‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 199 sur 525 · ARGENT · texte numérisé non relu

ARGENT

Ce métal existe sur divers points du globe, soit à l’état natif, soit combiné avec le soufre , le chlore ou l’iode , l’antimoine, l’arsenic, le mercure , et d’autres métaux.

Il est solide, moyennement dur, susceptible de recevoir un très beau poli , très ductile et très tenace, et le second des métaux pour la malléabilité ; d’une belle couleur blanche , très brillante et servant de terme de comparaison pour les autres métaux blancs; d’une pesanteur spécifique de 10,4745.

Préparation. — L’argent est un objet de commerce, et le résultat de travaux exécutés en grand ; mais celui que l’on vend pour pur ne l’estpoint, pas même lorsqu’il est obtenu par la coupellation , ainsi que l’a prouvé Le Bailîif. Pour l’obtenir à l’état de pureté, il faut le retirer du chlorure d’argent. On y parvient par le moyen suivant.

Prenez le chlorure de ce métal préparé avec soin et suffisamment lavé, puis ajoutez-y moitié de son poids de carbonate de soude desséché. Placez alors le mélange dans un bon creuset de Hesse, et chauffez-le jusqu’à parfaite fusion, dans un fourneau à réverbère surmonté d’un long tuyau de tôle.

On décompose encore le chlorure d’argent, et avec moins de perte que par le procédé précédent, en le lésant bouillir dans de l’eau à laquelle on ajoute quelques gouttes d’acide sulfurique et deux barreaux de zinc distillé.A défaut de zinc, on peut employer le fer bien décapé. Il se forme des chlorures de zinc ou de fer , et l’argent reste sous forme d’une poudre grisâtre, qu’il suffit de laver d’abord avec de l’eau pure, puis avec de l’eau aiguisée de quelques gouttes d’acide sulfurique, et enfin

CHTMICOBASIE.— MJSDICAMENS CHIMIQUES. 585 une troisième avec de beau bien pure. On fait sécher cette poudre d’argent , qui , bien qu’ayant un aspect terreux sans éclat métallique , par suite de la grande division de ses molécules , est susceptible d’acquérir l’éclat le plus brillant par le frottement avec un corps dur tel qu’un tube de verre. On convertit cette poudre en culots en la fondant dans un creuset à l’aide d’une petite quantité de borax, addition qui a pour objet de faciliter la réunion des globules métalliques en une seule masse. Lorsque la fusion est complète , on verse le métal dans une quan™ tité d’eau assez considérable, si on veut le diviser, comme cela se pratique pour le débit commercial ; ou bien on le coule dans une lingotière, si on désire l’avoir en barre.

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