‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 129 sur 525 · EAU OU PROTOXYDE D HYDROGENE · texte numérisé non relu

EAU OU PROTOXYDE D HYDROGENE

L’eau est peut-être le composé le plus répandu dans la nature; l’air seul peut lui être comparé sous le rapport de l’abondance. On la trouve , suivant le degré de température , sous les trois états de vapeur , d eau proprement dite , et de glace.

Pure, et au- dessus de zéro, elle est liquide , limpide , incolore , inodore , insipide , et , à cet état , elle sert de point de comparaison pour l’évaluation des poids et mesures métriques et de la pesanteur spécifique descorps solides et liquides.

Elle jouit de la propriété de pénétrer et de dissoudre un très grand nombre de corps.

C HI M i C O B A ST B . > M É Dï C A M EN S CHIMIQUES.

Préparation. — Dans certaines contrées , et sur-tout dans les terrains primitifs, on voit sourdre des rochers de 1 eau parfaitement pure. Dans d’autres , on recueille l’eau de pluie après avoir laissé laver les toits , et on la conserve dans des citernes : cette eau peut encore être considérée comme pure. Dans les autres cas , en raison des corps étrangers que l’eau tient toujours en solution , il est indispensable de la purifier pour certaines opérations. Le premier soin qu’il faut avoir pour procéder a cette purification consiste à choisir une espèce d eau propre à la subir , car toutes ne le sont pas également : on doit donner la préférence à l’eau de source, et , à son défaut , à celle des grandes rivières , puisée au-dessus des villes. On en remplit aux trois quarts la cucurbite d’un alambic, et, l’appareil étant monté suivant les règles connues , on chauffe. Les deux premiers centièmes de liquide distillé sont rejetés , et l’on continue ensuite l’opération jusqu a ce que les 88 centièmes de

1 eau employée aient passé dans le récipient ; le résidu est rejeté.

Mais, pour les besoins journaliers de la pharmacie, il n’est pas besoin de recourir à ce mode de purification , qui serait beaucoup trop coûteux et presque inutile pour la préparation des macérés, des digestes, des infusés, des [lécoctés et de beaucoup de solutés. Il faut seulement employer les eaux les plus limpides possible et exemptes le toute odeur , ce qu’il est assez difficile d’obtenir dans outesles saisons, lorsqu’on les puise dans les rivières.

1 est utile alors de les clarifier, et l’on y parvient par a filtration: elle se pratique avec des appareils plus ou noms avantageux , et qui atteignent en même temps les leux buts que l’on se propose , de séparer les corps hémogènes qui troublent la limpidité , et d’enlever les nncipes odorans et, déplus, souvent colorais.

Tout récemment, et d’après les conseils de mon ami b Barruel, on a lait établir dans deux des casernes dç

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Paris, et sur une application nouvelle et tout-à-fait ingénieuse de ce principe, des filtres qui fournissent en abondance de beau de l’Ourcq comparable pour la qualité à celle de rétablissement du quai des Gélestins.

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