PHOSPHATES CUIVREUX
HUITIÈME ESPECE. APHÉRÈSE ( de açaoïot; , soustraction).
Cuivte phosphaté de Libethcn ; Olîvencrz; Oktaadrisches
phosphorsaares Kupfrrs
Substance d'un vert foncé; cristalline ; en octaèdre à base rectangle dont les angles, à la base commune, sont de $5* i5' et 1210 i5'.
Pesanteur spécifique, 3,6 à 3,8.
Rayant le Calcaire.
Donnant de l'eau par calcination ; réductible à un feu vif, et donnant des grains de cuivre par la fusion avec la soude.
Attaquable par l'acide nitrique. Solution donnant du cuivre sur un barreau de fer.
Composition. Cu+ P> = Cu4 P + iAq, d'après l'analyse de M. Bertbier, qui a fourni :
Oxigène. Rapports.
Acide pbosphorique. . . 28,7 • # . 16,08 5
Oxide de cuivre 63,9 . . . 12,88 . 4
Aphérèse cristallisée. En petits cristaux octaèdres modifies de difle*rentes manières sur les angles, pl. X. fiç. 3, 7, io.
FAMILLE DBS PHOSPHORIDES.
Inclinaison de b sur b, û5°i5' ; c sur e, iai°i5 { c sur d, 149» io'. Aphérèse fibreuse. En fibre* très courtes , divergente», qui tant les faces des octaèdres à leurs extrémités.
Aphérèse compacte. En très petits nids daus le Quarz.
On ne peut encore citer avec quelque certitude que les mines de cuivre de Libethen en Hongrie pour gisement de l'Aphérèse ; cette substance s'y trouve en petits crisUux daus le Quarz et le micaschiste , avtc la Chaicopyrite et le protoxide de cuivre. Comme cette matière doit former évidemment une espèce, nous avons dû lui denner un nom } celui que nous avons adopté rappelle qu'elle n'est qu'un démembrement de l'es-
APPBNDICE.
Si Ton doit s'en rapporter aux analyses de Klaproth et de M. Dumesnil , il existerait un phosphate anhydre , en petites niasses mamelonnées, de même formule que le précédent. Ces analyses sont :
Phosphate de Rheiubreitbach , Phosphate de Libethen ,
par Klaproth. par Dumesnil.
Acide phospho- Oxig. Rapp. Acide phospho- Oxig. Rap.
rique .... 3o,g5 . 17 ,34 5 rique . . . 9,45 . 5,2g 5 Oxide de cuivre. 68, i3 . i3,74 4 0*idedecuiv.ao,5i . 4»»3 4
où l'on voit par conséquent la formule C<t4 P5 comme dans le phosphate Aphérèse ( mais point d'eau. J'observerai cependant que dans plusieurs échantillons compactes, mamelonnés, que j'ai pu essayer des deux localités citées, j'ai toujours obtenu de Veau par la calcination.
YPOLEIME
( de uncXttufia , reste de compte ).
Cuivre phosphaté de Rheinbreitbach ; Pseudomalachite; Prismatisches phosphorsaures Kupfer.
Substance verte; cristallisant en prismes obliques
TPOLBIME. §7 I
rhomboïdaux d'environ i/fi4 et dg\ Inclinaison de la base aux faces ,112° 3o' environ.
Pesanteur spécifique, 4»a-
Rayant la Fluorine.
Donnant de l'eau par calcination , et offrant d'ailleurs tous les caractères chimiques de l'Aphérèse.
Composition, Cu P -f- Aq = Cu P -f- 5 Aq, suivant l analyse de M. F. Lunn , constatée par M. Arfwedson :
Oxigène. Rapports.
Acide phosphorique • .31,687 - . .12,15 1 Oxide de cuivre. . . • 62,847 . .' . 12,67 1
Eau »5,454 . . . 13,74 1
Ypoleime cristallisée. En prismes 'rectangulaires modifies sur les arêtes ou les angles , pl. XI , fig. 2 , 6, 9 ; ou en prismes hexagones , striés sur leur longueur, où la face P disparaît , et portant du reste les mêmes modifications.
Inclinaison de B sur a t ii5°33'; 1 sur 1, 123° Ifl'.
Ypoleime cylindroïde. Les mêmes cristaux hexagones ou octogones , fortement cannelés sur leur longueur.
Ypoleime fibreuse. Composée de fibres divergentes ou entrelacées , dont les extrémités sont cristallines. 11 serait bien possible que cette variété appartînt à l'espèce précédente.
Ypoleime terreuse. Il est difficile, à moins d'analyse, de savoir si cette variété , qu'on trouve avec les précédentes , appartient à cette espèce ou à l'autre.
LTpoleime , qui doit , par sa composition aussi bien que par sa cristallisation, constituer une espèce particulière , et qui par conséquent demandait un nom distinct, se trouve à Virneberg , près de Rheiubreitbach, dans les provinces prussiennes rhénanes , engagée dans le Quarz dans des filons qui traversent les dépôts de Grauwacke.
APPENDICE
Il faut rapprocher de cette espèce quelques matières compactes, concrétionnées, de Libethen et de Rheinbreitbach, d'un ▼ert bleuâtre , qui renferment moins d'eau que les variétés cristallines. M. Bertbier a tiré de celle de Libethen:
5j2 FAMILLE DBS PHOSPHO&IDES.
Oxtgène* Rapport*.
Aeidc pbofphorique. . .22,80. . .12,77 2 Oûde de cuivre . . . . 6t,a3 . . .12,35 a
Eau . 8,32 . . . 7,4o 1
Carbonate malachite * • 4»^7 Ocre: 1,87
où il y a moitié moins d'eau que dans l'espèce précédente. Est» ce une espèce qui aurait pour formule Cu2 P2 Aq , ou bien .estce un mélange d'Ypoleime CuPAq avec un phosphate an-r hydre du même ordre CuP? C'est ce qu'il est impossible de dire. ,
On pourrait aussi considérer cette matière comme étant du. phosphate Aphérèse Cu'P5 Aq1 avec de l'hydrate de cuivre Cu Aq; mais comme il n'est pas probable que cette dernière matière soit à l'état libre, il faudrait la regarder comme combinée , et dans ce cas > ce serait encore une espèce particulière.
PHOSPHATES D'URANE.