SEUR SANS POMPE A AIR
que le condenseur sait parfaitement débarrassé de tou^ les produits liquided et gazeux de la précédente condensation.
Cette obligation de conserver à la vapeur un grand excès de tension, sur la tension atmosphérique, à la fin de la course montante du piston , empêche de pousser la détente dans ces machines, aussi loin qu'on le fait dans d'autres machines d^épuisement dont le condenseur est muni d'une pompe à air ; c'est là le principal inconvénient de ce système qui deviendra de moins en moins applicable à mesure qu'il deviendra plus nécessaire de faire des économies de combustible.
Les meilleures règles à suivre dans rétablissement de ces appareils n'ont point été déterminées avec toute la précision désirable, quoiqu'on en ait établi un assez grand nombre en Belgique, mais il est possible, cependant, de présenter sur les dimensions qu'il convient de leur donner, quelques considérations rationnelles dont la plupart ont déjà reçu la sanction de rexpérience.
Le condenseur, à la fin de la période d'évacuation des produits de la condensation, ne contient plus que de la vapeur à la tension atmosphérique, et la petite quantité de produits gazeux contenus dans Teau qui a fourni cette vapeur; il eo résulte que Tinjection d'eau froide, pour condenser la vapeur du condenseur et celle qui doit y affluer pendant la course montante du piston moteur, n'est pas favorisée par un certain degré de vide dans ce condenseur, comme dans les appareils ordinaires, et qu^il faut accélérer cette injection par une charge d'eau. On obtient ce résultat en plaçant le réservoir d'eau froide à deux ou trois mètres au-dessus du condenseur*
D'autre part, ce condenseur contenant périodiquement de la vapeur qui se maintient pendant quelques instants au-dessus de lOCy», puis à cette température de 100"t conserve une température moyenne supérieure à celle des condenseurs ordinaires ; de sorte que le vide s'y fait plus difficilement que dans ceax»d, et qu'il €tti tDCore plus impi^tut de prendre toutes les mesure» propres à accélérer la oendensaiion dès son débat* Pour cela, il fiiut que le tuyau d^iujection fournisse la pins grande quantité possible d'eau froide, i rinstant où il s'ouvre et que cette
eau, s'épaûouîssant en gerbe dans le condenseur, offre contact avec la vapeur le plus de surface possible; rexpérienc a prouvé qu'il était très important d'observer cette règle* Le vide iDitial étant obtenu, on peut ralentir la venue d'eau froide jusqu'à la an de la course montante, époque à laquelle on la supprime^
Dans cet appareil, les produits gazeux de la condensation qui proviennent, en très grande partie, de Teau froide injectée dans le condenseur, sont constamment maintenus dans cette capacité par Farrivée continuelle de la vapeur à une tension supérieure à la leur, de sorte que ces produits doivent être emportés en totalité avec Feau de condensation, par le torrent de vapeur qui balaie le condenseur après rouverture de la soupape d'équilibre. Ces produits gazeux ne tendent donc à s'accumuler dans aucune partie de l'appareil, ni à former obstacle à la condensation; de sorte que toute autre disposition spéciale pour en purger la machine, est inutjle, et qu'il n'y faut point de reniflard comme celui que Ton trouve au bas des cylindres des machines de Newcomen ; il sérail plus nuisiblô qu'utile et il ne servirait qu'à faire perdre en partie ou en totalité, l'excédant de tension qui est indispensable pour Févacuation du condenseur.
La quantité de vapeur à 1 atmosphère qu'il faut condenser à chaque opération, étant proportionnelle à la capacité totale de la macbine et de rappareil de condensation, il faut évidemment, en mettant le condenseur de côté pour un instant, que la capacité de la machine soit la plus faible possible. Mais la capacité du cylindre dépend de la tension de la vapeur, du travail à produire et du degré de détente adopté, elle ne peut donc être modifiée une fois que les bases principales de sod fonctionnement sont adoptées, et la diminution possible ne peut porter que sur les espaces nuisibles et sur la colonne d^équilibre qui, théoriquement, doivent présenter le moindre volume possible. On obtient ainsi deux avantages : le premier est la réduction du volume de vapeur à condenser, le second, un moindre agrandissement du volume de la vapeur qui vient de produire le travail moteur, au moment de Fouverture de h