‹ Traité élémentaire de minéralogieChapitre 112 sur 203 · QUATORZIEME ESPECE. CHALKOPYR1TE · texte numérisé non relu

QUATORZIEME ESPECE. CHALKOPYR1TE

(Pyrite cuivreuse).

Ouvre pyriteux; fyrite cuivreuse; Mine de cuivre jaune; Kupferkies ; Gelferz; Nierenkies.

Substance métalloïde, jaune de bronze; cristallisant en octaèdre à base carrée, passant au tétraèdre. Pesanteur spécifique, 4»i&

Fusible au chalumeau en globules attirables à l'aimant, et qui donnent ensuite des globules de cuivre avec la soude. Soluble dans l'acide nitrique ; solution

CIIALKOPYIUTP. 4l3

devenant bleue par l'ammoniaque,* en donnant un précipité abondant d'oxide de fer; donnant d'ailleurs l'indice du cuivre sur une lame de fer, et précipitant abondamment en bleu par l'hydrocyanate ferruginé de potasse.

Composition. Fe Cu Su3 == Fe Su 4- Gu* Su, plus ou moins mélangée de matières étrangères.

Chalkopyrite cristallisée de Ram- Chalkopyrite de Furstemberg , berg , pat H. Bosc. par le même.

Rapp.atom. Rapp.atom.

Soufre 35,87 • °>l78 a Soufre 36,5a . . 0,181

Cuivre .... 34,4o . 0,088 1 Cuivre .... 33,ia . . 0,084

Fer. 3o,47 0,089 1 Fer- • • • • ■ 3o • • °>o88

Matières étrangère» .... 0,39

Chalkopyrite d'Orrijerfvi , Chalkopyrite d'AUevard ,

par Hartwall. par Berthier.

Rapp. atom . Rapp. atom .

Soufre 36,33 . • 0,180 Soufre . . • . 36,3 . . 0,180

Cuivre 3a,ao . . 0,081 Suivre. . . . 3a,i . . 0,081

Fer 3o,o3 . . 0,088 ^er ..... 3i,5 . . 0,09a

Silice °>9^

Oxide de manganèse et matières terreuses. . . . i,3o

Chalkopyrite de Sainbel , Chalkopyrite cristallisée ,

par Gueniveau. par R. Phillips.

Rapp.atom. Rapp.atom.

Soufre 37 . . o,»83 Soufre .... 35,i6 . . 0,179

Cuivre 3o,a . . 0,076 Cuivre. . . . 5o . . 00,76

Fer 5a,5 . . 0,094 Fer 3a,ao . . 0^94

Chalkopyrite mamelonnée, Chalkopyrite d'Àllague,

par R. Phillips . par Berthier.

Rapp. atom, Rapp. atom.

Soufre 34*46 . . 0,171 Soufre .... 3a • . 0,169

Cuivre. .... 3i,ao . . 0,078 Cuivre. • • * 3i,6 . • o,o83

Fer ...... 3o,8o , . 0,090 Fer ag,a . . 0,086

Matière terreuse . 1,10 Gangue. . • . 3.3

Plomb et arsenic . a,44

4(4 FAMILLE DES SDLPDRIDES.

Clialkopyrite <lc Saxe, par Bertliier.

Soufre 3a ... 0,169

Cuivre 33,3 . . . o,ob4

Fer 3o ... 0,088

Gangue 2,6

La première de ces analyses donne sensiblement les rapports atomiques 2,1 et i entre le soufre, le cuivre et le fer, comme nous l'admettons daus la formule. Les autres analyses se rapprochent de ces rapports, sans cependant s'y rattacher immédiatement : dans les unes on trouve plutôt les rapports 18, 8 et 9; dans d'autres on voit 17,8 et 9, et enfin dans les dernières, 16,8 et 9. Or, il est possible qu'il y ait quelques erreurs dans l'évaluation des matières fournies par l'analyse ; mais il est probable aussi que ces divergences tiennent à des mélanges qu'il est difficile d'assigner. Si l'on s'en rapporte aux nombres atomiques que l'on observe, oitest conduit à penser, pt>ur les rapportai 8, 8 et 9, qu'il y a mélange de pyrite FeSua, car on en tirerait 8 (FeSu -f-CuSu), •+■ FeSu3; les nombres 17,8 et 9 indiqueraient surabondance de sulfure de fer de la formule FeSu, car on aurait 8 ( Fe Sii -4- Cu Su) 4- Fe Su. Quant aux derniers rapports 16,8 et 9, on n'en peut tirer la formule que nous avons admise , qu'en admettant le mélange d'une substance de la formule 3 FeSu Cu1 Su, car ces rapports donnent 6 ( Fe Su -r- Çu Su ) 4- ( 3 Fe Su -+- Cu' Su) : c'est la divergence que l'on a le plus de peine à concilier avec l'idée que l'on se forme de la première analyse. Au reste, il n'est pas inutile de remarquer que les six dernières analyses sont déjà assez anciennes, et qu'il pourrait bien arriver que les auteurs trouvassent eux-mêmes aujourd'hui quelques différences dans les nombres , s'ils recommençaient leurs opérations avec la précision qu'ils ont mise dans des travaux plus récens.

CHAT KOPYRITE. 4 t 5

Quoi qu'il en soit, nous adoptons avec M. Berzélius la formule générale Fe Cu Su2, quoique nous ne la développions pas de la même manière, car ce savant chimiste a admis une formule qui, réduite suivant les poids atomiques actuels , donnerait Fea Su5 Cua Su , que nous regardons comme moins probable que la nôtre, parce qu'on ne trouve pas Fe2 Su9 dans les autres composés que nous connaissons, tandis qu'on y observe très nettement le sulfure Fe Su.

VARIÉTÉS

Chalropy rite cristallisée. En octaèdre» à base cauéc, tri» rapprochés de l'octaî-dvc régulier, simples ou modifiés, t. 1, pl. lV,fig. 61,62, 53 , 46 , et passant au tétraèdre qui ressemble au tétraèdre régulier.

Inclinaison de i sur I 1 ior et 71° 10' ; de ci sur i i5' j de d sur d ii5a 3o' et 102" 3o'.

Les mêmes angles, si la substance appartenait au système cubique seraient ioo,°28' 16", 7003i'44", i44° 44' 10", 1200 et 900.

Chalcopy rite maclèc. Réunion de deux octaèdres , fort analogue a celle des octaèdres réguliers, t. 1 , pl. VIII, fig. 38.

Chalcopy rite stalacti tique. — mamelonnée.

Chalcopyrite incrustante. Formant des enduits cristallins sur des cristaux de Calcaire , de Barytine, de cuivre gris, de Tenuantite , etc.

Chalcopyrite compacte. En masses informes plus ou moins considérables.

Chalcopyrite phillipsitifère» Variété mamelonnée de Covnwall , dans laquelle on distingue des petite» couches de Phillipsite qui séparent celles de Chalcopyrite, et dont la surface présente des petits cristaux de cette même substance.

GISEMENT

IVous renverrons, pour le gisement du cuivre pyriteux, à ce que nous avons dit t. 1, p. 627, et pour son emploi, p. 721. Nous ferons seulement remarquer que les plus beaux échantillons cristallisés proviennent du Derbysbire, du Cornwall, des environs de Freyberg , et de Sainte- Marie aux mines en France.

4l6 FAMUXB DBS SULFDRIDES.

QUIITllàME ESPECE. STANNINE

( de Stannum , étain ).

Étain pyriteux; Étain sulfuré; Or massif natif; Zinnkies.

Substance métalloïde, d'un gris jaunâtre, compacte, a cassure granulaire passant à la cassure imparfaitement conchoîde.

Pesanteur spécifique, 4>35 à 4>7$-

Fusible au chalumeau , en couvrant le charbon d'une poussière blanche non volatile.

Soluble dans l'acide nitrique , avec un précipité blanc immédiat. Solution donnant l'indice du cuivre sur une lame de fer, devenant bleue par l'ammoniaque , et précipitant en même temps de l'oxide de fer; précipité immédiat soluble dans l'acide hydrochloriqué , et solution précipitant en pourpre par le chlorure d'or.

Composition. 4Fe SnCu* Su*. Noua M'avons encore que l'analyse suivante , que Ton doit à Klaproth :

Rapports atomiques.

Soufre . 5o,5 . . • 0)i5l 4

Etain « . a6,5 . . . o,o35 1?

Cuivre* 3o ... 0.075 a

Fer ia ... o,o35 i?

où l'on voit sensiblement les rapports atomiques indiqués par la formule que nous avons adoptée.

Maintenant on peut diviser cette formule générale c]e différentes manières : on peut en tirer l'expression Sn Su 4- Cu* Su -H Fe Su* , comme M. BerzéliUs ; mais ce chimiste a considéré le terme Fe Su* comme accidentel , et a seulement conservé les deux autres comme indication du composé. Or, on peut objecter à cette manière de voir, que, quand la Stannine est mécaniquement mélangée de matières étrangères , c'est du cuivre

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