II. Poudres composées
On appelle ainsi des mélanges d’un plus ou moins grand nombre de substances différentes pulvérisées.
On doit observer les règles suivantes dans la préparation de ces médicamens.
1° Éviter de faire entrer dans les poudres composées, dans les officinales sur-tout , des matières trop hygrométriques qui , en attirant l’humidité de l’air , détermineraient ia prompte altération du mélange.
3 Eviter avec le môme soin d’y introduire des semences émulsives , dont l’huile ne tarderaitpas à rancir;
5o2 PHAIiMACOTECHNIE.
et, dans le cas où la formule les indiquerait , avoir soin
de ne les mêler aux autres ingrédiens qu’à mesure du
besoin.
5° Ne pas faire entrer, autant que possible , dans les poudres composées officinales, des substances métalliques avec des substances végétales, parce que les premières, en raison de leur pesanteur plus considérable, se séparent des secondes avec \e temps , sur-tout lorsque les flacons qui les contiennent sont agités. Cette règle ne peut s’appliquer aux poudres composées magistrales qui sont sur-le-champ divisées en prises.
4° Pulvériser chaque substance séparément, en raison des soins particuliers que certaines d’entre elles peuvent réclamer pour leur pulvérisation , par exemple , celles qui fournissent des résidus.
5° Pulvériser les matières molles, lorsqu’il en entre dans le mélange , en les triturant avec les autres substances sèches pulvérisées.
6° Donner à chaque substance le plus grand degré de ténuité possible , pour obtenir un mélange plus parfait. Les poudres sternutatoires font seules exception à cette règle.
7° Mélanger les diverses poudres dans un mortier, puis les passer à travers un tamis à tissu moins serré que ceux qui ont servi à la préparation de chacune d’elles.
8° Porphyriser les matières minérales, parceque leur pesanteur spécifique , plus considérable que celle des substances organiques , ne permettrait pas de les mélanger exactement avec ces dernières par les autres moyens.
9° Enfin, comme, après un certain temps de préparation, les particules les plus pesantes ont pu gagner le fond du vase, de manière à faire disparaître l’homogénéité du médicament, mélanger et passer de nouveau au tamis.
P0LYBAS1E.— POUDRES COMPOSÉES.