^|
6'' L'eau froide qui sert à la coodensation, au lieu d'arriver d'une manière à peu près continue et uniforme dans le condenseur, devrait arriver avec plus d'abondance au début qu'à la fin de chaque condensation, afin d'éviter raccroisseraent de tension, dans le condenseur, qui est dû à nue trop baute température des eaux de coodeûsation» à la trop haute tension des vapeurs saturées, correspondante à cette température et, surtout, aux retard de condensatioD. On pourrait arriver à ce résultat en injectant Teau froide par deux orifices dont Fun verserait, sans interruption^ une partie de Teau nécessaire à la condensation complète, et dont l'autre verserait le complémei] par intermittence et dès le début de la décharge de vapeur*
7*" Il ne faut négli^^er aucnn moyen de multiplier les point de contact entre la vapeur et Teau Iroide qui arrivent simultanément dans le condenseur, afin d'accélérer la condensation et ])Our qu'il n'échappe à cette condensation que la plus petite quantité possible de vapeur, dès le début de lopération. Plus la condensation est rapide plus la contrepression moyenne derrière le piston moteur, pendant la course, devient faible.
8* Un des meilleurs moyens d'accélérer la condensation serait de subdiviser pour ainsi dire à Tinfini les filets d'injection de l'eau froide ; on réaliserait assez bien cette condition en plaçant la bâche à eau froide uu peu plus haut que le condenseur et en dirigeant les filets au sortir de la pomme d'injection, de façon qu'ils se rencontrent et se choquent très près des orifices de sortie- M. Colladon, dans ses machines à comprimer Tair, a obtenu un eflfet de refroidissement très rapide, par ce procédé qui n'exige pas absolument que les filets aient un très petit diamètre qui exposerait les orifices à s'obstruer,
9^ Le tuyau de communication entre le cylindre moteur et le condenseur doit oflVir le moins de résistance possible h
l'écoulement de la vapeur, afin
CAPACITÉ DES CONDENSEURS
entre les deux capacités,, soit la plus faible possible ; il faut donc que ce tujau soit court, large et non contourné, et que la lumière de dégagement sur le cylindre ait une grande section.
10** La position de la pompe à air, relativement au condenseur, doit être telle que, lorsque tous les produits que le piston doit refouler dans fatmosphère, sont entrés dans cette pompe, le niveau des eaux de condensation ne s'élève dans celle-ci, que d'une petite quantité au-dessus de la partie supérieure de Toritice que recouvre le clapet de retenue placé entr'elle et le conden&eur. La pompe produit alors, dans ce dernier, toute la raréfaction correspondante au volume engendré par son piston. Toute surélévation du niveau dans cette pompe, à cette époque de son fonctionnement, amène un accroissement de tension continu et représenté par la diflérence des niveaux dans les deux capacités en communication.
1 1" Le clapet de retenue et les clapets du piston de la pompe, quand elle est aspirante élévatoire, doivent se soulever sous le moindre efiort; s'ils opposaient une résistance au soulèvement, elle produii'ait le même eflet d^accroissement général de la tension, que la surélévation du niveau de Teau dans la pompe; cet accroissement serait mesuré par la hauteur de la colonne d'eau qui devrait agir sur leur face inférieure pour les soulever,
12* Les fuites autour du piston d*une pompe à air aspirante élévatoire, occasionnent la rentrée d'un certain volume d'eau, dans la région de la pompe d'où il vient d être extrait, et comme ce volume doit être repris par le piston dans la course suivante, en même temps que le volume normal des eaux de condensation, Fespace livré aux produits gazeux, dans la pompe à air, se trouve réduit d^autant, et kitension régulatrice est augmentée dans la pompe et dans le condenseur*
Si la pompe est aspirante et foulante avec piston plongeur, les fuites autour de la garniture amènent dans la pompe de Talr atmosphérique pendant la période d^admission des produits de la condensation, dans cette pompe, et ces rentrées d'air extérieur peuvent augmenter très rapidement la tension dams tout TappareiL On peut atténuer rinconvénient en plaçant la garniture dans une bâche pleine d'eau, île façon à remplacer les