GH IMIC OB ASIE. — MÉDICAMENS CHIMIQUES
introduitunpetittamponpeu serré de coton cardé, et on le porte presque jusqu’à la courbure; on met par-dessus Une colonne de six à sept pouces de longueur de fragmens tins de chlorure de calcium, et on ajoute sur celle-ci une colonne, de même longueur, de fragmens fins de carbonate de chaux parfaitement desséché. L’autre branche lu tube, qui est descendante , entre presque jusqu’au fond d’une langue éprouvette plongée, dans toute son étendue, dans un bain réfrigérant, formé d’un mélange de glace et de sel. Versez alors , par la tubulure , deux parties d’acide hydrochîorique concentré, et chauffez jusqu’à légère ébullition.
L acide ainsi obtenu est anhydre et trop actif pour être employé pur. Pour le rendre médicinal, on suit le procédé de M. Magendie qui consiste à le mélanger avec six fois son volume d’eau distillée , ou mieux d’alcool rectifié.
Il est beaucoup d’autres procédés encore pour obtenir cet acide , mais nous nous bornerons à ajouter ici celui de Vauquelin. Il consiste à introduire , dans un tube de verre droit et ouvert par ses deux extrémités, une colonne de chlorure de calcium , par-dessus celle-ci une colonne de carbonate de plomb , et enfin line dernière colonne, beaucoup plus longue que les deux autres, de cyanure de mercure pulvérisé. A l’ouverture du tube, du côté du cyanure , on adapte un petit tube qui communique avec un appareil susceptible de fournir un courant continu de gaz acide bydrosulfurique ; à l’autre extrémité du tube correspondant à la colonne de chlorure de calcium, on adapte un long tube, étroit et courbé a angle droit, qui vient se rendre au fond d’une éprouvette semblable à celle dont nous avons parlé dans l’opération précédente, et disposé de la même manière. L’appareil ainsi monté , on dégage un courant lent de gaz acide bydrosulfurique. Ce gaz, en arrivant sur le cyanure de mercure , se décompose en décomposant le cyanure luimême ; d’où il résulte du sulfure de mercure et de l’acidç
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hydrocyanique. Ce dernier se dégage et vient se liquéfier dans l’éprouvette. On juge parfaitement des progrès de la réaction qui s’opère dans le tube, par le sulfure noir de mercure qui se forme au fur et à mesure de la décomposition du cyanure. On favorise cette décomposition et la volatilisation de l’acide hydrocyanique au moyen d’une lampe à alcool que l’on tiênt allumée à une certaine distance de la partie du tube qui contienne cyanure, et on reconnaît que l’opération est terminée et qu’il faut l’arrêter immédiatement, quand la colonne de carbonate de plomb est à moitié transformée en sulfure noir.
Quel que soit le procédé employé pour la préparation de l’acide hydrocyanique, comme il est impossible de le condenser complètement , nous devons recommander de ne faire cette opération qu’en plein air , et d’éviter d’en respirer les émanations.
CANTIIÀRÎDINE.
La Cântharidine, découverte par M. Robiquet, est le principe vésicant des cantharides, ou du moins celui dans lequel cette propriété paraît résider au plus haut degré.
Elle cristallise en paillettes micacées ou en belles aiguilles à quatre pans, inodores. Chauffée à 21 o, elle entre en fusion et donne un liquide oléagineux, de couleur jaune , qui , en refroidissant , prend une texture cristalline; à une température un peu plus élevée , elle se volatilise sous la forme d’une fumée blanche qui se condense en petites aiguilles brillantes. Elle est insoluble dans l’eau; presque insoluble dans l’alcool froid, elle se dissout dans ce liquide bouillant , et s’en précipite par le refroidissement; elle e$t très soluble dans l’éther. Les huiles d’oli-
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Ves et d’amandes douces , l’axonge , l’huile volatile de térébenthine, la dissolvent à chaud ; mais , par le refroidissement, ces divers solutés la laissent précipiter. Les solutés peu concentrés de potasse et de soude caustiques en opèrent facilement la dissolution, et, par l’addition d’acide acétique , elle s’en sépare sous forme de petites aiguilles. L’ammoniaque liquide est sans action sur elle à froid. L’acide sulfurique concentré la dissout à chaud, en prenant une couleur ambrée un peu foncée, et le soluté étendu d’eau la laisse déposer en petits cristaux aiguillés. Les acides nitrique ethydrochlorique la dissolvent comme l’acide sulfurique, mais sans changer de couleur, et par le simple refroidissement elle cristallise en aiguilles. *
Préparation. — Le procédé de M. Robiquet pour obtenir la cantharidine pure est le suivant. On traite la poudre de cantharides par l’eau bouillante , on filtre et on évapore le décocté jusqu’à siccité. Le résidu est épuisé par l’alcool rectifié et chaud , la liqueur est évaporée , et le produit est soumis, à plusieurs reprises, à l’action de l’éther. Les solutés éthérés sont réunis , et , par la volatilisation spontanée du dissolvant, on obtient la cantharidine , qu’on lave avec un peu d’alcool froid et qu’on
dissout ensuite dans l’alcool bouillant. Par le refroidis- *
sement, on obtient une cristallisation soit en paillettes, soit en aiguilles , suivant que le soluté était concentré ou étendu.
Dernièrement M. Thierry a proposé un nouveau mode d’ extraction qu’il regarde comme plus simple et plus expéditif que le précédent. Il fait macérer, pendant quelques jours, les cantharides dans l’alcool rectifié ou mieux dans l’éther hydratique, puis il verse le mélange dans le filtre-presse [voj. page 166), et, lorsque le liquide est écoulé, il ajoute, de nouveaux dissolvans jusqu’à ce qu’il passe peu coloré. Alors , pour retirer le liquide encore retenu dans les cantharides, il verse, dans l’appareil, de
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1 eau qui chasse le véhicule employé. Il réunit les tein I ures et les soumet à la distillation pour obtenir tout 1 éther ou 1 alcool dont il s’ast servi; puis il laisse en repos ce qui reste dans l’alambic , et, par le refroidissement, la cantharidine cristallise. Mais, comme elle n’est pas encore blanche , il la reprend par l’alcool bouillant , la traite par le charbon animal , filtre le soluté, et laisse cristalliser de Bouveau.