‹ Traité élémentaire de minéralogieChapitre 89 sur 203 · le II · texte numérisé non relu

le II

5l' modification de B.

M< tastatique de H.

t de II.

7 de H.

2 de H. 8*»l"niod de B.

y de H. 39e mod. de B.

Axigrapbc de H.

On doit encore remarquer qu'il existe ici plusieurs solides de mêmes angles: savoir : a et a', b et b' , qui diffèrent les uni des autres par la position relative des faces de clivage. .1. „J .

Les dodécaèdres sont rarement simples; ceux que Ton trouve à cet état sont les variétés désignées par Haûy sous le nom de mitaatatique et axigraphe. Presque toujours ils sont modifiés de diverses manières par le prisme ou par des rhomboèdres, ou réunis les uns avec les aub es, comme on en Voit des exemples pl. V. Toutes ces variétés produites par

PAMILLR DES CARBONinES.

tics réunions a a a , 3 A 3 , etc. , sent extrêmement nombreuses ; on en

connaît aujourd'hui plus de 800 qui peuvent s'augmenter prodigieuse meut par la suite.

4°. Calcaire dodécaèdre à triangles isocèles. Ces solides peu nombreux et dont plusieurs, comme nous l'avons dit, présentent quelque» incertitudes , peuvent être classés oomme il suit :

Clivage parallèle à trois des faces

dans chaque pyramide . . . . i4o°3o'

Clivage a la base vers trois arêtes* i39°ao'. alternes ) i5i°

Clivage au sommet vers trois arêtes \ 1 a 1 0 alternes.. . > i2a°3o'

Primitif et 1 de Hafiy.

3i* modification de B.

7c de H. air mod. de B.

* de H.

£ de H. 55e mod. deB.

Le premier de ces solides est le seul qui résulte de la réunion de deux rhomboèdres , qui sont ceux de io5° 5'. Aucun d'eux ne se trouve isolé et on ne les connaît jusqu'à présent que combinés avec divers solides qu'ils modifient, pLVII, fig. \ç, et pl. VI, fig. 53 06, 43 , 44 1, 82, 63.

Calcaire mac lé. La plupart de ces groupes, qui sont des transpositions, se font perpendiculairement à l'axe du rhomboèdre de clivage. Ce sont des groupemens de rhomboèdres deux A deux , 1. 1 , pl. IX , fig. i3 , a3 et a4 » de dodécaèdres , fig. 9 , 19 , aa , de prismes modifiés au sommet, fig. 26 , 37 t de dodécaèdres modifiés par le prisme , fig. 3o.

Il existe aussi quelques groupemens obliquement a l'axe , soit de prismes modifiés au sommet» fig. a à 4, soit de dodécaèdres , fig. 6,7, 8. Le rhomboèdre de clivage présente quelquefois aussi un groupement par un plan oblique à l'axe , fig. ai .

Quelques-uns de ces groupemens offrent des angles rcntrans , et les autres n'en offrent aucune trace , de sorte qu'on ne peut les reconnaître que par la dit symétrie des sommets.

Cataire groupé régulier. Gros cristaux formés par la réunion de cristaux plus petits , tantôt de mêmes formes, tantôt de formes différentes. On connaît des rhomboèdres formés de dodécaèdres d'un ou d'une autre, pl. VIII , fig. 17 , et des dodécaèdres formés de rl boèdres de diverses sortes, ou d'autres dodécaèdres, fig. 16 , i5.

Calcaire sphéroïde. Rhomboèdres ou dodécaèdres obtus dont toutes

1rs (ac es et les arêtes sont arrondies.

calcaieb. 3a5

Calcaire lenticulaire. Rhomboèdi es ou dodécaèdres très obtus à face convexe et présentant d'une manière plus ou moins nette la ferme d'une lentille.

Calcaire squammiforme. En rhomboèdres trè» aplatis parallèlement à deux faces opposées , très contournées et le plus souvent appliquées les unes sur les autres comme de* écailles, et formant ainsi des mamelons cristallins , des plaques plus ou moins épaisses. Ce sout ordinairement des variétés mélangées de carbonate de fer, de manganèse , de magnésie.

Calcaire cylindroïde. Provenant de prismes hexagones oblitères sur les arêtes latérales (du Har»).

Calcaire radiiforme. En forma de navettes , do grains d'orge, etc. , et provenant de cristaux dodécaèdres obi i tés sur leurs arêtes <d" Angleterre €< du Mesiooe).

Carbonate de chaux doliiforme. En forme de petits tonneaux et provenant de dodécaèdres tronqués profondément au sommet et oblitérés. Quelquefois ces formes sont dues à des groupemens de petits cristaux oblitérés (do Ban el du Mexique).

Calcaire lamelliforme. Formes rares , qui ne sont que des rhomboèdres tronqués profondément au sommet , et réduits ainsi à des lames très minces , sur les bords desquelles on aperçoit a peine les facettes rhomboédriques (do Saint -GouWd).

Calcaire aciculaire. Ce sont des rhomboèdres ou des dodécaèdres très aigus, dont les faces alors très étroites ne se distinguent pas au premier coup-d'ceil.

Calcaire spiculaire. En forme de lance. Ce sont quelquefois des dodécaèdres aigus dont deux faces opposées sont élargies par rapport aux quatre autres , qui forment alors des biseaux sur les cotés des premiers et produisent une sorte de laines à deux tranchant. Le plus souvent ce sont des groupes irréguliers de petits cristaux qui tendaient à former des rhomboèdres aigus, dont les faces se trouvent alors mal conformées, creusées en gouttières , d'où résulte une sorte de pointes ressemblant à une épée.

Calcaire riticulaire. Composé de petites bandelettes étroites groupées de manière à laisser entre elles des espaces en forme de triangle équilatéral (do Metiqua).

Calcaire globaire. En boules isolées , ou en portions de boules groupées sur un corps, a surface hérissée de pointes cristallines, et dont l'intérieur présente une structure à fibres divergentes (du Mexique).

Formes accidentelle*.

Calcaire stalactitique. Formé dans les cavités souterraines par la stillation des eaux. On peut distinguer:

a. Les stalactites tubuleuses, offrant un cylindre creux à l' intérieur,

peu épais, quelquefois transparent ou translucide , et ressemblant à urr tuyau déplume; elles se terminent alors pu un cristal qui souvent est

lui-même perce*.

b. Stalactite pleine. Conique ou cylindrique sur une partie plus ou moins considérable de leur longueur ; outre les couches d'accroissement la masse présente les structures lamellaire, bacillaire» fibreuse, etc.

c. Stalactite exfoliée, A couches concentriques minces , tontes séparées les unes de» autres par un espace vide , et se brisant au moindre choc.}

d. Stalactite» fbn«if ormes. Présentant à leur extrémité un renflement ovoïde ou une espèce de chapeau hémisphérique, à surface tuberculeuse ou hérissée d'aiguilles cristallines.

Calcaire panniforme. En forme de draperies. Cette variété ne se fait bien remarquer qu'en grand , sur les parois des cavités souterraine» où les eaux forment des dépôts saillans, isolés , de peu d'épaisseur , ondulés, plissés, festonnés de mille manières, qui représentent des guirlandes , des draperies, etc. La structure est fibreuse , à fibres perpendiculaires à un plan commun de jonction qui se trouve au milieu de t'épalsseur. ,

Calcaire tuberculeux. Eu expensions arrondies plus ou moins allongées, produites cérame la variété précédente, mais épaisses, et orn ant aussi le plan de jonction et la structure fibreuse (Montmartre).

Calcaire mamelonné (stalagmite). En masses formées aussi par la stillation des eaux et composées de couches parallèles contournées comme la surface.

Calcaire rèmforme. En rognons dont la grosseur varie depuis quelques lignes jusqu'à un pied de diamètre; ils sont lamellaires ou compactes à l'intérieur, quelquefois avec des couches d'acefoisses distinctes; tantôt pleins, tantôt géodiques ; offrant souvent à l'intérieur des retraits' oui divisent la masse en prismes, en pyramides, etc. L'intervalle laissé par ces retraits est tantôt vide, tantôt rempli de calcaire lamellaire ou d'autres substances , et il en résulte co qu'on nomme Z*Udus Helmontii.

Càiccure glpbûliforme ( pisolite , dragées de Tivoly , Erbseustein )• En globales isolés, de petites dimensions, composés de couches concentriques, dont le centre est fréquemment occupé par un petit graiu de matière' étrangère. La sur face est tantôt lisse , tantôt couverte' (Taspé-

rités. La matière est ordinairement blanche.

Il existe des concrétions qu'on peut rapprocher de cette variété , mais qui sont plus volumineuses. Ce sont des cylindres de plusieurs pouces de longueur, d'un pouce et plus de diamètre, arrondis aux deux bouts , tantôt droits, tantôt courbes , à couches concentriques , dont le centre offre fréquemment du calcaire lamellaire. Il n'est guère probabl e que cette configuration, soit produite par le roulis de* eaux comme les

CALCAIRE

pisolites; mai* on ne peut guère les placer qu'ici dans les collections , ou aTec les vanités reni formes.

Calcaire filiforme. En filets plus ou moins allonges, places à la surface dedi verses matières dont ils semblent être sortis par pression ; ils sont tantôt libres, tantôt réunis en nombre plus ou moins considérable; presque toujours ils sont un peu courbes, mais quelquefois ils sont contournés en crosses à leur extrémité.

Calcaire coteneux (moelle de pierre, agaric minéral, Bcrginilch des Allemands). Ce n'est qu'une modification de lavan.'t»; précédente, mais à filameus très fins , très nombreux à la surface d'un même échantillon, et très serrés les uns sur les autres, de manière à ce que leur ensemble imite une étoffe plucheuse de coton. Se trouve à la surface des pierres calcaires poreuses des environs de Paris.

Lorsque par la pression , ou simplement par l'action de l'eau qui a pu filtrer sur cette variété , ou enfin par le dessèchement à l'air libre , les filamens se trouvent aplatis , brisés , il en résulte une sorte de matière terreuse qu'on a autrefois désignée sous le nom de lait île lune , farine fossile.

Calcaire incrustant ( KalktufT, Sinter , Kalksinter de» Allemands). Formant un enduit plus ou moins épais sur des matières étiangères, dont il présente alors extérieurement la forme. Sur des animaux, sur des végétaux et même sur des fragmens de minéraux , dans les tuyaux qui conduisent des eaux où il se trouve du carbonate de chaux en solution.

v a!ks\ * * — v T^noiv • • • *• *

On a particulièrement nommé Osteocole di-s,in<"i ustalous calcaires ,

tubuleuses, faites sur des roseaux, sur des petites branches d'arbres

dont la matière végétale s'est par la suite détruite.

On nomme Tufs calcaires , travertino des Italiens , tes matières en grands dépôts formés a la surface de la terre , dans toutes espèces de position , par le» eaux chargées de carbonate de chaux; ils renferment fréquemment des débris de plantes et d'animaux; les uns sont compactes, solides, les autres sableux , poreux , de peu de consistance.

Calcaire pseudomorphique. Sous des formes empruntées aux mollusques testacés, aux echinides , aux zoophites , au bois.

a. Con hyli'ide Modelé dans les cavités des coquilles uni valves ou bivalves, marines, iluviatiles, ou terrestres. 11 existe aussi des moules formés dans les cavités laissées libres, dans quelques matières pierreuses, par la destruction des coquilles qui y étaient enfouies, « I qui présentent alors la configuration extérieure de ces productions naturelles. £nfin il y a des cas où la coquille étaut détiuite , l'épaiss< ui du test est remplacée par du carbonate de chaux lamellaire.

Il ne faut pas confondre ces configurations avec les coquilles mêmes qui se trouvent enfouies dans le sein de la terre et qui ont conservé leur test ; car celui ci , naturellement calcaire , est formé par l'animal et il n'y a plus forme empruntée.

FAMILLE DBS C*RBOÏIIDES.

b. Echyncïde. Quelquefois il y a moulage de carbonate de chaos, dans la cavité* des Echinides ; mais lo test de ces animaux , naturellement poreux, se trouve, non pas remplacé* par le carbonate de chaux, mais infiltré de cette substance , qui l'a rempli et converti à l'état spath i que , el rendu susceptible de clivage régulier. Il en est de même des pointes d'Ech in ides, de formes très variées, que I on rencontre fréquemment.

c. Madrèporoide. Jo joins cette configuration anx formes empruntées du carbonate du chaux , quoique je sois loin d'être persuadé qu'il y ait ici pseudomorphose. Les madrépores solides ont naturellement des structures analogues à celles que présente le carbonate de chaux > et il me parait probable que les masses saccharoïde* à forme de madrépores , qu'on trouve dans certains dépôts de calcaire compacte , sont des productions animales qui n'ont subi aucune modification après avoir été enfouies daus le sein de la terre , par conséquent il n'y aurait point ici une forme empruntée telle que nous l'entendons, et il en serait de' ces madrépores comme des coquilles qui ont conservé leur test.

d. Xiloide. Sous la forme et avec la structure du bois. C'est le plus souvent du carbonate de chaux compacte ou plus ou moins terreux , qui a remplacé le végétal; mais quelquefois aussi c'est du carbonate de chaux spathique ou saccharoïde. Une variété , remarquable par l'odeur de truffe qu'elle exhale lorsqu'on la gratte avec uu instrument tranchant , avait été prise d'abord pour un madrépore et désignée sous le nom de madrépore à odeur de truffe*

Calcaire pseudopolyèdnque. Sous des configurations produites parretrait et qui présentent des apparences de rhomboèdres (en carbonate de chaux finement saccharoïde, et micacé) de prismes hexagones, pentagones, etc. , de pyramides à trois et quatre faces , etc. ( carbonate chaux compacte , pur ou argileux). Les Ludus de carbonate de chaux peuvent aussi être rapportés à cette variété } ils présentent des réunions de polyèdres sépares les uns des autres par du carbonate de chaux lamellaire , fibreux , etc. , ou par d'autres substances.

Variété* de structure.

Calcaire laminaire. En masses susceptibles de se cliver en plaques plus ou moins épaisses , qui ne sont que des rhomboèdres dont deux faces opposées sont très larges.

Calcaire achisto-spathique (Scbicferspath). Composé de cristaux rhomboèdres tronqués très profondément au sommet, et réduits en lames minces appliquées les unes sur les autres et se détachant avec plus ou moins de facilité. Ces lames sont quelquefois courbes ou ondulées , le plus souvent opaques , blanches et nacrées.

Calcaire lamellaire. A grandes ou à petites lames , et saccharoïde*

CALCAIRB.

Calcaire grenu. Blanchâtre , à grains fini cristallins qui ont peu d'adhérence entre eux.

Calcaire bacillaire. Composé de cristaux accolés , tantôt parallèles , tantôt divergens. Il y en a une variété noire (authraconite , madréporite) dont le clivage présente une surface courbe.

Calcaire fibreux. Compose de libres plus ou moins serrées les unes contre les autres, tantôt d'un éclat nacré ou soyeux, tantôt mattes , parallèles, divergentes ou entrelacées.

Calcaire schistoïde. En masse saccharoïde ou compacte , susceptible de se diviser en plaques, eu feuillets, qui sont souvent séparés par un enduit micacé ou terreux.

Calcaire stratoide. Offrant une apparence de diverses couches , qui résultent de l'accroissement de la masse , et qui se détachent rarement les unes dis autres. Ces couches se distinguent par le degré d'opacité , «le finesse , par les couleurs , par la structure , etc. On peut distinguer les sous-variétés suivantes.

a. Polyédrique , dans les cristaux ;

b. Sphèrique , dans les rognons, les globules, etc. j

c. Cylindrique , dans les stalactites, les incrustations des tuyaux de conduite ;

d. Plane ou ondulée , dans le> dépôts formés à la surface du sol, dans les aqueducs, les cavités souterraines. C'est cette structure qu'on remarque souvent dans les albâtres.

Calcaire oolitique. Composé de globules accumulés les uns sur les autres, le plus souvent sans ciment apparent. Il y a des variétés où les globules sont assez gros et d'autres où ils sont très fins. Souvent on reconnaît que ces globales sont formés de couches concentriques , dans d autres cas ils sont compactes ou striés du centre à la circonférence, et constituent le Roogenstein des minéralogistes allemands.

Calcaire encrinitique. Composé de petites portions d'encrinitc , tantôt circulaire, tantôt en losange, sans ciment apparent et assez semblable au premier coup-d'oeil au calcaire oolilique.

Calcaire alvéolitique. Encore assez, semblable à la variété oolitique à petits globules, mais composés de petits corps ovoïdes, formés de couches celluleuses , striés à la surface , qui appartiennent au genre de polypier nommé Alvéolite , et qui sont réunies par du carbonate de ebaux terreux. Cette variété appartient aux dépôts de calcaire marin parisien.

Calcaire milliolitique. Entièrement composé de petites coquilles ovoïdes ou subtrigones, multiloculaires , du genre Milliole, fréquemment réunies par du calcaire plus ou moins terreux. De la base des dépôts da Calcaire marin parisien , où ils sont souvent mélaugés de ttrre verte, p. 179. \

Calcaire -compacte, a. lameilo- compacte, b. Jibro- compacte.

c. granulo-oompacte. d, ooUti-compacte. Offrant des passages aux. structures lamellaire, fibreuse, granulaire et oolitique.

e. Compacte. A cassure conchordale , esquillcuse , plate ou terreuse et n'offrant jamais de passage aux structures cristallines. On peut en distinguer uu grand nombre df sous-variétés par l'éclat et la forme de la cassure, les mélanges et leur disposition, la présence ou l'absence des coquilles , des madrépores, etc.

i° Compacte homogène,

2° Compacte tabulaire. Présentant des tubulures plus ou moins irrégulières, qui proviennent du dégagement des gaz à travers leur masse.

3° Compacte carié. Présentant des cavités irrégulières plus ou moins nombreuses.

4° Compacte madrèporique. Renfermant des madrépores de divers genres.

5° Compacte conchylifère. Renfermant de nombreux fragmens de coquilles ( marbres lumachelles ) ou des coquilles entières , qu'on peut distinguer en marines , fluviatiles ou terrestres ; on doit rapporter ici un grand nombre de calcaires secondaires et tertiaires , la plupart des calcaires marins parisiens , des variétés de craie tuf aux, etc.

6° CrUtaUijere. Renfermant des cristaux disséminés de feldspath (col du Bonhomme , en Tarentaise ) , desahlite (marbre de Tirey, en Ecosse), de grenat, de sulfure de fer, ete*

7° Chloritè. Renfermant une multitude de grains verts ( page 179) et passant a la craie chloritéo, au calcaire sableux achlorité. >

8° Silicifère (calcaire siliceux). Homogène, tubulaire ou carié, renfermant de la silice très disséminée, quelquefois en assez grande quantité pour rayer le verre, et laissant après l'action des acide» des fragmens spongieux , siliceux. Elle est grisâtre , jaunâtre ou bleuâtre, et appartient particulièrement aux terrains tertiaires; elle renferme des ly innées, des planorbes , des hélices, etc.

90 j4rgiLifère.{ Marnes calcaires, marnes eudurcies, Calp). Mélangé de matières argileuses qui se déposent â l'état pulvérulent par la , solution dans un acide , passant au calcaire terr eux argiliiere.

iou Bituminifere. Brun ou noirâtre , imprégné de matière bitumineuse qui manifeste sa présence par l'odeur immédiate , par lefrottcmént ou par la combustion.

On peut distinguer encore beaucoup de sous-VIrriétél par les couleurs, qui sont extrêmement variées : le blanc , blanc jaunâtre , gris de divers nuances, noir , rouge très varié dans les teinte* , jaune, verdàtrc, etc., . «t aussi par leurs dispositions, uniformes, veinées, tacbetfs, dendritiques, ruiniformes,etc.

Calcaire terreux. Se laissant rayer par l'ongle, ayant toujours peu de solidité , offrant de nombreux passages à la variété compacte , ou on peut distinguer plusieurs sous-variétés.

CALCAIRE

étant le* doigt», écrivant, se délavant dan» l'eau en laissant alors déposer plus ou moins de sable.

6. Sableux. Blanc sale ou jaunâtre, tachant peu lrsdoigts , n'écrivant pas, ne se délayant pas dans Veau; offrant un tissu Ucbe comme du sable aglutiné , offrant des passades au calcaire compacte là cassure terreuse. On peut rapporter ici la plus grande partie de ce qu'on appelle craie tufiiu , et toutes les variété» tendres des dépôts marins des en virons de Pari». Les autre* r eu treut dans les calcaires compactes.

craie chloritéc , calcaire chlorité). Rempli de petits grains verts qui lui donnent une teinte générale de cette couleur.

d. Argilifere (marnes calcaires tendres). Jaunâtre, grisâtre ou verdâtre, laissant un résidu argileux par la solution dans les acides $ passant au calcaire compacte argilifère, renfermant fréquemment des coquilles, marines, «uviatile. ou teixestres.

Variétés de couleur et d'éclat.

Le carbonate de chaux est naturellement incolore , mais les matières étrangères dont il peut être mélangé mécaniquement, ou chimiquement, lui donnent des couleurs très variées, qu'on observe dans toutes les variétés et plus particulièrement dans les variétés saccharoïdes , compactes et terreuses.

Les variétés cristallines présentent fréquemment des teintes jaunes de diverses nuances , quelquefois de rose , de rouge, de gris et même de noir, de vcrdàtre et de bleuâtre. Les variétés eu grandes masses o firent les mêmes couleurs, mai» beaucoup plus variées dans les nuauecs , et leurs mélanges forment une multitude de dessins plus ou moins agréables qui les font souvent rechercher dans les arts.

Quant à Péclat, il est vitreux dans la plupart des variétés cristallines ; il es» nacré dans ton grand nombre de cristaux modifiés perpendiculairement â l'axe , et il devient soyeux dans certaines variétés fibre»ses- On peut reconnaître l'éclat gras dans certaines variétés fibre- compactes ou compactes , et l'absence d'éclat , ou le mat , se fait remarquer dans beaucoup de Calcaires compactes et dans toutes les variétés terreuses.

Variétés d'odeur.

Le Calcaire préscute accidentellement diverses odeurs parmi lesquelles on peut distinguer :

L'odeur de pétrole qui se manisfestc immédiatement ou par une très faible chaleur et qui se conserve très long-temps ; cil e tient à la présence de cette matière dont certaines variétés de calcaire sont imprégnées.

L'odeur bitumineuse qui se manifeste par calcinât ion et qui est insensible à la température ordinaire.

L'odeur bitumineuse animale se manifeste par le frottement et la

33a PAJIILLB DBS CARBON! DES.

raclure , dans la plupart des Calcaires compactes conchylifére, et particulièrement dans la variété de marbre dont nous nous serrons le plus habituellement sous lenom de petit granité. Quelques parties sont tellement fétides qu'elles donnent de l'odeur par la simple chaleur de la main continuée pendant quelques instans.

L'odeur d'hydrogène sulfuré qui se dégage au moindre frottemeut des variétés de Calcaire lamellaire et compacte qui accompagnent le soufre dans ses gisemeus au milieu des terrains secondaires.

L'odeur d'hydrogène arseniquè , ou une odeur fade analogue à celle do ce composé, que j'ai remarquée dans tWs carbonates de chaux Lamellaire de Kapnik, qui accompagnent le sulfure rouge d'arsenic , et dans des variétés compactes qui accompagnent le sulfure jaune à Tajova , en Hongrie. Cette odeur est fugace.

L'odeur de carbure de soufre, que j'ai cru reconnaître dans des Calcaires lamellaires grisâtres en veines dans les schistes très carbonés des Alpes. Elle est très fugace.

L'odeur de truffe qu'on observe par la raclure dans la variété de Calcaire xiloïde désignée sous le nom de madrépore k odeur de truffe.

OISBMKHS.

Nous avons vu, 1. 1, p. 578, les positions relatives des grands dépôts calcaires qui se trouvent à la surface du globe et les caractères qui les distinguent aux différens étages de formation. H serait superflu de s'appesantir sur des détails de position géographique, puisque ces matières constituent la plus grande partie de nos continens et qu'on les retrouve dès-lors partout en collines, en montagnes, en chaînes de montagnes plus ou moins considérables. Nous nous contenterons de tracer rapidement l'emplacement des dépôts de diverses époques sur le sol de la France qui nous intéresse plus particulièrement. Les dépôts des environs de Paris peuvent être cités comme exemples des formations tertiaires de toutes espèces , des Calcaires marins de diverses époques comme des Calcaires fiuviatiles dont on distingue aussi plusieurs formations. Ces dépôts, ou leurs différentes parties, constituent tout ce qu'on appelait rile-de- France (Bauvaisie, Laonois, Gâtinois), la Bail ce et l'Orléanais. Tantôt ce sont les Calcaires marins qui dominent ( Laonais , Bauvaisie, environs de Paris), tantôt au contraire ce sont les Calcaires fiuviatiles (Orléanais), des Dépôts analogues se représentent dans une grande partie de la Guyenne, de la Gascogne, du Languedoc jusqu'aux pieds des Pyrénées, ou ce sont encore

CALCAIRE

< n in iirr.il des dépôts marins, dans la Provence, le Coin ta t , le Bas-Dauphiné, sur les bords du Rhône, où l'on rencontre tantôt des dépôts marins, tantôt des dépôts tluviatiles. Ces derniers se représentent par lambeaux plus ou moins étendus dans les départemens de l'Allier, du Puy-de-Dôme, de la Haute- I.oire,et on les retrouve çà et là sur les bords du Rhin depuis Baie jusqu'à Mayence.

Les dépôts de craie sont aussi extrêmement abondans sur le sol de la France; ils entourent partout le grand dépôt tertiaire dont Paris est en quelque sorte le centre, et couvrent la Champagne, l'Artois, la Picardie, la Normandie, le Maine, la Touraine, une partie du Berry et la partie septentrionale du Poitou. On les retrouve plus loin dans l'Angouraois, la Saintonge, la partie méridionale du Périgord. Des côtes de la Manche où elle forme toutes les falaises depuis Calais jusqu'à Honfleur, elle se prolonge sur les côtes de l'Angleterre où elle forme aussi des dépôts considérables.

Les autres Calcaires secondaires couvrent la Lorraine , la Franche-Comté, la partie orientale du Dauphiné, la Provence, une partie de la Bourgogne, du Berry, du Poitou, de l'Angoumois, du Périgord, du Languedoc; ils se retrouvent entre la craie et les terrains primitifs dans l'Anjou, le Maine, et se prolongent par Argentan et Caen jusqu'à Valognes. Presque partout ce sont les formations jurassiques qui constituent la plus grande partie du sol, et ce n'est que çà et là qu'on rencontre les dépôts inférieurs de lias et de Calcaire pénéen.

Les autres parties de la France occupées par des terreinsde cristallisations ne présentent plus que çà et là des couches subordonnées de diverses sortes de Calcaires saccharoïdes et compactes (Dauphiné, Pyrénées, etc. ).

Ouant aux variétés du carbonate calcaire qui ne forment pas de grands dépôts, elles présentent dans leurs manières d'être quelques circonstances particulières que nous allons tâcher de réduire en généralités.

Le Calcaire cristallisé se trouve dans les filons et les amas métallifères, dans les lentes de divers roches, dans les petites cavités qu'on observe çà et là dans les dépôts de Calcaire compacte, etc.; rarement il est disséminé. C'est dans les filons métallifères que se trouvent la plus grande partie des variétés que

nous avons indiquées, en sorte que ce sont surtout les pays de mines quifournissent nos collections , et le Harz, le Derbyshire, le Cumberland sont les contrées qu'on trouve le plus souvent indiquées sur les échantillons. Il est remarquable que le Hars a fonrni surtout les variétés prismatiques simples ou modifiées» terminées par des rhomboèdres; presque tous les anciens échantillons du Derbyshire présentent le dodécaèdre à triangle scalène de 144" et x°4. Des travaux plus récens de cette contrée et du Cumberland ont fourni des dodécaèdres d'autres espèces et des rhomboèdres très variées.

Dans les fissures et les cavités des roches des terrains anciens ce sont des rhomboèdres de clivages, des rhomboèdres obtus, des dodécaèdres à triangles scalènes, surbaissés. Ceux que nous connaissons des Alpes, du Dauphiné, sont particulièrement des fig. a, 8 , 4 i, pl. IV, et 9, 10, 1 1, a3, pl. V. Il est très tare de rencontrer les variétés prismes > les rhomboèdres aigus et leurs différentes modifications.

Dans 1rs terrains secondaires on rencontre particulièrement le rhomboèdre de 78* 3o' et ioi° 3o', pl. IV, fig. 7, tantôt simple, tantôt modifié de différentes manières, fig. 59, 60 >63, ou bien le dodécaèdre de i53° et 9a0, pl. V, fig. 4* le plus souvent modifié, fig. 43, 44-

Dans les terrains tertiaires, les cristaux , toujours rares et très petits, sont encore les rhomboèdres, pl. IV, fig. 7, presque toujours simples. >

Les variétés stalactitiques, pannifornes, tuberculeuses, mamelonnées, tapissent l'intérieur des cavernes ou grottes'des pays calcaires. Les stalactites sont fixées à la voûte de ces cavités, d'où elles descendent verticalement eri se pressant les unes contre les autres. Ici elles finissent eh pointes à des hauteurs différentes suivant qu'elles se sont plus ou moins accrues: 1 à elles se joignent aux dépôts ondulés que les eaux ont for- ,més sur le sol , et présentent alors des espèces de colonnes , des piliers qui semblent placés tout exprès pour soutenir les parties supérieures, et qui , se liant aux stalactites plus courtes, forment des espèces de portiques par lesquels la caverne se trouve partagée en plusieurs salles. Les variétés pannifornes tapissent les parois latérales où elles forment des draperies ondulés, des guirlandes festonnées, qui ornent les colonnades

CALCAIilE.

formées par les stalactites. Ce sont ces dépôts qui donnent aux

cavernes des terrains calcaires cet intérêt particulier qui y attire les curieux de toutes les classes; la variété, la bizarrerie de leur forme, la blancheur des uns, l'éclat éblouissant des autres,

les accideus de toute espèce de leur assemblage offrent toujours un spectacle imposant, relevé souvent par tout ce que l'imagition peut y ajouter et tout ce que la crédulité superstitieuse a suggéré aux gens du pays qui servent de conducteurs. Plusieurs grottes ont sous ce rapport une grande célébrité ;• telles sont celles d'Antiparos où Tourncfort cru voir les pierres végéter à la manière des plantes, celles d'Auxelle , en Franche- Comté , de Pool's Hole, en Derbyshire, etc., etc.

Les variétés filiformes et cotonneuses se trouvent dans les fissures des matières poreuses, et particulièrement des calcaires secondaires et tertiaires, où elles sont le résultat d'une exudation lente des eaux chargées de carbonate de c haux. La variété cotonneuse ne s'est encore trouvée que dans les fissures des calcaires sableux parisiens , à Vaugirard, Nanterre, Grignon, etc.

Les variétés fibreuses, à fibres parallèles, sont encore produites de la même manière et se trouvent le plus souvent dans les fissures de différentes roches, dans les schistes argileux , les calcaires compactes, etc. Ce sont de petits filets formés par exudation de chaque côté de la fente, qui se sont accumulés les uns sur les autres, se sont joints au milieu de la fente en se déformant par leur pression mutuelle, et ont formé un plan de jonction plus ou moins irrégulier où l'on trouve quelquefois une pellicule de matières étrangères.

Les variétés globuliformes se trouvent dans certaines localités où il existe des sources d'eau calcarifères; il s'en trouve particulièrement à Karlsbad en Bohème, à Saint-Philippe en Toscane, à Tivoli, à Vichy en Auvergne, et elles se forment

continuellement sous nos yeux.

Les variétés incrustantes se trouvent encore partout où il existé des eaux calcarifères; en France on cite particulièrement la fontaine de Saint-Alyre, près de Clermont, en Auvergne, qui doit sa réputation à ce que l'ancienne source a formé un dépôt qui, en se prolongeant successivement, a jeté un pont naturel sur le petit ruisseau où ses eaux viennent M rendre : on connaît de ces sortes de ponts dans plusieurs localités. Les eaux dWrcucil incrustent journellement les aqueducs et engorgent

336 FAMILLB DES CAUBONIDBS.

les tuyaux de conduite qui les distribuent dans les quartiers Saint- Jacques, du Luxembourg, etc.

Ces eaux calcarifères , probablement plus abondantes autrefois, ont formé des dépôts considérables dans un très grand nombre des localités, où on les exploite fréquemment comme pierre à bâtir.

USAGES

Nous avons indiqué les usages essentiels des différentes variétés de Calcaire dans le premier volume de cet ouvrage , et nous n'avons autre chose à faire ici que de renvoyer à ce volume page 678, pour l'emploi dans la bâtisse, 686 pour la préparation des mortiers , 692 pour les diverses variétés de marbres, 696 pour l'albâtre calcaire, 713 pour l'emploi des variétés fibreuses nacrées , 716 pour l'agriculture, 737 pour la lithographie et 744 pour les instrumens d'optique.

H&U1IKMB SOOS-KSPÈCE. ARRAGONITE.

I glotte ; Chaux carbonatée dure; Carbonate de chaux

prismatique.

Substance cristallisant en prismes rhomboïdaux de 1160 5' et 63° 55'; non clivable, à cassure vitreuse. Deux axes de double réfraction.

Pesanteur spécifique, 2,9466.

Rayant le Calcaire, rayée par l'Apatite. Se délitant et tombant en poussière au feu.

Composition. Ca C1 ou Ca C. La même que le Calcaire, dont l'Arragonite ne diffère que par le système de cristallisation ; mais toutes les analyses ont offert un peu d'eau et de carbonate de strontiane. dont la quantité est variable, comme on le voit dans le tableau dressé par M. Stromeyer.

ARRÀGOJITE.

Arragonite bacillaire de Waltsch,

eu Bohême

Arragonite bacillaire de Leogang,

en Salsburg

Arragonite bacillaire de Kanniak

en Groenland .

Arragonite bacillaire de Tops-

chau , près Aussi g , en Bohême.

(Arragonite bacillaire de Nerts-

chinsky, en Sibérie

Arragonite bacillaire de Vertai-

son , en Auvergne

Arragonite bacillaire du Blauen-

kuppe pria Eschwege en Hesse Arragonite du Kaiserthul , en

Brisgau

I Arragonite de Baatène , pns Dax .

jArragonite de Mol in a , en Arrag°n- • ■ ,

C*r Louai e de chaux.

4,io43 1

4,oi38

VARIÉTÉS

Arragonite cristallisée. Barcment en prismes rhomboïdaux le plut souvent en prUme. a 6 ou 8 pan. terminé, par de. icmmeb tiièdL

l ,7'< xo c ' lJuel^uefoi8.en octaèdre, .impies ou modifiai fig. 4ô , 47 , 48 , 5o , rarement en dodécaèdre, aigus , pl. VIII , fig. 60.

Arragonite maclie. Offrant des groupemen* de deux cristaux comm* fig. 54 , 55, ou de. groupemen. diver. de prismes rhomboïdaux qui

Arragomte aciculairt et cyhndroide. En cristaux mal conformé., groupé, entre eux, mais isolé. par une extrémité. Arragonite coralloïde. (flo. ferri ).

Arragonite bacillaire* fibreuse. Le. fibre, tantôt parallèles, Un tôt divergente* et tan tôt contournée, et entrelacées.

Arragonite fibro-compacte. Fibres droites ou entrelacées, à peine visible», qui constitue des masses à cassure, vitreuses ou d'an éclat gras.

L'Arragonite est blanche, mais elle offre aussi des teintes jaunes yerdâtres, bleuâtre., brunes, rosaires, rouges et violatres qui sont produites par des matières étrangères.

OISBMKKT.

L'Arragonite ne constitue jamais de masse* comme le Cal-

338 FAMILLE HE> CAIIBONIDES

caire; elle se trouve dans divers dépôts métallifères , et le plus souvent dans ceux de minerais de fer, soit en cristaux, soit

SOUS la forme COralloïdc (Framont , Sainte-Marie , Vosges; Vizillf, lière , V'ic-io so» , Buigorry, «ux Pymtees jLeogang, en Salzburg ; KatusdortT, pu Saxe ; Joadiinibtal, en Bohême; Iglo, en Hongrie; Eisentrr, en Styrie; Lead-Hlls, en Ecosse; Guanaïuatu, au Mexique, etc.). dans les fissures des roches serpent iucuses ( Mont-Rose, Monte- Raiu:.^, BaUWro , Chambavc, en Piéniout). Elle est disséminée dans les argiles qui accompagnent les Gypses ( Molina , en Arragon; Mingriuilla, dans le royaume deValence; Baslèue, près Dax, dans le département des Lande») où ce sont particulièrement les groupes en prismes hexagones de d i verses espèces. Flic forme des nids dans les basaltes ( Vivarais , Auvergne , Pays de Bade, Saxe , Bohëme,etc.jou dans lea Calcaires fluviatiles intercalés (Gergovia, pn" s de Cler mont, en Auvergne); enfin elle rempfit les fentes des tafs basaltiques, auxquels elle sert quelquefois de ciment. (Vertnison , près de Clermont eu Auvergne; Vclay , Vivarais ; Ciicxow, près de Bilin en Bohème, d'où proviennent les cristaux les plus rè"gu- Hers,eU. ). On la cite dans les laves du Vésuve, de l'Etna, de l'ile Bourbon.

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