‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 118 sur 525 · PETIT-LAIT CLARIFIE · texte numérisé non relu

PETIT-LAIT CLARIFIE

Mêlez avec le lait une suffisante quantité de vinaigre, ou mieux encore de crème de tartre pulvérisée, pour coaguler la partie caséeuse; chauffez jusqu’au point d’ébullition. Passez à travers une étamine claire, et sans expression. Clarifiez par coagulation avec le blanc d’oeuf, et filtrez au papier non collé.

Ce moyen de clarification s’emploie aussi pour purifier le petit-lait spontané , c’est-à-dire celui qui s’est formé naturellement.

On peut coaguler le lait avec la présure, et obtenir ainsi le petit-lait sans se servir de vinaigre ou de crème de tartre ; mais alors la préparation est plus longue , et le produit acquiert un goût désagréable.

2° Sucs huileux .

Ces sucs , plus nombreux que les sucs aqueux, sont divisés, sous le rapport de la consistance , en fluides et en solides .

a. Sucs huileux fluides.

huile d’oeufs.

Prenez des s jaunes d’œufs récents et cuits à dur, écrasex-les entre les doigts , et faites-les dessécher dans un

2oobasie.-*-sucs animaux v~

poêlon d’argent, ou mieux dans une capsule de porce.

Pression eS": T ^ ^ '*

suinter. Alors, enfermez danî un sâe dHeZ" ^

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Le procédé que nous venons de décrire «i , • . ,

plus généralement suivi, a l’inconvénient ’ ,V ^ 6

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s eiî garantir. 11 ^arvien^ a

Nous croyons devoir faire connaître ici le m„ i a-

traction suivant, dû à MM. Mialhe et Wato

par M. Thubeuf. vvalme , et modifié

Prenez:Jaunes d’œufs durs, N" 64, ou (l(tttn„r.

Eau froide c- (l g,;"‘"»esj.

nome 6 livres.. (5000

Ether hynratique 1 livre S onces < T n !"

Lesjaunes d’œufs , délayés avec soin dans n 7d° h

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peu serré, sont introduits dans un flal„T . Cnn un ■ueril, et l’éther est versé dessus. Dans cet état 'fu ^ agité fortement, à cinq ou six reprises dans ï C°n il une heure, et ensuite abandonné à lui m luatre à cinq heures. Au bout de ce temnTT est divisé en trois couches bien distinctes h ‘‘ meIange ornée de l’éther qui tient l’huile en solutn H™?

leau légèrement colorée et h trokr ’ onde °ute l’albumine nui sW L • !- tme eilfi“ ^ ’ieure. ' 1 prec,Pltee « Ja partie infé-

Décantez alors le soluté huileux et retir», arune distillation méiia^én ■ Z 1 ether

°rnue de verre • traite, i,° a bam'marie d«ns une ouiliant Pl nn ’ t z !e res,du Par de l’alcool rectifié

,e quantité d albumine que l’huile retient encore-

2 58 phàhmacotêchkie .

puis, à Taide de deux décantations successives et de l exposition à la chaleur, du bain-marie dans une capsule de porcelaine ou de verre, privez complètement l’huile des dernières portions d’éther, d’alcool et d’eau» Filtrez enfin au papier Joseph , à l’aide de la chaleur.

Ce procédé a l’avantage de donner une quantité presque double de produit, selon les auteurs. Mais nous pensons qu’à moins d’une température haute et long-temps soutenue , on ne peut priver 1 huile d alcool et d’éther , et ce médicament n’étant employé que comme adoucissant, il en résulte nécessairement un changement désavantageux dans ses propriétés.

huile de foie de morue.

Bien que cette huile soit fournie parle commerce, et que le pharmacien n’ait jamais à la préparer dans son officine , nous croyons qu’il n’est pas inutile de faire connaître ici le mode d’extraction suivi à Berg, en ÎSorwége,

où on la fabrique en grand.

Les pêcheurs , après avoir extrait les foies des morues prises récemment , les entassent dans de grandes cuves exposées à Faction des rayons solaires ; et bientôt , sous l’influence de la chaleur , on en voit s’écouler un liquide transparent, de couleur légèrement ambrée, assez ressemblant à l’huile de pavot. Ce produit a reçu le non d 'huile limpide blanche , et il est le seul qui doive êtr< porté dans l’estomac, ou employé comme topique dans le maladies de l’œil.

Les foies contenus dans les cuves ne tardent pas éprouver la putréfaction , et il en sort "alors une second

qualité d’huile, brune, plus abondante que la première

et connue dans le commerce sous le nom d 'huile hmpi brune. Elle ne doit être employée que pour l’usage este

rieur. A

Enfin, en plaçant le reste des foies dans de gtan

ZOOBASIE, —EXTRAITS ANIMAUX. 25q

marmites de fer, et les soumettant à l’action du feu on o lent encore une troisième et dernière qualité d’huile de couleur plus ou moins foncée, selon l’état de putréfaction des matières ou le degré de cuisson; mais elle ne doit jamais etre appliquée aux besoins de la médecine.

Sucs huileux solides,

m Quatfe ,de ces sucs seulement sont employés en phar-

bœufe’r C- 7™’ 16 SUl1, la graisse de porc et la moelle de

SL exSl Pre”ierS n0US étant fournis Par 'e com- ZrZZ Tr^ 3t’.et,aPréParati0“ de la graisse de

moelle de boeuf,

Lfe7!lTU7qUaUtité indéterm‘née de m0eIle de bœuf ;

ÎinToÜ lîefï a“ bain-marie cdans un vase de porce-

oule/ i i eUCe 5 PaSS0Z aU travers d’«n linge lin , et nulez dans le vase où elle doit être conservée.

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