‹ Traité élémentaire de minéralogieChapitre 129 sur 203 · GIS* MEUT · texte numérisé non relu

GIS* MEUT

Le Gypse appartient en quelque sorte à toutes les espèces de dépôts que l'on reconnaît à la surface de la terre. On le voit d'abord dans les terrains de cristallisation, sur la pente des vallées, ou plutôt des cirques, où, comme nous l'avons dit t. i,p. 596, il semble être le résultat de l'action des vapeurs sulfureuses sur les couches calcaires. Peut être s'en trouve-t il des am.is plus on moins considérables intercalés dans les micaschistes (route du Simplon , du coté du Piémftnt; Val Canaria, au Saint-Gothardl ; mais on le voit évidemment en relation intime avec des amygdaloïdes (Dauphiné), avec des serpentines (Dauphiné, vallée dWost, Pyrénées). Il forme çà et là des amas superficiels sur le flanc des montagnes composées de matières schisteuses, et situées à la jonction des terrains cristallins et sédimcntCUX (Tarentaise , vallée d'Àost , etc.).

Du reste, le Gypse est très abondant dans les terrains de sédiment, et y forme des amas plus ou moins considérables. On le trouve d'abord dans les calcaires pénéens (Zecbstein des Allemands ) (Maosfeld) , puis dans le grès bigarré (Thurioge ; Decise en Nivernais, etc.) , dans le calcaire conchylien (Wurtemberg)* dans les marnes irisées (environs d'Abus , Anduxe, etc.), dons le lias (montagnes de Jura , daus la Franche-Comté, la Lorraine , etc.) , où il forme des dépôts considérables. Il disparaît en quelque sorte dans la formation jurassique, mais se remontre dans ses parties supérieures, puis dans le grès vert qui prélude à la craie (revers méridional des Pyrénées) , et enfin dans les terrains tertiaires, où il forme des dépôts assez considéra- Lies au-dessus du calcaire grossier parisien (Montmartre et tous

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le* environ* de Paris , Aix en Provence , etc.). Dans nette position, il est remarquable surtout par une grande quantité de débris de mammifères, d'oiseaux et de reptiles.

Dans toutes les parties moyennes des terrains de sédiment, le Gypse est presque toujours accompagné de sel commun , et quelquefois de Soufre (Italie, Sicile, etc.) A l'exception de* Gypses tertiaires, il est extrêmement rare que celte matière renferme des débris organiques ; on n'y connaît de débris de mollusques dans aucune localité.

r. SAGES.

Dans quelques localités, les variétés laminaires et transparentes de Gypse ont été employée* , en les divisant en feuillets, pour remplacer le verre et couvrir de petites images; de là les noms de Pierre à /ésus , Glace de Marie, Miroir d' Ane.

Les variétés compactes blanches, qui se la illent avec une grande facilité , sont employées sous les noms $ AlhtUre , Albdtre- Gypse , Alabastrite, pour former les vases, le* socles de pendules, 1rs petites figures, etc., qu'on voir si fréquemment aujourd'hui dans nos habitations. C'est en Italie que se fabrique la plupart de ces ouvrages, et les matières sont principalement tirées des environs de Voltera. On pourrait s'en procurer de même en France dans un grand nombre de lieux. On a aussi employé depuis quelque temps au même usage les Gypses tertiaires de Lagny, qui présentent de beaux reflets nacrés, et qu'on a quelquefois colorés en bleu, en vert, en violet, par des dissolutions métalliques.

Les variétés caleifères des environs de Paris sont extrêmement précieuses pour la bâtisse, et fournissent par la cuisson tout le plâtre qu'on emploie dans nos environs; on en exporte lue lire à de grandes distances, et principalement à l'état brut, pour le même usage. Les variétés pures cristallines ( Gypse lenticulaire , en fer de lance , Grignard, e le), qu'on trouve en nids dans les mêmes gisemens, sont recherchées par les modeleurs en plâtre, parce qu'elles donnent un plâtre plus fin. C'est aussi ce qu'on obtient ;ivec les Gypses compactes pures des terrains secondaires ; mais ces plâtres fins ont beaucoup moins de solidité, et pour la bâtisse, on ne peut les employer que

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