EXTRAIT DE GENTIANE
On prend de la racine de gentiane sèche et bien conservée ; on la concasse et on la met dans un vase propre. On verse dessus 4 fois son poids d’eau à -f 45 ou 20 degrés centigrades : on laisse en contact pendant 24 heures , et l’on passe avec expression. Le résidu de la macération est soumis à un second traitement semblable au premier. On décante les deux macérés, on les réunit, et on les évapore au bain-marie îjusqu’à réduction de moitié ; alors, on laisse refroidir, puis on passe au blanchet,et Ton continue enfin l’évaporation jusqu’à consistance de miel épais.
Si P ou veut obtenir un extrait sec, appelé improprement autrefois sel essentiel de Lagaraye , on se contente de pousser l’évaporation jusqu’à consistance de sirop épais , et on l’étend en couche mince sur des assiettes qm
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! on expose à J étuve ; on en applique des couches succès» si ves, jusqu à ce que la totalité soit desséchée. On détache alors 1 extrait avec une lame de couteau,- et on le renferme promptement dans un flacon bouché hermétiquement ,
en raison de sa propriété hygrométrique.
On prépaie de îa même manière les extraits hydroliques d année ^ de chiendent , d e genièvre ^ de patience , de poiygala j de réglisse , de rhubarbe , de valériane , etc.
L extrait aqueux d’opium se prépare aussi par macération; mai s la manipulation étant différente, nous devons l'exposer à part.
On met dans un vase non métallique de l’opium de bonne qualité et divisé en tranches très minces. On ajoute six fois son poids d’eau froide , et on laisse en contact pendant un certain nombre d’heures , en ayant soin d’agiter le vase de temps en temps. On passe avec forte expression, et on traite le résidu de la même manière. On réunit alors les deux macérés , on les filtre , et on les évapore au bain-marie jusqu’à consistance pîiulaire. L’extrait est de nouveau dissous a froid dans huit parties d’eau , filtré et évaporé en consistance solide : cette solution et cette évaporation sont répétées une seconde fois.
Ce procédé, qui a été indiqué en 1781 par Cornet, fournit un extrait débarrassé , suivant MM. Henry et Guibourt , de narcotine , d’huile vireuse et de résine : il nous paraît préférable , par sa simplicité , à ceux qui ont été successivement proposés par Josse , Baume, Lemery et Quincy, Langelot, etc.
Si on désirait un extrait privé plus complètement encore de narcotine , il faudrait, d’après le conseil de M. Robiquet, le traiter, lorsqu’il est évaporé en consistance de sirop épais , par l’éther sulfurique bien rectifié. Le mélange serait agité fréquemment dans un flacon bien bouché, et, après quelque temps, l’éther serait décanté et distillé, puis remis sur l’extrait, jusqu’à ce
PH YTOBASIE. — EXTRAITS VÉGÉTAUX. 2 4g
que le résidu de la distillation n’offrît plus de traces de narcotine ; alors , un évaporerait l’extrait en consistance solide.
b. Par infusion.
Ils se préparent, comme nous venons de le dire pour l’extrait de gentiane: la seule différence, c’est que l’on opère avec de l’eau bouillante.
t ^es extraits qu on obtient de cette manière sont ceux d absinthe , de camça , de camomille , de cascaville , de chamœdi is , de chardon-henit , de douce-amere , de houblon, de narcisse des prés , de pensée sauvage, de petite centaurée, de ratanhia, de quassia , de quinquina , de rue , de salsepareille , de saponaire , de scordium , de séné, de simarouba , etc.
L extr ait de casse se prépare aussi par infusion , mais avec de 1 eau chauffée seulement à 60 degrés. On se sert d un vase d étain pareil à celui dont nous avons parlé pour la purification du suc de réglisse ( p. 51 ). Après 12 heures de contact , on soutire le liquide qu'on filtre au blanche t , et on le fait évaporer au bain-marie jusqu’à consistance molle.
c. Par décoction.