FER
Le fer existe dans la nature à l'état métallique, en masses quelquefois énormes et en fragmens disséminés , mais dans quelques contrées seulement; il se rencontre le plus souvent à l’état de combinaison avec d’autres corps comme l’oxigène , le soufre , certains métaux, etc. Il fait partie constituante de certaines matières organiques , par exemple , du principe colorant du sang.
11 est solide , d’une texture lamelleuse et fibreuse , très dur, malléable et très ductile, plus tenace que tous les autres métaux, d’une couleur grise bleuâtre; inodore et insipide par lui-même , mais répandant une odeur spéciale par le frottemenl, et développant une saveur particulière par l’action des liquides qui le touchent, effets qui dépendent de l’oxidation du métal , et probablement de la formation d’une certaine quantité d’hydrogène ferré ; d’une pesanteur spécifique de 6,71. Une de ses propriétés les plus intéressantes est d’être
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âttirable par l’aimant et de devenir lui-même magnétique.
Préparation . — Il n’entre pas dans notre cadre de décrire les différens procédés opératoires employés pour extraire le fer des minerais qui le contiennent ; ce travail est exclusivement du ressort des usines, et n’a aucun rapport avec la préparation des médicamens. La seule opération qui nous intéresse est la préparation de la limaille de fer.
Prenez de la limaille qui ne contienne pas de cuivre, et, s’il s’en trouve quelques parcelles , séparez-en le fer au moyen d’un barreau aimanté. Alors, pilez légèrement dans un mortier de fer pour en détacher la rouille qui peut y être fixée ; séparez cette rouille à l’aide du vannage : ces deux opérations ont quelquefois besoin d’être réitérées pour arriver à une séparation complète. Alors, pilez fortement la limaille , passez-la au travers d’un tamis de crin serré , et introduisez la poudre dans un flacon bouché pour l’abriter du contact de l’air; mettez-la ensuite par petites portions sur le porphyre, et broyez-la à sec jusqu’à ce que le brillant métallique ait presque entièrement disparu ; enfin passez-la au tamis de soie très fin, et placez-la aussitôt dans un autre flacon fermé à l’émeril, après l’avoir toutefois desséchée à la température de l’eau bouillante. On reconnaît que le degré de ténuité nécessaire est obtenu, lorsqu’une petite portion de la poudre étant frottée sur la main y laisse une trace brunâtre que l’on a peine à effacer.
PERÇA a BURE DE FED.
Cette substance, que l’on nomme encore plombagine „ mine a cray on, etc., n’est point, ainsi qu’on l’a cependant cru long- temps, une combinaison spéciale de carbone et de fer ; c’est du carbone dans un état particulier et mé-