‹ Traité élémentaire de la chaleur au point de vue de son emploi comme force motrice (volume 2)Chapitre 52 sur 106 · DE LA POMPE A EAU FROIDE · texte numérisé non relu

DE LA POMPE A EAU FROIDE

ftirer d'une grande profondeur, la quantité d'eau froide qui

dépasse celle qui est nécessaire à ralimeniation des chaudières,

la somme des travaux résistants, uniquement dépendants de la

condensation, pourrait égaler et même dépasser Taccroissement

de travail sur le piston moteur, résultant de cette condensation.

A cette limite qu'il sera aisé de déterminer dans chaque cas

, particulier, les bénéfices de la condensation disparaissent, elle

[lie devient plus qu'un embarras ou une opération onéreuse, et

[il convient de la supprimer pour simplifier l'appareil et dimi-

[Duer les chances de dérangement ainsi que les frais de premier

[établissement.

Cependant il faut remarquer que ces observations ne s'applijquentpas aux machines qui ont pour but principal d^élever Teau, comme les machines d'épuisement des mines. Dans oea [machines, Peau doit être élevée, qu'il y ait, ou non, condensation de la vapeur et, dans le cas de condensation, on peut considérer cette eau comme trouvée disponible à la surface du sol, [sans dépense spéciale de travail. Il y a donc toujours, dans ces ' circonstances, bénéfice à adopter la condensation. La question de la profondeur limite, de laquelle on peut tirer l'eau froide dans le but unique de condenser la vapeur, ne peut être résolue d'une manière générale et invariable et doit être examinée dans tous les cas particuliers oii cette eau ne peut être prise qu'à une grande profondeur. Ainsi, par exemple, il peut arriver dans certains cas, qu'il n'y ait aucun bénéfice à condenser lorsque Ton élève 24 à 25 kil. d'eau froide par kiL de vapeur, pour obtenir le degré de vide ordinaire, et quil y ait bénéfice à n'élever que 15 ou 16 kil. d'eau froide par kil. de vapeur, pour condenser avec un moindre degré de vide. Il convient, quand on se rapproche des profondeurs limites, d'apprécier les résultats généraux d'une condensation effectuée avec des quantités d'eau froide différentes, parce qu'il peut arriver qu'il y ait liénéfice à adopter Tune ou l'autre de ces quantités, en marche normale.

I Dans ces derniers temps, lorsque l'on manquait d'eau pour produire la condensation, et quand les -conditions -d'emplacement des machines le permettaient| on a asse^ souvent appliqué

indéfiniment la même eau à cçîtte condensation, en la rufroidissant dans une série de petits canaux disposés en gradins à la surftice du sol, à nnesure quVlle est expulsée du condenseur par la pompe à air. Ce procédé qui exige toujours la dépense définitive d'une certaine quantité d'eau, à cause de révaporation, ne peut produire un refroidissement suffisant des eaux de condensation que lorsque ces canaux sont très développés et que la température extérieure est assez basse.

Appareil de condensation sans pompe à air.

M, Letoret do Mons a pris, en 1842» un brevet d'invention

pour un appareil de condensation dans lequel le condenseur est débarrassé des produits liquides et gazeux qui tendent à s'y accumuler, à l'aide d'un excédant de tension dans l'appareiU sur la tension atmosphérique extérieure* Le fonctionnement de cet appareil repose sur le principe d'évacuation de la machine de Newcomen appliqué à une capacité autre que le cylindre moteur, ce qui supprime les graves inconvénients qui résulteal de rinjection directe de l'eau froide dans ce cylindre. Cette disposition n'a été appliquée, jusqu'à présent, qu'aux machioeâ à simple effet et à traction directe qui servent à l'épuisement des mineSj et elfe ne paraît pas susceptible d'être appliquée aux machines à double effet et à mouvement de rotation continu, ù cause de la durée, relativement considérable, d'une opération complète d'évacuation du condenseur.

La figure (:^7) présente les lignes primitives d'une machine d'épuisement munie de cet appareil.

La maîtresse tige des pompes employées pour élever l'eau de la mine est directement attachée à la tige M du piston moteur, et cette maîtresse tige doit être assez pesante pour descendre sous Faction de son propre poids en refoutant l'eau dans les colonnes d'ascension de ces pompe» et en surmontant toutes les résistances passives.

A est la soupape d'admission de la vapeur dans le cylindre, B est la soupape d'équilibre,

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