‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 251 sur 525 · II. Poudres composées · texte numérisé non relu

II. Poudres composées

On appelle ainsi des mélanges d’un plus ou moins grand nombre de substances différentes pulvérisées.

On doit observer les règles suivantes dans la préparation de ces médicamens.

1° Éviter de faire entrer dans les poudres composées, dans les officinales sur-tout , des matières trop hygrométriques qui , en attirant l’humidité de l’air , détermineraient ia prompte altération du mélange.

3 Eviter avec le môme soin d’y introduire des semences émulsives , dont l’huile ne tarderaitpas à rancir;

5o2 PHAIiMACOTECHNIE.

et, dans le cas où la formule les indiquerait , avoir soin

de ne les mêler aux autres ingrédiens qu’à mesure du

besoin.

5° Ne pas faire entrer, autant que possible , dans les poudres composées officinales, des substances métalliques avec des substances végétales, parce que les premières, en raison de leur pesanteur plus considérable, se séparent des secondes avec \e temps , sur-tout lorsque les flacons qui les contiennent sont agités. Cette règle ne peut s’appliquer aux poudres composées magistrales qui sont sur-le-champ divisées en prises.

4° Pulvériser chaque substance séparément, en raison des soins particuliers que certaines d’entre elles peuvent réclamer pour leur pulvérisation , par exemple , celles qui fournissent des résidus.

5° Pulvériser les matières molles, lorsqu’il en entre dans le mélange , en les triturant avec les autres substances sèches pulvérisées.

6° Donner à chaque substance le plus grand degré de ténuité possible , pour obtenir un mélange plus parfait. Les poudres sternutatoires font seules exception à cette règle.

7° Mélanger les diverses poudres dans un mortier, puis les passer à travers un tamis à tissu moins serré que ceux qui ont servi à la préparation de chacune d’elles.

8° Porphyriser les matières minérales, parceque leur pesanteur spécifique , plus considérable que celle des substances organiques , ne permettrait pas de les mélanger exactement avec ces dernières par les autres moyens.

9° Enfin, comme, après un certain temps de préparation, les particules les plus pesantes ont pu gagner le fond du vase, de manière à faire disparaître l’homogénéité du médicament, mélanger et passer de nouveau au tamis.

P0LYBAS1E.— POUDRES COMPOSÉES.

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