‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 184 sur 525 · ARSÉNIATE DE FER · texte numérisé non relu

ARSÉNIATE DE FER

Cet arséniate existe dans la nature^ mais peu abondamment.

11 se présente sous forme de petits cristaux cubiques, blancs verdâtres ou jaunes, inodores , insipides, insolubles dans l’eau.

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Préparation. On F obtient par double décomposition , en mélangeant les solutés d’un sel de fer et d’un arséniate alcalin.

L’arséniate de fer préparé par Fart est toujours pulvérulent.

Des préparations de chrome.

CHROMATES DE POTASSE.

L’acide chromique forme avec la potasse deux combinaisons en proportions définies , le chromate et le bichromate. Elles sont constamment toutes deux des produits de l’art.

1° Chromate. — Il cristallise en prismes rhomboïdaux, d’une couleur jaune citrin, translucides, inodores, d’une saveur métallique amère ; il est très soluble dans l’eau , et peut colorer une très grande quantité de liquide en jaune citrin.

Préparation. — On l’obtient en calcinant long-temps, et à haute température, un mélange de mine de fer chromée (chromate de fer) et de nitrate de potasse. On lessive le résidu de la calcination , on filtre , on ajoute au soluté contenant tout le chromate de potasse , de l’acide nitrique jusqu’à saturation , on filtre de nouveau , on évapore et on fait cristalliser. Les premiers cristaux qui se produisent sont du nitrate de potasse que l’on sépare,

et, par une nouvelle évaporation de la liqueur, on obtient le chromate de potasse.

2 Bichromate. Il cristallise en beaux prismes rhomboidaux , d une couleur rouge orangée , translucides , inodores , d une saveur métallique amère ; il est très soluble dans 1 eau qu’il colore en jaune orangé.

Préparation. — On l’obtient comme le précédent : seulement on ajoute an soluté provenant de la lixiviation

CHÏMIC0BAS1Ë.—- MÉDÏCAMENS CHlMfQUES. 55?

du résidu de la calcination, un léger excès d’acide sulfurique ; on évapore et on fait cristalliser.

En général, on n’obtient ces deux sels en beaux cristaux qu’autant que l’on opère en grand.

Des préparations d’antimoine.

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