CHAPITRE \m
DES MACHINES A VAPEUR
TYPES DE MACHINES A VAPEUB
Les machines à vapeur les plus répandues aujourd'hui, on^ pourrait presque dire les seules employées, se composent essen-*--^ tiellement d'un cylindre bien alézé à Tintérienr et contenant un obturateur mobile, ou piston, qui le ferme hermétiquement^ et que la vapeur pousse tantôt dans un sens, tantôt dans Tautre,.^ ou ne pousse que dans un seul sens, le retour au point de^ départ s'effectuant par la vitesse acquise de Tappareil ou par** tout autre moyen. Le piston porte une tige qui transmet au^-^ dehors, par l'intermédiaire d'une combinaison quelconque d'or — ganes mécaniques, le travail transmis par la vapeur à ce piston^ lui-même.
Nous exposerons, à l'aide de figures simplement théoriques, les principaux systèmes de machines à vapeur employées, en faisant abstraction du mode de communication de mouvement de la tige du piston jusqu'au point où s'effectue le travail utile, ce mode de transmission du travail n'ayant aucune influence sur l'évalution du travail absolu de la vapeur et n'ayant, au fond, qu'une influence très secondaire sur l'effet utile recueilli.
Dans le système représenté par ses lignes primitives dans la fig. (14), la vapeur venant de la chaudière par le tuyau M, à une pression égale ou légèrement supérieure à la pression
TYPES BE MACHINES A VAPEUR
^ïDosphérîqiie, fait équilibre sur le pistou à cette dernière, et ^o mme la tige de ce piston est suspendue à Textrémité d'un t>,aJancier dont Tantre extrémité porte une charge un peusupért^^ure au poids du piston, celui-ci s'élève jusqu'à la partie Supérieure du cylindre peudaût que ce cylindre s'emplit de ^speor à une tension à peu près égale à celle de l'atmosphère extérieure.
A cettô époque du mouvement, on ferme le robinet A d'arivée de la vapeur, puis on ouvre immédiatement le robinet B *lacé sur un tuyau qui, d'un côté, débouche dans le cyUndre et, de l'autre , est adapté à un réservoir supérieur d'eau froide. Il
(se fait alors une injection d'eau dans la masse de vapeur que Renferme le cylindre et elle se condense plus ou moins complètement : d'où résulte un abaissement considérable de tension Boas le piston. La pression atmosphérique sur sa face supé- Tieure devient alors prédominante et il redescend en emportant h charge qui lui fait équilibre de Pautre côté du balancier % en même temps, en surmontant la résistance utile qui
IsWerce de ce dernier côté.
Lorsque le piston est revenu à la partie inférieure de sa cottrse, le robinet B se ferme, le robinet A se rouvre^ une nou- Me injection de vapeur à une tension légèrement supérieure i la tension atmosphérique, reproduit le mouvement ascendant *iu piston, chasse l'eau €iui provient de la condensation précé- . dente, par le tuyau de décharge N qui porte à sa partie inférieure une soupape D, et ouvre la soupape C qui porte le nom île nnijlard, en emportant avec elle Tair que l'eau et la vapeur Jtt précédent coup de piston avaient amené. Immédiatement après cette période d'évacuation du cylindre, la tension de la sapeur s'abaisse très peu au dessous de la pression atmosphérique, par suite de l'excès de dépense qui vient de se faire, les soupapes C et D se referment d'elles mêmes sous rinfluence de
Ih pression atmosphérique bien avant que le piston ait achevé sa course montante et celle-ci se continue comme précédemment sous l'influence de l'excédant du poids suspendu à l'autre extrémité du balancier.
Les soupapes C et D au lieu de s'ouvrir sous l'excédant do