CORNWALL
PREMIÈRE MAXIFRE.
Fe' P+4^ avec F' P
6 Aq •••••••
Fe3P -f 6^?, simple, ou
arec F P -f i&Aq.
Fe ■* P + 9 Aq, simple , ou arec F6 P3 + 5oAq. .
F4 P + 5 Aq.
F* P -|- \lAq, simple, ou
avec F P + *°Aq. . .
F* P + i*Aq, avec F P.
2 F^ P -f~ 5 Aq, simple, ou avec FF -|-3 Aq.
F8 P3 -f- MAq
a* OU 3e MANIÈRE.
F5 P + 6Aq avec F5 P' + lo Aq, ou encore
F3 P* + l6Aq.
F* P + 12^ avec F P + &Aq.
P $ + iS Ag ntc F P.
-f- *oAq.
Il n'est pas inutile d'ajouter aux analyses que nous venons de donner celle du Phosphate de fer de l'Ile-de- France, qui, d'après d'anciennes recherches de M. Laugier, serait formé de :
(Xxigène. Rapport*.
Acide pbosphorique . . 19,35 . . . 10,78 5 Féroxide de far . . . . 4i,*5 . . . 12,64 6
Alumine. .«...» 5
Silice i,25
. , Perte ........ 2
PHOSPHATES DE FER. 5bj
ce qui donnerait F* P ~r 12 Aq ; mais il y a tant d'analogie entre cette substance de l'Ile-de-France et celles deCornwall, de Bodenmaiss , qu'il est bien difficile de penser que tout le fer soit ici à 1 état de péroxide. En effet, pendant l'analyse, l'action de l'acide nitrique a fait dégager du gaz nitreux ; d'où il suit qu'il y a eu une oxidation ; et cependant, d'un autre côté , il y a encore une perte de 2 pour 100. 11 me semble en tout y avoir plusieurs causes d'erreurs dans cette analyse , qui est déjà fort ancienne.
C'est sans doute d'après quelques discussions analogues à celles auxquelles nous nous sommes livrés, que M. Berzélius s'est déterminé à adopter trois formules de composition pour les Phosphates de fer ; savoir :
t\ P + 6 4q, t* F3 + 16 Aq, F» P + 12 Aq,
auxquelles il ajouterait sans doute celle des Phosphates verts qu'il ne connaissait pas alors ; mais il est difficile de comprendre comment il a pu réunir à ces trois formules toutes les analyses qu'il cite. Dans la première, il comprend les Phosphates de Bodenmaiss et de Hillentrup : or, nous voyons qu'il y a différence dans les quantités d'eau, qui sont cependant en proportion définie; par conséquent, ce n'est qu'en admettant une décomposition que la réunion peut se faire, et l'on peut se fonder sur ce que la substance de Bodenmaiss est cristalline , tandis que l'autre est terreuse. Dans la seconde , il comprend le Phosphate de Cornwall et celui d'Eckartsberg ; mais ici c'est le contraire de ce que nous venons de dire : il n'y a que la substance terreuse qui puisse être rapportée exactement à la formule; car dans celle qui est cristallisée, et dans laquelle on ne doit pas supposer une altération, il y a surabondance d'eau. Enfin, dans la troisième formule, il comprend à-la-fois le Phosphate de l'Ile-de-France et celui d'AUeyras : or, dans ce
568 FAMILLE DBS PlHJSPHORIDES.
dernier, c'est évidemment du protoxide de fer, et non du péroxide.
En examinant le tableau, partie réel , partie hypothétique, que nous avons donné, on est conduit à penser qu'il doit exister plusieurs espèces de Phosphates de protoxide qui renferment plus ou moins d'eau, et plusieurs Phosphates de péroxide mélangés avec les premiers; mais il est à remarquer que les Phosphates de péroxide, que , par hypothèse, nous avons été conduits à regarder comme mélangés avec les Phosphates de protoxide, ne sont pas ceux qui proviendraient de leur décomposition , car
F* F donne naissance à F P.
F* p FF.
Par conséquent, si une décomposition a produit les mélanges que nous avons trouvés, il faut, ou qu'elle n ait pas été seulement le résultat d'une simple oxidation , ou bien que le corps ait d'abord renfermé un Phosphate de protoxide différent de celui qui se manifeste à nous^ ainsi , le Phosphate d'Eckartsberg aurait dû primitivement renfermer un Phosphate de la formule F4 F ; celui de Hillentrup aurait à\\ renfermer primitivement du Phosphate de ]a formule F* P , etc.
On voit donc que l'on est enfermé dans un cercle dont il est aujourd'hui impossible de sortir.
En réunissant ensemble toutes les espèces dont on doit soupçonner l'existence, on peut dire que les phosphates de fer se trouvent dans les terrains de cristallisation (carrières du Hureaux, prèa Liraogea; Bodenmaiss en Bavière, Kongsberg en Norwège, Groenland), dans des gites métallifères (Cornwall , avec minerai» de cuivre et d'ftain), dans des minerais de manganèse (Anglar,Sayn, Araberg), dans des couches de calcaires secondaires (Eckartaberg), dans des dépôts de matières argileuses renfermant des débris