‹ Traité élémentaire de pathologie généraleChapitre 14 sur 183 · SEXE · texte numérisé non relu

SEXE

Les physiologistes ont mis en relief l'influence qu'exerce le sexe sur la taille, les formes, les proportions générales, la voix, le mode de respiration, l'intelligence, le caractère, la sensibilité et le pouvoir excito-moleur; son action sur les aptitudes morbides n'est pas moins marquée; elle persiste pendant toute la vie, et la femme, bien qu'on en ait dit, reste femme jusqu'à la fin de ses jours. Il est incontestable cependant que c'est pendant la période d'activité génitale que les différences entre les deux sexes sont, à ce point de vue, les plus accentuées. Les maladies qui affectent le plus souvent les femmes sont, en première ligne, l'hystérie, puis la chlorose, le goitre (70 fois sur 100), la chorée, le goitre exophlhalmique, le cancer (62 fois sur 100), l'ulcère simple de 1 estomac (70 fois sur 100), les péritonites partielles, la sclérose en plaques (70 fois sur 100), le rhumatisme chronique ell'ectopie rénale (85 fois sur 100) (1) ; le sexe féminin confère une immunité relative pour la goutte; on observe au contraire plus souvent chez l'homme les hernies, l'atrophie musculaire progressive (80 fois sur 100), l'ataxie locomotrice progressive (80 fois sur 100), le cancroïde, le scorbut et la cirrhose du foie. Il ne faut voir dans le sexe masculin qu'une prédisposition très indirecte à ces diverses maladies; leur fréquence chez l'homme s'explique suffisamment parles conditions dans lesquelles il vit, et les influences nuisibles auxquelles il s'expose. De même les ectopies rénales semblent favorisées chez la femme par la grossesse et l'usage du corset.

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