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FAMILLE DES SIL1C1DE

eu Piémont), où ils se présentent en masse granulaire, lamellaire ou plus ou moins compacte; mais le plus souvent ils sont disséminés. On les trouve ainsi dans le micaschiste, ou dans des schistes argileux et des roches de grenat qui lui sont subordonnées (vallée d'Alla, de Graasoney , etc. , en Piémont), dans certains calcaires rouges, qui approchent aussi de cette même époque de formation (île de Thirey) , dans des calcaires bleus lamellaires (port de Llterz , dan» la vallée de Suc , aux Pyrénées ; New -York et Lichtfied , dans le Connecticut ) subordonnés au gneiss, dans des diorites ou des dépôts cala ires subordonnés (Fassa , Monsoni , etc. , en Tyrol), dans les dolomies (Faasa , Monte Somma, etc.)» dans des amas de fer magnétique , de cuivre pyriteux , de Galène, etc. (Arandal , en Norwège; Sahla , Langbanshytta , Tunaberg , Orijervi, etc. , en Suède; Franklin, dans le New- Jersey ; 11e d'Elbe , etc.), qui sont aussi dans des roches calcaires, serpentineuses, etc., subordonnées au gneiss. Enfin les variétés des pyroxènes noirs nommées depuis long - temps Augite par les minéralogistes allemands, sont particulièrement disséminées dans les dépôts ignés : on les voit en abondance dans les courans des laves ou dans les scories qui les accompagnent (Vésuve, Etua , etc. , etc.), dans les basaltes et les tufs basaltiques (Auvergne, Velay, Vivaiais, Ehôugebirge, Saxe, Bohême, etc.), et aussi dans les amygdaloïdes de diverses époques (Fassa , en Tyrol ; amygdaloïdes diverses du Vicentin j Oberstein, dans le Palatinat, etc.). Les volcans en ont rejeté quelquefois avec profusion des cristaux isolés qui retombent sur leurs flancs avec les scories légères (Vésuve, Etna , Puy de la Vache, en Auvergne) , et fréquemment les scories ne paraissent être que des amas de cristaux de cette substance. Enfin nous rappellerons que le pyroxene augite fait partie essentielle des roches composées que nous avons désignées sous le nom de dolérite, et qu'il parait être dans beaucoup de cas la partie colorante des basaltes.

Dans leur gisement au milieu des calcaires , les pyroxènes sont accompagnés de Tréinolite, d'Actinote, de Grenats, de Wernérite, d'Epidote, etc. Dans les dépôts des laves, de basalte, etc. , ils sont plus isolés et accompagnés seulement d'amphibole hornblende avec lequel on les confond quelquefois.

BUSTAM1TE. îl YPERSTKNK. 2^1

APPENDICE

ButTAMiTX. Substances en globules à structure radiée, d'un gris pâle légèrement verdàtre ou rosâtre, opaque. Pesanteur spécifique . 3,ia à 3,a3.

Rayant le feldspath.

Composée, d'après l'analyse de M. Dumas, de

Oxigène. Reprit.

Silice 48,90. . .25,5g C

Protoxide de inauganèae. . 36 06 . . . 7,91 > 2

Protoxide de fer 0,81 ... 0.18 )

Chaux »4»^7 * * * ^>°9 1

Perte o,34

d'où Ton tire la formule CaSi*-\~mn Si . On voit que cette composition, qu'on peut mettre sous la forme (Ca, trm) S$*y a beaucoup d'analogie avec celle des pyroxènes, lorsqu'on vient à considérer cei matières comme des mélanges de bisilicates ; mais comme ici on ne possède qu'une analyse , il est impossible de dire si le rapport i à a qu'on observe dans la formule est un rapport défini ou un résultat accidentel : dans le premier cas il faudrait admettre une espèce particulière qui viendrait après la Pyrodmalite. Nous remarquerons que le pyroxène de Pargas, analysé par M. NordenskioJd, et que nous avons cité ci -dessus, est tout-à-fait dans le même cas, à cela près qu'il est à base de magnésie au lieu d'être à base de protoxide de manganèse, sa formule étant Ca Si \'À -f- a M Si "\

La Bustamite a été remarquée par M. Bus r a mente , auquel M. Brongniart a ensuite consacré l'espèce. Elle provient de Real de Minas de Fetela , de Jonotla, dans l'intendance de Pucbla au Mexique; maïs jusqu'ici on ignore son gisement.

SOIXATfTE-DIX-lCEUVIEME ESPECE. HYPERSTÈNE. Paulite ; Labrador schîllersjHir ; Labradorisch hornblende.

Substance pierreuse, noire, d'un éclat métalloïde bronzé; divisible en prismes rhomboïdaux d'environ y8° et 82».

FAMILLE DES SILICIDES.

Pesanteur spécifique, 3,38.

Rayant difficilement le verre.

Ne donnant pas d'eau par calcination ; fusible au chalumeau en verre noir. Inattaquable par les acides.

Composition mal connue. L'analyse de Klaproth sur la variété qui vient de la côte de Labrador a présenté :

Silice 54,25. . . a8,i8

Magnésie i4 • . . 5,4 1

Oxide de fer i^,bo • • • 5,57

Chaux ...» i,5o . • . 0,4?

Alumine a, 25

Eau »,oo

M. Berzélius, qui avait admis la formule f Si2 pour représenter l'hypersthène, ne donne plus que MSï'+fSi2 dans sa nouvelle classification. J'ignore si c'est d'après de nouvelles analyses , ou si c'est par suite de lidée que j'ai moi-même émise dans ma première édition sur l'analyse de Klaproth ; mais il est nécessaire de remarquer que pour tirer cette formule , qui serait celle d'un pyroxène, il faut supposer une assez grande quantité de silice surabondante dans l'analyse que nous venons de citer , et admettre qu'elle n'est pas exacte.

Haûy a indiqué l'hypersthène en prisme octogone , à sommets diètres très surbaissés , dont les faces sont inclinées entre elles de i33° 13' ; maisil sa pré» eu te ordinairement en petites masses cristallines laminaires.

Cette substance se trouve dans des roches siénittques sur la côte de Labrador, et principalement à l'ib Saint-Paul. On l'indique aussi au Groenland , et on a cru la retrouver au cap Lizard , en Cornwall, et dans plusieurs autres lieux; mais on peut suspecter ces localités à cause de la ressemblance de certaines pierres nommées diallage avec l'hypersthène.

On a taillé les variétés les plus métalloïdes en cabochons qui produisent en bague un assez joli effet.

I R EMOLITK.

sous-genre. AMPHIBOLE.

Substances susceptibles de cristalliser dans le système prismatique rectangulaire oblique. Cristaux susceptibles de se cliver parallèlement aux pans d'un prisme rhomboïdal de ia4°3o' à 137*. Base inclinée à l'axe de io5 à 1060.

Pesanteur spécifique, a,8 à a,45.

Rayant les feldspaths ; rayées par le quarz.

Composées suivant la formule 3iÈ Si* + R! Si\ R et R', représentant des bases à un atome d'oxigène.

La variation des angles doit encore tenir ici à la variété des bases à un atome d'oxigène, et aux mélanges des différentes espèces les unes avec les autres.

QUATRE-VINGTIÈME ESPECE. TRÉM OLITF..

Gramm otite ; Asbestc et Amiante en partie.

Substance blanche ou verdâtre, peu colorée; cristal- Usant en prismes obliques rhomboïdaux de 126" à 1270. Pesanteur spécifique, 2,9 à 3,15.

Rayant difficilement le verre.

Ne donnant pas d'eau par calcination ; fusible au chalumeau avec plus ou moins de facilité, quelquefois avec boursouflement, en verre blanc, tantôt translucide, tantôt opaque. Très difficilement attaquable par les acides. Solution précipitant abondamment par l'oxalate d ammoniaque, puis par le carbonate, peu ou point par Thydrocyanate ferruginé de potasse.

Composition. Ca Ma" A'»= m Si* + Ca Si* on M'Sï*

234 FAMILLE DES SILICIDES.

-f-Ca Si. Parmi les nombreuses analyses de cette matière nous nous bornerons aux suivantes.

Trémolite blanche translucide de Gullsjo, par Bousdorff.

Oxig. JRop.

Silice .... 59.75 . 5i,o4 9 M.igu<!ùe. . . aâ . 9,67 3 Chaux. . . . i4,ii . 5,0.5 l Oxide de fer et

alumiue. . . o,5o Acide fluorique. o,u4 Eau 0,10

jaunâtre de F a h Lu n , par le même.

Oxig.

Silice .... 60,10 . 3 1,22 Magnésie . . o4)3i . 9,4 1 Chaux . . . 12,73 . 0.57 Protoxide de

fer 1 ,00

Protoxide de

manganèse . 0,47 Alumine . . 0,42 Acide fluorique otb5 Eau .... o,i5

Trémolite de Csiklova , par Beudant-

Asbcste de la Tarcntai»c , par BousdorfT.

Silice . .

Mag m'aie.

Cii aux . .

Alumiue .

Oxig. Rapp.

.59,5 .3o,9. 9 Silice

lV'roxidc de fer. traces

Oxig. Rap.

Magnésie . . 22,10 . 8,55 *

Chaux . . . i5,55 . 4,3^ 1 Protoxide de f ,

fer . . . 5,o8 . 0,7 1 i ^ Protoxide de \

uVauganèkC. 0,21 . 0,o5

Alumine . . o,i4 • 0,06 Acide fluorique o,66 Eau .... 0,1 4

On voit que dans ces analyses les quantités d'oxigène de la silice et des bases sont sensiblement dans les rapports de 9, 3 et 1 , qui deviennent encore plus exacts lorsqu'on prend une portion de la chaux pour en former du fluor. Les petites quantités d'alumine proviennent du mélange de quelques silicates alumineux, que l'on parvient à isoler lorsqu'on peut avoir quelques renseignemens sur les substances qui accompagnent les va» riétés de la Trémolite analysée : c'est ainsi que , sachant

TRK.Y10LITL,

que la Trémolite de Csiklova est accompagnée de grenat, on tire de son analyse:

Trémolite

Grenat grossulaire et magnésien

Les Trémolites d'un gris clair ou d'un gris brunâtre d'Aker, analysées par M. Bonsdorff, qui renferment beaucoup plus d'alumine, se laissent aussi assez bien calculer, en remarquant que ces substances sont accompagnées deSpinelle, de Wernérite, etc.

Trémolite d'uu gris brunâtre.

Oxigène.

. 47.21 . 24,5* . 21 ,86 . ,8.4c* . 12,73 . 3,57 2,28 . o,Sj.

Silioc

MagmW . , .

CilAUX

Protoxide de fer.

Protoxide de manga-

Aluraine . . .

Acide fluorique.

Eau

Correspondant à :

Trémolite pure .... 70.4

Axtinotemanganésienne. 6,6

Diop»ide 2,6

Spinclle 16,7

Fluor 5,i

Eau hygrométrique . . o,44

Silice .

Mj^nésie CJtaux.

Trémolite d'un gris clair.

Protoxide de fer. . .

Protoxide de mauga-

Eau

fluorique.

Correspondant à :

Trémolite pure 80,12

Wernérite 8,63

Spinclle. ....... 1,33

Fluor. . 1

Eau hygrométrique. . . o,5o

a36 FAMILLE DES SILICIDES.

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