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VARIÉTÉS
Sidérose cristallisée. Le plu* souvent en rhomboèdres semblables à ceux de clivage , presque toujours simple ; rarement en rhomboèdres aigus , quelquefois en prismes hexagones.
Sidérose lenticulaire. En rhomboèdres obtus , oblitéré* par l'arrondissement des arêtes et des faces , tantôt isolés , tantôt groupés et constituant ce qu'on a nommé* quelquefois variété en crete de coq.
Sidérose réniforme. En rognons plus ou moins gros , engagés dans le* argiles schisteuses , les grès des houillères , quelquefois dans la houille.
Sidérose mamelonnée ( Sphcrosidérite). En mamelons dan* les cavités des basaltes.
Sidérose phytotde. Sous la forme de plantes , qui se rapprochent des fougères, des licopode*, des équisétacées: dans les dépôt* des terrains houillers.
Sidérose pseudo-polyédrique. En morceaux de formes diverses , qui sont en apparence réguliers et sont produits par retrait.
Sidérose lamellaire. Tantôt à gr andes lames , tantôt à petites lames. Sidérose granulaire. Composée de grain* a réguliers et assez semblables à un grès.
Sidérose coUtique. Tout-à-fait semblable à ce qu'on nomme miné^ rais de fer en grains.
Sidérose compacte. En couche ou en rognons, dans les dépôts houillers, et toujours plus ou moins mélangée de matières étrangères.
Sidérose t rreuse. Dans le même gisement que la variété compacte.
Sidérose décomposée. Plus ou moins altérée et réduite en tout ou en partie à l'état de péroxide de fer. Ce* décompositions ne peuveut êtr e placées ici que pour mémoire , et appartiennent à l'espèce péroxide de fer.
Les couleurs sont le blanc jaunâtre , le jaune plus ou moins foncé , le rougeâtre , souvent le rouge d'oere , mais seulement à la surface où il provient de la décomposition.
GISEBTEKT.
Le carbonate de fer cristallisé ou lenticulaire se trouve dans les filons métallifères de divers genres, dont quelques localités offrent de très beaux groupes ( Brosso , en Piémont ; Baigorry , Pyrénées; Sait-Agnes, Lostwithiel , Lands End, en Angleterre i etc. ). Les variétés mamelonnées appartiennent particulièrement aux dépôts de basalte , d'amygdalites de diverses époques , et se trouvent dans presque toutes les localités où l'on rencontre ces dépôts. Les autres variétés de formes appartiennent toutes aux terrains secondaires.
S1DÉUOSE. 35 1
Les variétés lamellaires, qui se trouvent accidentellement avec les variétés cristallines, les variétés compactes et oolitiques, constituent des dépôts considérables, des filons, des amas, des couches, dans les diverses sortes de formation. Nous avons
déjà fait remarquer, t. i, page 626, que les premières appartiennent aux terrains primitif*, et les autres ;<ux terrains secondaires et particulièrement aux terrains houillère, où le carbonate lithoïde forme des couches étendues ou des séries de rognons dont l'ensemble constitue des couches. Cette variété présente, comme les grès houillers, des débris de plantes de diverses espèces qui sort passées à l'état de carbonate de fer. Les vark'« tés oolitiques «e trouvent quelquefois par petites parties dans le terrain houillcr, mais particulièrement dans les dépôts de l'époque du Calcaire jurassique, comme l'a observé M. Berthier. Quelquefois c'est du carbonate pur comme dans les minerais de Hayanges (Moselle), mais le plus souvent ce carbonate c&t mêlé en plus ou moins grande quantité avec l'hydroxide de fer, comme dans les minerais de Châtillon (Côte-d'Orj, les minerais deNarcy, près Saint-Dizier (Marne), etc.
usAoBs.
Le carbonate de fer est un minerai important pour la préparation du fer, comme nous l'avons déjà vu , t. 1, page 721. On a employé de temps immémorial les variétés spathiques , mais on s'est ensuite servi avec le mènif succès des variétés lithoïdes qui avaient été d'abord méconnues, et qui sont les seules qu'on emploie en Angleterre. Cette espèce de raiuerais de fer est particulièrement propre au traitement dit à la Catalane, qui n'exige que des fourneaux de petite dimension, peu dispendieux , et par le moyen desquels on obtient immédiatement du fer sans passer par l'état préalable de fonte.