QUI ONT ÉCRIT SUR LA MECANIQUE
ARCHIMÈDE, l’un des savans les plus distingués de l’antiquité , né à Syracuse, vers 287 avant J.-C., parent du roi Hiéron; mort dans le sac de la ville, à l’âge de 7 5 ans. Ce qui reste de ses œuvres a été imprimé à Râle en i554> et à Londres, en 1 792. Les détails sur sa vie , contenus page 9 de l 'introduction historique , nous dispensent de les donner ici.
ARISTOTE ( voir plusieurs autres traités, et notamment la Morale).
ARKWRIGHT ( sir Richard ). Il fut d’abord barbier, mais ayant quitté cet état en 1767, il s’occupa de mécanique avec succès , et construisit à Nottingham une machine à filet le coton, qui lui procura une fortune très-considérable. Mort le 3 août 1792.
BÉLIDOR ( Bernard Forêt de ). Ce savant, l’un des ingénieurs français les plus distingués , est né en 1697. Il rédigea un grand nombre de projets pour des travaux publics très-importans, et s’illustra surtout par sa Science de V Ingénieur et son Architecture hydraulique. Mort en 1 76 r.
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BERNOUILLI (Daniel). La mécanique, déjà redevable de beaux travaux à Jacques B. et à Jean B ., nés à Bâle, oncle et père de Daniel , a surtout profité des travaux de ce dernier sur l’hydraulique. Né à Groningue en 1700, professeur de mathématiques à Bâle, associé étranger de l’Académie des Sciences de Paris, il mourut en 1782.
BERTHOUD (Ferdinand), né en 1717, l’un des horlogers les plus célèbres. En perfectionnant son art , il fut utile à la science. On lui doit d’excellens chronomètres et de bons ouvrages, sur l’horlogerie. Il est mort en 1807. (
BESSON Jacques de ). Les ouvrages de ce savant professeur de mathématiques furent estimés dans leur temps ; on y trouve la chaise marine, ou moyen proposé depuis, en 1760, par Irwin, en Angleterre, pour observer les éclipses des satellites et des étoiles; la description du compas euclidien, et divers autres instrumens.Besson naquit à Grenoble et mourut en France; il était professeur de mathématiques à Orléans en 1569.
BETANCOURT, ingénieur français distingué, notre contemporain. Il est le premier qui ait dit qu’il y a une dépendance nécessaire entre la température de la vapeur et sa force élastique , en sorte que l’une étant donnée l’autre s’ensuit; mais il était réservé à M. Dalton de dresser le tableau exact de cette force. Appelé en Russie
par l’empereurAlexandre, qui avait su apprécier ses talens , il y fut mis à la tête du corps des ingénieurs des ponts-et-chaussées, puis disgracié, et il mourut peu de temps après. Son principal ouvrage porte le titre de Mémoire sur la force expansive de la vapeur.
BRAMAH (Joseph), ingénieur et mathématicien anglais, mort en 1814.
BRANCA (signore G.), Romain du 17e siècle, qui annonce lui-même ne pas être l’auteur du recueil intitulé El Machine, mais l’avoir publié à la sollicitation de ses amis, et ne pas en connaître les auteurs. Cet ouvrage in-fol° date de 1629, et se compose de. planches en bois avec une feuille de texte en regard.
BRÉGUET, né à Neufchâtel , en Suisse, le 10 janvier 1747* mort à Paris en 1823. La réputation de Bréguet dans la haute mécanique de précision est trop élevée pour que nous la rappellions ici; nous nous contenterons de faire remarquer qu’on lui doit la perfection à laquelle est arrivée notre horlogerie. Auteur du parechute , du ressort-timbre et de divers chronomètres, montres marines, compteurs et autres pièces compliquées , Bréguet eut encore le grand talent de bien choisir ses ouvriers et d’adopter tel ou tel perfectionnement qu’ils lui proposaient. Cette sagacité de jugement, il l’avait au plus haut point , et grâce à elle, l’horlogerie an-
BIOGRAPHIE
glaise , malgré sa réputation, est restée depuis long-temps au-dessons de la nôtre.
CAMUS (Charles-Étienne-Louis), né enr 7 10, s’est constamment occupé avec distinction des mathématiques et de la mécanique, et a laissé plusieurs bons ouvrages. De l’académie des Sciences de Paris et de la Société royale de Londres, il est mort en 1768.
CHALES ( le P. Millietde), jésuite, auteur du Cursus mathematicus. 4 vol. in-f°, 1690.
( Voir les Mathématiques. )
CAUS (Salomon), ingénienr et architecte normand de la fin du 16e siècle. Il fut tour à tour attaché au prince de Galles et à l’électeur de Bavière , mais enfin il revint en France terminer sa carrière, en i63o. C’est à lui qu’on dut, en 16 1 5 , l’ouvrage intitulé les Raisons des forces mouvantes, qui fut réimprimé en 1624.
CAUS (Isaac ). 11 était de la même famille, du même pays et avait embrassé le même genre de travail que Salomon; on connaît de lui un ouvrage publié à Londres en 1644» sous Ie titre de Nouvelle invention d’élever l’eau plus haut que sa source , et un autre en anglais : New inventions of fJ^ater orks , 1704.
CTÉSIBIUS, illustre architecte, mathématicien et mécanicien d’Alexandrie, qui florissait vers i35 ans avant J.-C. Il inventa la clepsydre ou horloge d’eau , et on lui attribue aussi la dé-
couverte des pompes et d’ane foule d’autres machines remarquables.
DEPARCIEUX (ou Parcieux : Antoine de).
Plus illustre comme mathématicien, il contribua cependant aux progrès de la mécanique, et s’occupa notamment des canaux. Il fut membre de l’Académie des Sciences et censeur royal. Né dans le diocèse d’Uzès, il mourut à Paris en 1 7 69.
EVANS (Oliver), mécanicien distingué de Philadelphie aux États-Unis de l’Amérique, est auteur du Manuel de V Ingénieur mécanicien , publié pour la première fois en i8o5, et traduit en français en 1 8 1 1. Il est mort en 1 8 1 9.
FULTON (Robert), né en 1767 aux États- Unis d’Amérique dans la Pensylvanie; il vint à Paris, où il résida long-temps. La navigation par le moyen de la vapeur lui doit beaucoup, et il en fit la première expérience à Paris , sur la Seine, en 1796. De retour dans sa patrie, il y propagea les bateaux à vapeur , y publia plusieurs inventions mécaniques remarquables , et mourut en 18 15.
GALILÉE. (Voir I’Astronomie.)
GUTTEMBERG ( Jean Genfleicb de Sulgeloch, dit ), né à Mayence en 1400 d’une noble famille; regardé généralement comme l’inventeur de l’imprimerie. Cette découverte lui est contestée par Coster de Haarlem , auquel une statue a été érigée sur la place publique de cette
BIOGRAPHIE
ville. Sieet art admirable ne lui doit pas la première pensée, il paraît certain que c’est lui qui a exécuté les appai’eils mécaniques et les caractères à l’aide desquels on imprima d’abord un livre. Mort à Mayence en 1468.
HELL (Maximilien), né en 1720 à Schemnitz en Hongrie, mort à Vienne en 1792. Ce savant était spécialement astronome. Cependant la mécanique lui doit beaucoup , et à Vienne il l’enseigna pendant à peu près une année ; il eut aussi un frère auquel les Mémoires de l’Académie des Sciences de 1760, hist. , page 160, attribuent une machine ou espèce de syphon qui pouvait élever l’eau à 96 pieds.
HÉRON ( dit 1’ Ancien ) naquit à Alexandrie environ 120 ans avant J.-C. Il était habile mécanicien et élève de Ctésibius. On a cité beaucoup de ses machines, mais bien peu ont été décrites avec assez de soin pour pouvoir nous être parfaitement connues. Il nous reste de Héron un traité des machines à air, et son Belopœcca, qui, en 1 6 1 6, fut donné en latin par Bernard Baldi.
KEPLER. ( V oir 1’ Astronomie. )
LAHIRE (ou Hire : Philippe de la). Né à Paris en 1640, il étudia les mathématiques en Italie, et, à son retour, fut nommé de l’Académie des Sciences et employé par Colbert, avec Picard et Cassini, à dresser la carte générale de France. La
géométrie et la mécanique lui doivent plusieurs ouvrages importans. Mort en 1718.
LEUPOLD (Jacques), né à Plenitz en 1674, mort en 1727. Cet habile mécanicien saxon, qui fit son premier apprentissage chez un menuisier, perfectionna et décrivit la machine pneumatique inventée par Otto de Guericke. On lui doit, surtout , son fameux Théâtre universel des machines, 7 vol.iu-f° allem., auquel Scheffler, pour le terminer, donna 2 volumes de supplément.
MONGOLF1ER ( Joseph-Michel ), né à Vidalon-les-Annonay en 1740- Il s’est illustré d’abord par l’invention des aérostats. La mécanique lui doit des travaux et des machines d’une application plus usuelle, notamment le bélier hydraulique. II mourut en 1810.
NEWTON. ( Voir 1’ Astronomie. )
PAPIN ( Denis ), né à Blois. Il prit ses gràdes en inédeciue à la faculté de Paris. En 1774,1! avait publié son premier ouvrage sous le titre de Nouvelles expériences du 'vide, in- 12. Peu de temps après, il alla en Angleterre, où, s’étant lié avecBoyle, il se dévoua aux travaux concernant la physique et la mécanique. Sa marmite pour traiter les os par la vapeur l’a rendu illustre, mais ses ouvrages contiennent beaucoup de recherches importantes , et c’est bien à lui que l’on doit la première machine à vapeur atmosphérique.
BIOGRAPHIE
PASCAL (Biaise), l’un des génies dont la France s’honore, s’est illustré comme littérateur, philosophe et géomètre. Né à Clermont en Auvergne eu 1623 , il mérite d’être cité ici comme ayant le premier employé le baromètre pour la mesure des hauteurs, et pour ses expériences sur le vide. Il est mort à Paris, à l’âge de 39 ans.
PERRAULT (Claude), illustre surtout par ses travaux en architecture. Il y appliqua utilement la science de la mécanique; il fut membre de l’Académie des Sciences, et traduisit Yitruve. Mort en 1688.
PLUMIER (Charles), né à Marseille en 1646, mort à Cadix en 1704. Plus connu comme botanique et comme un célèbre voyageur , Plumier cependant avait étudié avec fruit les sciences physiques et mathémathiques ; il excellait dans la fabrication des instrumens de physique, et il se distingua surtout dans l’art du tourneur , dont il donna un fort bon traité.
RAMELLI (Augustin). Il naquit vers 1 53 £ à Maranzana dans le duché de Milan , et mourut à Paris eni5go. Cet ingénieur de Henri III fut un mécanicien extraordinaire pour son temps, et Le diverse ed artificiose machine en est la preuve ; mais toutes ses machines, quoique fort ingénieuses , paraissent beaucoup trop compliquées.
RAMSDEN (Jessé), célèbre opticien, né eu i735à Halifax dans le Yorkshire, mort à Brigh-
DE LA. MÉCANIQUE. 2g3
thelmstone en 1800. La machine à diviser qui porte son nom est suffisamment connue ; elle nous dispense de faire l’éloge de cet habile mécanicien, qui améliora en Angleterre la plupart des instruinens de physique.
RANNEQUIN (Swalm Renkin), né à Liège.
Ce célèbre machiniste fut chargé de la construction de l’ancienne machine de Marly, qui élevait environ 6000 mètres cubes d’eau par 24 heures, à une élévation dei65 mètres; elle commença à agir en 1682. C’était, pour les ouvrages mécaniques du temps , un résultat prodigieux. Mort en 1708.
SAYERY et NEWCOMEN, que nous réunissons, parce que leurs travaux sont communs. Savery, mécanicien distingué, a l’honneur d’avoir le premier appliqué la machine à vapeur : il fil cette découverte en 1696, et en a pris la patente à Londres en 1698.
SMEATON ( Jean), né dans le comté d’Yorck en 1724. Il s’illustra par ses travaux mécaniques, et notamment par ses recherches sur la force du vent et de l’eau sur les moulins, par la reconstruction du fanal d’Eddy-Stone, achevée en 1759, etc. Nommé membre de la Société royale de Londres, il mourut en 1792.
VAUCANSON (Jacques de), né à Grenoble en 1709. Il construisit des machines extrêmement ingénieuses, et qui prouvent toute son ha^
BIOGRAPHIE
bileté : tels sont son Auteur automate, son canard qui barbottait, battait des ailes, avalait du grain ; son berger, qui exécutait 20 airs différens,etc. Il s’occupa aussi de mécaniques utiles, et inventa les moulins à soie et autres. De l’Académie des Sciences, il mourut en 1783.
VEGÈCE (Flavius Renatus Vegetius), auteur latin, qui vivait sousValentinien. Il mérite d’être mentionné ici pour ses applications de la géométrie et de la mécanique à l’art militaire.
WATT (James), né en 1 7 3G à Greenock en Écosse, mort en 1819 à Heathfield près de Birmingham. Le nom de Watt est trop généralement conuu aujourd’hui pour nous arrêter sur ce célèbre mécanicien, auquel nous sommes redevables du meilleur système de machines à vapeur; cependant, n’oublions pas que, non-seulement l’argent, mais encore les talens administratifs de Boulton furent indispensables à Watt pour se faire connaître.
WHITE, mécanicien anglais, notre contemporain, auteur d’un engrenage qui porte son nom, et d’un ouvrage en 2 vol. in-4°, intitulé Les Centuries. Il habita la France, et avait établi à Paris une filature. Il est mort récemment (18 2 9).
WOOLF ( Jean Chrétien, baron de ), né à Breslaw en 1679; il mourut en 1764. Ce célèbre mathématicien se distingua autant par ses discussions philosophiques que par ses travaux scientifiques.
DE LA MÉCANIQUE. 2g5
YOUNG (Thomas). Cet illustre physicieD, des ouvrages duquel est traduite la plus grande partie de ce traité , vient d’être ravi aux sciences à l’âge de 68 ans environ, le même jour que le célèbre Davy. Il est mort à Londres le 29 mai 1829. Irlandais de naissance, T. Young s’est placé au premier rang dans plusieurs branches des sciences. La physique lui fut redevable, vers 1 7 94, du principe des interférences, et, dans son Cours de physique et des arts mécaniques , duquel est extrait cet ouvrage, il a fait planer sur toute cette partie si importante des sciences, les vues d’un génie supérieur, et indiqué d’importantes découvertes. Médecin des eaux de Bath, l’art de guérir lui doit un Traité où toutes les maladies sont classées systématiquement, et tous les auteurs cités, comme il l’a fait dans son Cours de physique, etc. Son érudition était immense, et la découverte qu’il a faite de plusieurs lettres de l’alphabet phonétique, l’a placé, avec M. Chain* pollion, à la tête des archéologues qui ont dévoilé le langage hyéroglyphique des Égyptiens. Nous ne pensions pas, lors de son passage récent à Paris, avoir à déplorer sa perte avant qu’il eût eu le temps de juger la traduction de son ouvrage, que nous entreprenions de donner à la France.
BIBLIOGRAPHIE