‹ Traité élémentaire de minéralogieChapitre 158 sur 203 · PREMIÈRE ESPECE. PH ARMACOLITE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE ESPECE. PH ARMACOLITE

Chaux arséniatée ; Pharmakolith ; Arscniùt ; Arsenik -

saurt-r KttfA.

Substance blanche ou accidentellement rosée ; ci istallisjnt dans le système rhomboédrique.

Pesanteur spécifique , 2,64»

Rayant la Fluorine.

Donnant de l'eau par calcinalion ; fusible en émail blanc.

Attaquable par l'acide nitrique. Solution donnant par 1 oxalate d'ammoniaque un précipité blanç abondant, qui ne donne pas de couleur au Borax lorsque la pierre est blanche , et le colore en bleu lorsqu'elle est rose.

Composition, Coï Ar* Atf* = Co? Ar3 $Aqy ou

Ca* Ar + 6Aq:

Pharmacolite de Wittichen , par Klaproth.

Oxigène. Rapports.

Acide arsenique . • . . 5o,54 • • * 17>54 5

Chaux 35,0a . . . 7|02 3

Eau 24,46 • • . 31,74 6 -

Pharmacolite cristallisée. En prismes hexagones terminés par des facettes annulaires , ou en dodécaèdres acalènes très allongés.

Pharmacolite aciculaire. En petits cristaux extrêmement minces et trèa allongés, groupés de différentes manières.

La Pharmacolite est une substance de filons qui se trouTc dans les différens gîtes d'arséniures (Wittichen en Souabe; Riegclsdorf en H esse; Gfciicksbruan en Thuringer-Wald ; Andrcasberg au Harz; Neustidtel en Saxe; Joachimsthal en Bohême). Elle remplit les fissures ou les cavités des gangues ou des roches environnantes.

APPENDICE

Roselite. Substance rosaire en prismes rhomboïdaux de i3a° 48'; rayant le Gypse. Soluble dans l'acide hydrochlorique.

Formée, suivant M. Children, d'acide arsenic, de chaux, de magnésie, d'oxide de cobalt et d'eau.

Se trouve à Schneeberg en Saxe, avec l'arsénite de cobalt.

Chaux arséniatée Haïdingerite. Cristallisée en dodécaèdres scalènes dont les faces sont inclinées de ia3° 35', i33a5o/ et 75«35\ Pesanteur spécifique, a,84«.

Formée , suivant M. Turner, de

Rapports atomiques.

Arséniate de chaux Cfl5 Ar* . . 85,68 1 . .0,039. * ' Eau i4>3;q . .0127. . *

ARSÉNICITS. 59.3

ce qui semble indiquer Caa A* $Aq, et par conséquent la Pharmacolite avec moitié moins d'eau.

Il parait que cette matière provient de Riegelsdorf en Hesse»

DEUXIÈME ESPÈCE. ARSÉNICITE.

Chaux arsêniatée; Pfutrmacolite ; Pikropharmacolite ; Arsenik

Bluîhc ; Arsenizit.

Substance blanche ou accidentellement rosée; en poussière ou en globules fibreux , rarement aciculaire. Pesanteur spécifique, 2,73?

Rayée par la Fluorine.

Donnant de l'eau par calcination , et offrant tous les caractères chimiques de la Pharmacolite.

Composition. Ca Ar* Aif =Ca Ar* + 3 Aq , ou Ca5 A ' i$Aq9 d après les analyses suivantes :

Avsenicite d'Andreasberg , Pikropharmacolite de RiegeUdorflf,

par John. par Stromevcr.

Oxig. Rapp. Oxig. Rap.

Acide arseni- Acide ar*euique. 46,97 r . 16, 3 1 2

que. . . 45,68 ■ i5,86 2 Chaux. .... 24,6^6 . 6,921 Chaux. . .37,28. 7,66 1 Magnésie . . . 3,218 . 1,28V 1 Eau. . . .23,86.21,21 3? Oxide de coLalt. 0,998. 0,21)

Eau 23,977 . 21, 3i 3

On voit qu'il manque un peu d'eau dans chacune de ces analyses, ce qui semble indiquer mélange d'un Arséniate anhydre. La seconde analyse présente en outre un mélange d'arséniate de magnésie et d'arséniate de cobalt de même formule. C'est d'après la présence du premier de ces deux sels que M. Stromeyer a imaginé le nom de Pikropharmacolite ; mais j'ai préféré adopter celui d'Arsénicite , pour ne pas rattacher l'idée de l'espèce à une matière accidentelle ; ceiui de Pikropharmacolite Min*r. 38

594 FAMILLK DBS ARS^N IDES.

pourra être employé , si on trouve quelque jour l'arséniate de magnésie seul ou dominant.

Cette substance se trouve a Andreasberg au H an, et à Riegelidorf en H esse. Ce n'est que dans cette localité qu'elle est mélangée d'arséniaU de magnésie.

MIMETÈSE

( de u.tu.vi'mc, imitateur » ).

Plomb anêniaté ; Plomb phosphaté arsenifère ; Gelbes Bleierz;

Arsenifoaures Blei.

Substance cristallisant en prismes à base d'hexagone régulier dont la hauteur est à l'apothème à-peu-près comme les nombres 5 à 5 , ou peut-être 66 à 3^, comme dans la Pyromorphite.

Pesanteur spécifique, 5,6? 6,4t.

Rayant le Qilcaire; fragile.

Ne donnant pas d'eau par calcination. Difficilement fusible au chalumeau ; réductible sur le charbon. Offrant la réaction du Chlore par la fusion avec le mélange de Phosphate ammoniacal et d'oxide de cuivre.

Attaquable par l'acide nitrique. Solution précipitant des lamelles de plomb sur un barreau de zinc.

Composition. 3 Pb* Ar-f- PbCh', d'après l'analyse de M. Wôhler sur un échantillon de Johann-Georgenstadt :

Oxig. Rap. Rapp.atom.

Acide arseuique . . ai,ao . . 7,36/ g î Acide phosphorique. 1,32 . . 0,74 ) sP&At* . 0,016 . 3 Oxide de plomb . . 67,89 , . 4,87 3 j Chlorure de plomb. 9,60 o,oo5 . 1

Mimetise cristallisée. En prismes hexaèdres ter minés par des facettes annulaires, ou en dodécaèdres isocèles tronques au sommet, pl. VI , fig. 8,64.

(1) Farce que la substance ressemble complètement à la Pyromorphite, arec laquelle elle se mélange d'ailleurs en toutes proportions.

MIMETSSE.

inclinaison de r sur o f l3o" V?

Mimetèse fibreux. A fibres grossières parallèles.

Mimetèse mamelonné. Formant des croûtes tuberculeuses sur d'autres corps.

Cette substance se trouve dans les gîtes métallifères cuivreux OU plombifères (Huel-Unity près Saiut-Day, Huel-Gorland, en Cornwall ; Johann-Georgenttadt en Saxe ; Champallement , à une lieue de Nevers).

XPPFTtDICE.

Arsèniate de plomb filamenteux et terreux {Bleibluthe, Bleinierc, Flockenerz). S'il en faut croire 1 analyse de Bindheim, ces arséniates filamenteux ou terreux présenteraient une autre combinaison d'acide arsenique et d'oxide de plomb. Ce chimiste a trouvé dans des échantillons de Brisgau :

Oxigène. Rapports.

Acide arsenique 25 ... 8,68 3?

Oxide de plomb 35 . . . 2,5 1 1

Eau 10 ... 8,89 3 ?

Oxidedefer i4

Silice et alumine . • • . 10 Argent i,i5

En faisant abstraction de l'oxide de fer et des matières terreuses, on aurait un arsèniate de la formule PbAr*, fort différent du précédent, qui est PfrAr5; et si l'on joignait l'eau, ce qui pourrait bien être juste, parce que les échantillons que j'ai essayés ont tous donné de ce liquide par calcination , on aurait Pb Ar5 + ce qui ferait évidemment une espèce

particulière. Il n'est pas inutile de recommencer les analyses de ces matières, ne fût-ce que pour y chercher le chlore, dont l'absence est encore un caractère.

Ces arséniates terreux et filamenteux se trouvent en très petites veines dans du Quarz, et accompagnés de Fluorine , de Galène, etc. On les rencontre en France (Saint- Piix-sous-Beuvray, Saône-et-Loire ; La Horpie-en-Oisaus) , en Brisgau (dans les montagnes noires), en Andalousie, en Cornwall (Huel-Uuity), et en Sibérie (Nertschinski).

FAMILLE DBS AKSENIDES.

QUATRIÈME ESfàCE. ÉRYTHRINE (de «fuôfc;, rouge).

Cobalt arséniaté ; Arseniksaurtr Kobalt.

Substance rouge -violâtre ou rose. Cristallisant en prisme rectangulaire oblique; d'un clivage facile parallèlement aux pans du prisme.

Pesanteur spéciBque, 2,946 a 3,o33.

Rayée par le Calcaire.

Donnant de l'eau par calcination. Fusible au chalumeau, après dégagement de vapeur arsenicale, en globule métallique cassant, qui donne au verre de Borax une belle couleur bleue au feu d oxidation.

Attaquable par l'acide nitrique. Solution rose donnant un précipité violàtre par les alcalis, et vert par l'hydrocyanate ferruginé de potasse.

Composition. Peut-être Co* Ar -t- 9 Aq, Je ne connais que les analyses suivantes :

Ervthrine d' Allemont , Erytm ine de RiegeUdorlï ,

parLaugier. par Bucholx.

Oxig. Rapp.

Acide avsenique. 4o,o . >3,88 5? Acide ar.en,c,uc . 37 . «,«4

Oxide de cobalt, . q,37) <>*ide de cobalt. 39 . 8,3» a

Oxide de nickel, g,*. 1,96* 3 Eau aa . ig,ôb »

Onidedcfer. . 61. i,33j Eau. . . • • 1^5 .21,78 9?

La première semble conduire à la formule que nous avons indiquée; mais la seconde donnerait plutôt C010 Àr3 -+- a5 Aq.

Érythrine cristallisée. En petit» prUmea rectangulaire, aimplet oh légèrement modifié» »ur le» arête» et les angle».

Eryjhrineacicidaire. Le* même» aUtau» tiè. petiU ou émoutte*, eu

groupe» divergens.

BEYTHIUaH. MICK.SLOCHE. Soj

Brythrine mamelonnée. Globulaire ou semi-globulaire, à structure fibreuse radiée.

Brythrine lamini forme. En petites lame* miner», circulaires, qui «ont très finement atnées du centre à la circonférence , et appliquées sur < les matières étrangères.

Brythrine terreuse. Poussière rose à la surface de différente» kttbstauces.

Toutes les variétés cristallines sont d'un rose-foncé, ou violâtre quel* quefois très foncé. Elles sont quelquefois partie violâtres , partie vertolives , et il paraîtrait que sous cette dernière couleur c'est un état particulier qui mériterait d'être examiné.

L'Érythrine se trouve avec les divers arséniures , et particulièrement avec ceux de cobalt. \ oyc* SmaUine , page 584..

CINQUIÈME ESPECE. NICKELOCUE.

Nickel oxidé ; Nickel arséniatc; Nickclockcr ; Nickclbliithc ; Nickclbcschlag; Jrscniksaures Nickel.

Substance verdâtre, pulvérulente, ou en légers filamens groupés. Très tendre, se laissant gratter avec lu plus grande facilité.

Donnant de l'eau par calcinatiori. Fusible sur le charbon, avec dégagement de vapeur arsenicale, en globule métalloïde cassant. Résidu du grillage donnant avec te Borax un verre jaune-rouge qui pâlit par refroidissement.

Attaquable par l'acide nitrique. Solution devenant violâtre par l'ammoniaque, et précipitant en vert par les alcalis fixes.

Composition. ïïv'Av + SAq ou Ni,0Âr:' + a5 Aq , ou plus probablement N* Ar -f- 9 Aq, d'après l'analyse du Nickelocre d'Allemont par M. Berthier :

Acide arsenique 36.8 . . 12,77 5 ? ou 3

Ovide de nickel 36,2. • 7,70) ^

Oxide de cobalt .... 2,5 . . o,55 S

Eau 24,5 . . 21,78 8 5

Cette substance se trouve partout avec h IN'ickeline, soit a ia surface de cette matière, soit dans les substances terreuses qui l'accompagnent.

VAHILLS DBS ABSENIDE*.

ARSENIATES CUIVREUX.

SIXIÈME ESPECE. ÉRINITE.

Cuivre arséniatérhomboédrique ; Cuivre micacé; Kupferglimmer^ Blâttriges olivencrz ; Euchlor glimmcr.

Substance d'un vert émeraude ; cristallisant dans le système rhomboédrique.

Pesanteur spécifique, 4><>43»

Rayant le Calcaire ; rayée difficilement par la Fluorine.

Donnant de l'eau par calcination. Fusible au chalumeau , et réductible en globule métallique blanc.

Attaquable par l'acide nitrique. Solution donnant abondamment du cuivre sur un barreau de fer.

Composition. Cu5 4r> Aq — ZCuAr-\- Aq, ou 3 Cus

Ar + 5 Aq , suivant l'analyse approximative de M. Turner sur un échantillon de Limerik :

Oxigène. Rapports.

Acide arsenique . . . .33,78. . .11,72 5 Oxide de cuivre . . . .59,44. .. 11,98 3

Eau , 5,oi . . . 4,45 »

Alumine 1 »77(0

Erinite cristallisée. En lames hexagonales qui ne sont que des rhomboèdres tronqués très profondément, dont les faces «ont inclinées entre elles deno" 3o' et 69° 3©'.

(1) L'analyse de Chenevix présente :

Oxigène.

Acide arseoique i\ . . . 7,29 . . 1?

Oxide de cuivre 58 . . . 12,70 . . 2

ce qui n'a aucun rapport avec l'analyse précédente, et qui cependant pourrait conduire k la formule Cu2 Ar Aq*.

ÉRINITE.

Ermite lamellaire. En petites masses formées de Lames courbe* plut ou moins concentriques , qui ne sont que les cristaux précédens.

Cette substance appartient aux dépôts métallifères cuivreux plombifères et arséniurifères. Il en existe en plusieurs contrées, qui ont tous les mêmes caractères extérieurs de couleur et de cristallisation; en Cornwall (Tincroft.Huel-Tamar, Gunnislacke) , en Irlande (Limerik) , en Hongrie (Poïnik , Libethen).

Nous n'ayons l'analyse que de la variété de Limerik ; mais tout ce que je connais des autres lieux présente tellement les caractères donnés par M. Haïdinger pour l'arséniate de cette localité , que je ne doute guère que ce ne soit la même espèce, à moins qu'il n'y en ait plusieurs dans les mêmes lieux , ce qui n'est pas impossible.

APPENDICE

Il faut placer près de la substance précédente une matière que l'on crok provenir de Libethen en Hongrie, et sur laquelle je ne puis m 'empêcher de concevoir des doutes ; elle a été désignée sous le nom ftEuchroïte par M. Haïdinger, qui lui donne les caractères suivans :

Substance vert- émeraude ou vert-poireau, cristallisant en prisme droit rhomboîdal de 1 17° 3o' et 62° 4o'. Pesanteur spé- ■ cinquer 3,38o,; d'où M. Turner a tiré par l'analyse :

Oxigène.

Acide ai senique. . . . . 33,02 . . . .11,46

Oride de cuivre 47 ^ .... 9,65

qu'il est assez difficile de mettre en formule. Il serait bien pos-

La matière examinée par ce chimiste était-elle de la même espèce , ' ou appartenait-cUc à une espèce différente ?

Vauquelin a trouvé dans une matière qui parait avoir les mêmes caractères :

Acide arr inique 43 . . . l4,û3 . . i?

Oxide de cuivre 3o . . . 7,86 . . 1

tau 17 . . . i5,n . . 2

«* qui «emblcrait donner U formule Cu Ar1 -\~iA<(.

600 FAMILLE DES ARSENIDES.

sible qu'il y eût ici un peu d'acide phosphorique , car dans des échantillons de la même localité (Libethen en Hongrie), qui, à la vérité, ne présentent pas la même teinte de couleur, ni exactement la même forme, j'en ai reconnu par les essais chimiques, et même en assez grande quantité.

SEPTIÈME ESPIXE. LIROCONITE.

Cuivre arséniatè en octaèdre obtus; Linsenerz; Linsenhupfer ; Lirohon Malachite ; Lirohonit.

Substance bleue ; cristallisant en octaèdres rectangulaires obtus dont les faces sont inclinées de 60" 4o' et 7 20 22' de part et d'autre de la base.

Pesanteur spéciGque, 2,88.

Rayant le Calcaire.

Donnant beaucoup d'eau par caltination. Fusible, et réductible en grains métalliques blancs; entourée ou non entourée de scories.

Attaquable par l'acide nitrique. Solution donuant des lamelles de cuivré sur un barreau de fer. Je n'y ai pas reconnu d'autres matières.

Composition. Il est évident que c'est un arséniate hydraté, peut-être même une combinaison d'arséniate et d'hydrate; mais on ne la connaît que par l'analyse de Chenevix, qui, quoique assez régulière, peut cependant laisser des doutes par suite des erreurs qu'on remarque évidemment dans d'autres. Cette analyse présente :

Oxigène. Rapport.

Acide arsenique i4 . . . 4,86 1

Oxide de cuivre 49 . . 9,88 2

Eau 35 . . . 3i,n 6

d'où Ton tirerait la formule Ci? Ar Aq* = Cu" Âr -f- SoAq, ou encore Cu* Ar -4- 5 CuAq\

Lt'rvcontte cristallisé*. En octaèdre» «impie» ou modifie» *ur le» arltes par de» face» simples, doubles ou triples, quelquefois sur les augîes solides.

MROCOIflTE. OLIVBNITE. 6oi

Lirocomte lenticulaire. Les mêmes cristaux éroousses , et alors à surface convexe.

Lirocomte mamelonnée. Groupe de cristaux cnjousses, sous la forme de mamelons, à la surface de différentes matières.

Cette substance se trouve dans les mines de cuivre de Cornwall (Huel-Mutrel, Huel-Gorland , Huel-Uuity) , associée avec les espèces suivantes, et accompagnée de protoxide de cuivre, de Chalcopyrite, d'arséniate de fer, etc.

HUITIÈME ESPÈCE. OLIVENITE.

Cuivre arséniaté prismatique droit ; Cuivre arsêniatè vri octaèdre aigu ; Riçht prismatic arseniale of Copper ; Olivcnerz.

Substance d'un vert sombre; cristallisant en prisme rhomboïdal droit de no°5o' et 69» 10'.

Pesanteur spécifique, 4>ao*.

Rayant la Fluorine.

Ne donnant pas d'eau par calcination. Fusible au chalumeau, en scorie vitreuse qui entoure un grain métallique blanc.

Donnant l'indice de l'acide phosphorique en même temps que celui de l'acide arsenique.

Composition. Mélange ou combinaison d'Arséniate et de Phosphate anhydres. L'analyse de Chcnevix a donné :

Qxi&ène. Rapports.

Acide arsenique ^9*7 • • • x$tl& l?

Oxidc de cuirre Go,o . . . ia,io i

d'où l'un tirerait peut-être la formule CuAr = Cub Ar.

Est-ce là la composition? L'acide phosphorique du moins

n'y est pas indiqué.

Klaproth a tiré d'une variété aciculaire de Carharack :

Oxigène. Rapports.

Acide arsenique. . . 45 00 . . . i5,6a . . 5 ou 3

Oxidc de cuivre. . . 5o,6a . . . io,ai . . 3 1

Eau 3,5o . . . 3,n . .1

ce qui donnerait, soit la formule Cti* Ar* -+■ Aq, ou

bien celle Où Ar\

FAMILLB DES ARSENIDES.

Olivenite cristallisée, En petits prismes modifias sur les arêtes lsttfrales aiguës et sur les angles solides.

Olivenite ? aciculaire. En petites aiguilles transparentes très serrées les unes sur les autres.

Olivenite? mamelonnée. D'un vert sombre, et à fibres divergentes très fines.

On trouve également cette substance dans les mines de Cornwall (Huel-Gorland , Huel-Unity, près Saint-Day; Tincroft, Carha rack , près de Redruth ; Hucl-Prosper , Huel-Hu«band). On l'a citée en plusieurs autres lieux (Wolfberg , pays de Bcrg; Rheinbreitbach; Vaury, Haute-Vienne; Chessy, près de Lyon); mais on a confondu certainement sous ce nom des phosphates et carbonates de cuivre, des arséniates de fer, etc.

On peut réunir ici certaines variétés d'arséniate fibreux (wood copper) y dans lesquelles on ne reconnaît pas d'eau par la calcina tion , et qui présentent aussi des traces d'acide phosphorique; les unes renferment de l'oxide de fer, les autres en sont privées.

Il y a aussi une variété terreuse anhydre qui ne renferme pas d'eau, et qui ne donne pas de traces d'acide phosphorique.

C'est aussi vers cette espèce qu'on doit placer, en attendant, les a rséniates jaune- paille fibreux dont Mac-Gregor a tiré :

Cuivre arséniaté prismatique triangulaire; Trihedral arseniate of Copper; Trihedral olive. n-ore.

APPF.^DICR.

Oxigèns. Rapporte.

NEUVIÈME ESPÈCE. APHANÈSE.

( de owJttvr,;, peu apparent ).

Substance d'un vert-bleuAtre, devenant grise à la sur-

ÀFHANÈSE. 6o3

face. Cristallisant en prisme rhomboïdal oblique dont les angles sont de 124' et 56°. Base inclinée aux pans de 95°?

Pesanteur spécifique, 4,28 ?

Rayant avec peine le Calcaire.

Donnant de Veau par calcination. Fusible au chalumeau en un bouton qui cristallise à la surface ; réductible à un feu vif. Donnant à-la-fois l'indice de l'acide arsenique et celui de l'acide phosphorique.

Composition. Aussi inconnue que celle de l'Olivenite; on ne connaît que l'analyse de ,Chenevix , qui a donné :

Acide arscnique. ..... 5o .. . 10,4l 2

Oxide de cuivre 54 . • • 10,89 2

Eau 16 . . . 14,22 3?

et semblerait indiquer CicAr'Jq^ = i Cu5 Ar -\-\5Aq.

L'Aphanèse est en très petits cristaux souvent très déformés, et ne présentant que la moitié du prisme rbomboïdal, en sorte qu'il* n'offrent que des prismes triangulaires terminés par un plan oblique. Ces cristaux sont groupes en faisceaux divergcns , et ne montrent que leur extrémité. Ils se trouvent avec la Liroconite (Huel Muir*i . Uuei GorUnd . «i

Boel-UoJiy, en Coruwall).

APPENDICE

Les variétés fibreuses, capillaires, amianthoïdes, hématites (tvood copper) , qui donnent de l'eau par calcination, peuvent être rapprochées de cette espèce. Les unes renferment de l'acide phosphorique, et les autres point. Il en est qui donnent les réactions du fer, et d'autres qui sont tout-à-fait privées de cette substance.

Toutes les variétés, autant qu'on en peut juger par de simples essais , paraissent renfermer plus d'eau que les variétés cristallines.

Chenevix a tiré des variétés amianthoïdes et hématites :

Oxîgène. Rapport».

Acide arseuique. . . . . «29. . . 10,09 1

Oxide de cuivre 5o . . . 10,08 1

Eau 21 . . 18,69 2'

ce qui conduirait à Cu Ar \- 2 Aq..

FAMILLE DES ABSÉlUDES.

OBSEEVATIOH.

Nous avons cherché à mettre un peu d'ordre dans ces arséniates de cuivre en les divisant d'après les formes, les caractères extérieurs et quelques essais chimiques; mais il est probable qu'on établira par la suite plusieurs autres espèces, aux dépens surtout des matières fibreuses que nous y avons jointes. En jugeant d'après les essais chimiques, il parait qu'il doit y avoir huit ou dix espèces différentes, les unes hydratées, les autres anhydres , les unes avec acide phosphorique, les autres sans; quelques-unes renfermant de l'oxide de fer, et peut-être d'autres matières. C'est un des plus beaux sujets de recherches que l'on puisse entreprendre aujourd'hui.

Si l'on s'en rapporte aux diverses analyses que nous avons citées, on aurait les compositions :

Arséniate rhomboédrique.

3 Cu Ar -|- Aq de

Cu2Ar Aq* deCornwall,parCneneTÎ*.

CuAr^-^iAq de Cornwall, p.Vauqueltn.

Arst'niate octaèdre bleu . . Cu2Ar -\-5Aq de Cornwall , p. Chenevit.

Arst'niate rismati I CuAr, par Cheuevi*.

) Cu1 Ar3 ou } de Carharack , par

droit anhydre. î ,~ 1 «r» .»

J { Cu%Ar>-\-Aq> Maproth.

Fibreux jaune-paille . . . CuA*, par Mac-Gregov. Prismatique oblique. . . • Cu2 Ar*Aq* , par Cbenevis. Amianthoïde , hématite . . CuAr~\-iAq, par Chenevix.

Nous avons donné les analyses de Chenevix , parce qu'elles sont souvent les seules que l'on possède; mais quoiqu'elles donnent des résultats calculables, on ne peut s'empêcher de croire que plusieurs sont fautives, d'un côté, parce que jamais il ne s'y trouve d'indication de l'acide phosphorique , que les essais chimiques montrent positivement ; de l'autre, parce que la méthode analytique de ce chimiste est telle , qu'il a pu constamment confondre du protoxide de fer avec du protoxide de cuivre.

SCORODITE.

ARSÉNIATES FERRUGINEUX.

DIXIÈME ESPÈCE. SCORODITE

(de 2xopo£iov , ail ).

Martial arsrmalc oj Coppcr? Cuivre arséniaté fcrrifèrt ? Fer

arséniaté.

Substance bleu-verdàtre ou vert-bleuâtre. Cristallisant en prisme rhomboïdal droit de i2o°io' et 5ç.» 5o\

Pesanteur spécifique , 3,a.

Rayant le Calcaire; rayée par la Fluorine.

Donnant de l'eau par calcination , avec résidu blancgrisâtre ou blanc-jaunâtre; dégageant dans le matras de l'acide arsenieux à une chaleur très intense, et noircissant. Donnant sur le charbon , après les fumées arsenicales, une scorie noire métalloïde attirable à l'aimant:

Attaquable par l'acide nitrique et bydrochlorique. Solution nitrique faite à chaud , précipitant en bleu par l'hydrocyanate ferruginé de potasse; solution hydrochlorique précipitant en blanc ou verdâtre.

Composition. Peut être f*Ar*Aq> ou zPtr+iSAq, si l'en s'en rapporte à l'analyse de Ficinus,qui a donne :

Acide arsenique i5,7 . . • 5,45 . . a

Acide Kilfurique 0,7 .. • o,4a

Protoxide de fer avec oxide de manganèse, chaux, magneYie.23,9 • • • ' * *

Eau 9'°° * • 8>°° * ' 3

Gangue °»7

Il reste néanmoins quelque incertitude par suite de ce que le protoxide de fer était mélangé avec d autres oxides, qui cependant doivent être en très petites quan-

6o6 FÀMILLB DBS AASBN1DB9.

tités, puisque l'auteur n'a pas cru devoir en tenir une note plus précise, (i)

La Scorodite n'est connue que cristallisée en très petits cristaux bleuâtres plus ou moins compliques , dont la forme dominante est l'octaèdre rectangulaire pl. IX, fig. 45, qui provient du prisme rhotnboïdal de 120° io'.

Cette substance se trouve dans les dépôts cobaltifères ou stannifères ( Saint -Léonard , Vaury , en Limousin; Schnecberg, Schwaixembcrg , en Saxe ; Lôling en Carinthie ; Saint-Àu»tle en Cornwiill) ; elle tapisse les fissures des roches, ou les rainerais même, de ses petits cristaux , qui peuvent servir d'indices aux gîtes de ces matières.

onzième espèce. PHARM ACOSIDÉRITE.

Fer arséniatê de Cornwall ; Arseniksaures Eiscn ; ff'urfelerz ; Hexaedrischer Lirocon-Malactùt; Pharmacosiderit.

Substance d'un vert foncé ; cristallisant en cubes qui se clivent difficilement parallèlement à leurs faces. Pesanteur spécifique, 9,99.

Rayant le Calcaire.

Donnant de l'eau par calcination , en laissant un résidu rouge. Donnant difficilement très peu d'acide arsénieux à une chaleur très intense. Attaquable par les acides forts. Solution hydrochlorique précipitant abondamment en bleu par l'hydrocyanate de pojtasse.

(1) Cette substance est tout- à-fait semblable à celle de Cornwall f dans laquelle Cbenevix a cependant trouvé :

Acide artenique . . 53,5i

Oxide de cuivra 22, 5o

Oxide de fer. 27,50

Eau 12

11 faut qu'il y ait eu des erreurs graves dans l'analyse ou dans les échantillons.

PHARMACOSiDERITE. NÊOCTÈSB. Ccj

Composition, /3 Àrb -f- F9 Arl* + 6Jq = F* Ar

-I- F* Ar' -f- iSAq. M. Berzélius admet cette combinaison d'arséniate de protoxide et d'arséniate de péroxide, en évaluant les résultats de son analyse, qui a donné :

Oxigène.

Acide arsenique 37,82 . . i3,i3

Acide phosphorique . . . . 3,55. . . x,4i

Péroxide de fer 3g,ao . . . 12,01

Oxide de cuivre o,65 . . . o,i3

Eau 18,61 . . . i6,54

Parties insolubles 1,76

Cette analyse donnerait à-peu-près F5 Ar1 -4- izAq; mais comme il est évident, d'après l'augmentation de poids, qu'il se trouve du protoxide de fer dans le minéral , M. Berzélius évalue que la composition peut être celle que nous avons indiquée, qui reconduit à des quantités relatives d'acide , de péroxide de fer et d eau , très rapprochées de celles de 1 analyse directe.

La Phannacosidérite est encore une substance des gîtes métallifères, et particulièrement de ceux qui renferment de Tétain et du cobalt (Huel-Mutrel , Hticl-Gorland , Gwenap , Tincroft, Carharack , en Cornwall ; Saint-Léonard ? près de Limoges ; Schwarzemberg ? en Saxe).

Les cristaux se décomposent quelquefois , et passent à l'état dliydroxide de fer ou d'arséniate brun de péroxide.

DOUZIEME ESPECE. NEOCTESE

( de veo; , nouvelle , et xrr.oi; , acquisition ).

Fer arséniaté du Brésil.

Substance d un vert clair ; cristallisant en prisme rectangulaire ? Donnant de l'eau par calcination , et prenant une couleur jaune; ne donnant pas sensiblement d'acide arsénieux.

Attaquable par les acides forts. Solution hydrocblo-

FAMILLE DES ARSENIDES

rique précipitant en bleu par l'hydrocyanate ferruginé de potasse.

Composition, /* Ar* -\- a FJ Ar* -f- 6 Aq = f e* Àr + 2 FeÀr+ia^, suivant l'analyse que M. Berzélius a faite de l'arséniate de fer de Villa-Rica au Brésil :

Acide arsenique .... 50,78 ... 17,65 5

Péroxide de fer 34,85 . . . 10,68 3

Eau i5,55 . . . 13,82 4

Arséniate d'alumine . . 0,67 Acide phosphorique et oxide de cuivre. . . . traces.

Cette analyse donnerait à-peu-près F Ar-f-4 Aq, formule fort différente de celle qu'on déduit immédiatement de l'analyse faite sur l'arséniate de Cornwall \ mais M. Berzélius , vu l'augmentation de poids , a été conduit à chercher la présence du protoxide de fer, qu'il na pu déterminer exactement, et que, par appréciation, il croit telle qu'on ait la formule que nous avons indiquée.

Cette substance se trouve cristallisée , mais en cristaux mal conformés, dans lesquels on croit reconnaître qu'il n'existe pas la symétrie qu'on observe dans les cristallisations du système cubique ; on voit quelques pyramides qui sembleraient indiquer uu prisme carré ou rectangulaire.

Elle se trouve au Brésil, à San-Antonio-Perrcira, près de Villa-Rica, où elle est dans les petites cavités d'un fer hydraté compacte, ou mélangée avec cette matière.

APPENDICE

Nous devons à M. Boussingault une analyse d'un arséniate de fer en masse poreuse, vert-pâle, à poussière blanche, qui se trouve à Loaysa , près de Mannato dans le Popayan , qui paraît être encore une espèce différente des précédentes. Elle se trouve aussi dans des masses de fer bydraté, ou paras , qui forment des dépôts dans les Diorites porphyriques. Elle a donné:

Acide arsenique 49>6 . .17.22 5

Protoxide de fer 34,3. . . 7,81 2?

Oxide de plomb 0,4 . . . <\o3

Eau. 16,9 .. . i5,oa 4?

SIOaUlÉTlXB. 609

Si le for est réellement à l'état de protoxide, on est conduit à la formule F» Ar -+- 4 Jq. Cependant, lldentité de cette analyse avec celle de M. Berzélius , ou le fer est évalué à l'état de péroxide , fait soupçonner que les deux matières sont une seule et même chose.

T.EIZIÉME RSPÏCE. SIDÉRÉTINE

(de Xt&ipo;, fer, et pïirtvtj, résine).

Fer oxidé rêsinite ; Pittizite ; KobaUpech ;

Eisensintcr.

Substance brune , translucide , d'un éclat résineux ; quelquefois matte et jaune de rouille.

Très fragile ; rayée par le Calcaire.

Donnant par calcina lion une eau acide, en même temps que l'odeur sulfureuse, et laissant un résidu rouge.

Attaquable par l'acide bydrocblorique. Solution précipitant en bleu par l'hydrocyanate ferrugiué.

Composition. Àrséniate de péroxide de fer, peut-être de la formule F Ar> -f- ÏAq, mélangée de sulfate de ». Les analyses connues donnentt

Par Stromeyer : Par Laugier :

Oxig.Rapp. Oxigëna.

Acide anenique. 26,0691 . 9:05 3 Acide arsenique. , 20 . • 6,94

Aetdesùlfurique. io,o38i . 6,01 a Acide sulfurique , i4 . . 8,38

Pérowck de fer.. 33,0960 10, »4 3 Péroxttfe de fer . .35: 10,73

Ofcuje çU a»ai>ga- Eau. ... . . 3o . 26,67

nèae 0,6417 {FAr* Mfl ) + a +

Eau 29,a556 26,01 9 "$j4q)>vai\ançtèàc FSu-\-iAq.

(FJr>+3Jl)+ a [F$u+5Aq).

Est-ce un mélange , est-ce une combinaison ? C'est ce qu'il est impossible de dire.

Cette substance se forme journellement dans l'intérieur des travaux des mines , aussi biea que le sulfate Pittistte. Il paraît qu'elle provient de la décomposition des sulfo-arséniures.

Mine*. 39

6lO FAMILLE DBS ARSBNIDES.

Il est difficile de citer positivement des localités, car elle m presque toujours été confondue avec la Pittizite même; on ne peut indiquer sûrement que les mines de Schneeberg ; mais il en existe en beaucoup d'autres endroits.

CINQUIÈME GENRE. ARSÉNITE.

Substances laissant dégager, par la calcination dans le tube fermé, de l'acide arsénieux qui se dépose en petits cristaux. ( i)

Donnant une forte odeur d'ail lorsqu'on les chauffe avec de la poussière de charbon.

PREMIÊEE ESPÈCE. RHODOISE

(de pôoW$, rose).

Cobalt arséniatc terreux; KobaUblâthe; Cobalt merde (foie.

Substance rose ou rose-violàtré, pulvérulente.

Donnant de J'eau par calcination , et un sublimé blanc d'acide arsénieux.

Matière grillée donnant un verre bleu avec le Borax.

Attaquable par l'acide nitrique. Solution rose, précipitant en bleu-violâtre par les alcalis.

Composition. Je ne connais pas d'analyse de cette matière. Il n'y a que les essais chimiques qui la distinguent éminemment de l'arséniate Erythrine, et qui font voir qu'elle renferme de l'acide arsénieux.

Cette substance se trouve avec les matières terreuses qui aocompagnent les arseniures de cobalt ^AUemont en Dauphin*, etc.)

(i) Certain! arseniatea produisent le même effet, mai* a un fort coup de feu : ce «ont ceux (arteniates de piotoxide de fer) dont le» bans «obi «uaceptihles de s'aiider aux dépens de l'acide araenique.

AHOnOÏSK. If BOPI.ASK. 6ll

DEUXIÈME ESPÈCE. NÉOPLASE (de vf oc, uouveatl , et rXawt;, formation).

Nickel oxidc noir; Nickel schmirze ; Nickelmulm.

Substance terreuse, grise, noire ou brune. Donnant «le l'eau par ea Ici nation, et un sublimé d'acide arsénieux.

Attaquable par l'acide nitrique, avec précipité cT acide arsénieux,: Solution verte, devenant violâtre par iaramo. niaque, et précipitant en vert par les alcalis fixes.

Composition. Je ne connais pas d'analyse; cependant M. Berzélius donne la formule Ni0 Àr \&Aqy où par conséquent il reconnaît du péroxide de Nickel.

On indique cette matière dans la mine de Fricdrich-Wilhelm, près de Riegelsdorff en H esse, dans les cavités d'un schiste bitumineux qui renferme aussi de Tarscnlure et de l'arséniate de nickel» à la décomposition desquels elle parait être due.

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