‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 295 sur 525 · alcoolé de savon animal composé (Baume opodeldoch · texte numérisé non relu

alcoolé de savon animal composé (Baume opodeldoch

Pr. : Savon de moelle de bœuf re'cemment préparé;

Hydrolat de thym ;

de chaque , 2 onces (64 g1'.).

Alcool à 360; 1 1 onces 6 gros (376).

Camphre; 6 gros (24).

Ratissez lef savon et introduisez-le , avec les trois autres substances, dans un matras à long col, dont vous boucherez ensuite l’ouverture avec un parchemin mouillé fixé par un lien, mais percé de trous d’épingles pour le passage de l’air dilaté par la chaleur. Faites liquéfier le mélange au bain-marie, filtrez le liquide chaud, et lorsqu’il est un peu refroidi, ajoutez-y

Huile volatile cîe romarin ; 1 gros 36 grains (6).

— — de thym; 36 grains (2).

Ammoniaque liquide à 22» 2 gros (8).

Mélangez exactement par agitation, puis versez dans des flacons cylindriques à large ouverture, que vous fermerez avec des bouchons en liège revêtus d’une couche de cire blanche ou d’une feuille d’étain.

ÀLCOOLlE. — ALCOOLES PAR CONTACT PROLONGÉ. 55()

ig. * ALCOOLS DE SCAMMONEE COMPOSE.

(Sirop de scammonée, Esprit de scammonée, Elixir antiarthritique, etc.)

Pr. : Scammonée pulvérisée; 4 gros C1^ gr.)*

Sucre blanc,”

Sirop de violettes; de chaque, 4 onces (i25).

Alcool à 220 ; 8 onces (25q),

Faites chauffer l’alcool dans une bassine d’argent; ajoutez la scammonée , et agitez pour en faciliter la solution. Enflammez alors l’alcool, mêlez-y le sucre, et lorsqu’il est dissous, étouffez la flamme en couvrant le vase; ajoutez enfin le sirop de violettes, et passez à travers un blanchet.

Cet alcoolé contient à peu près un trentième de son poids de scammonée.

3° Alcoolés par contact prolongé .

Les substances avec lesquelles on prépare ces alcoolés doivent être parfaitement sèches ( il n’y a guères d’exception que pour les plantes antiscorbutiques , et , dans tous les cas^ il faut compenser l’humidité fournie par les plantes fraîches , en élevant le degré de rectification de l’alcool employé) ; elles doivent également être divisées, afin de multiplier les points de contact.

On opère en général dans un matras à col court, tantôt par simple macération, tantôt par digestion à la température de 4- 35 à 37° centigrades au plus , et dans ce dernier cas, on a soin de pratiquer, sur le parchemin dont l’orifice du vase doit être constamment recouvert, une très petite ouverture pour la sortie de l’air dilaté. On prolonge plus ou moins le contact, suivant que la texture des corps est plus ou moins serrée, en agitant de

PH A n M A COTECH N 1 E .

temps en temps pour renouveler les surfaces, particulièrement si l’on agit sur une poudre.

Enfin, on recommande de ne verser d’abord que la moitié ou les deux tiers de l’alcool, et de réserver le reste pour épuiser plus complètement les matières ; après quoi, l’on passe avec expression et l’on filtre.

De quelque manière qu’on fractionne l’excipient, on ne parvient point par là à entraîner tous les principes solubles, et de plus, l’expression fait perdre une partie du véhicule, tant par l’évaporation pendant qu’on l’exerce, que par celui qui reste dans le tissu. Il est bien préférable de procéder par voie de déplacement, avec l’appareil dont nous avons déjà parlé plusieurs fois, appareil dû à M. Robiquet et pour lequel M. Guibourt propose une modification fort avantageuse, l’addition d’un tube recourbé fesant communiquer la partie supérieure des deux vases et permettant ainsi l’écoulement continu du liquide. Alors, on peut retirer la totalité de l’alcool versé sur les substances que l’on traite, en chassant les dernières portions avec de l’eau, et cela sans être exposé à aucune déperdition par quelque cause que ce soit.

Pour les alcoolés composés, il est nécessaire de mettre les différents corps en contact successif avec l’excipient, en commençant par ceux qui résistent le plus à son action dissolvante : sans cette précaution, les plus solubles le satureraient d’abord et le rendraient moins apte à agir sur les autres.

a. Alcoolés simples.

20, * ALCOOLE DE SUCCIN.

(Teinture de succin.)

Pr. : Succin réduit en poudre, très fine; 1 once (32 gr.).

Alcool à a%| 1 livre (5oa),

Faites digérer pendant six jours, puis laissez reposer pendant un temps égal ; passez et filtrez.

AT.COOLîf?.— ALCOOLÉS PAR CONTACT PROLONGÉ. 5/f. 1

ALCÜQLE D’ABSINTHE.

( T ein tare d’ ab s in t h c . )

Pr. : Feuilles d’absinthe officinale ; Alcool à *2 2° ;

i once (32 gr.).

4 onces (i25).

Faites digérer pendant six jours, passez ei filtrez.

Nous devons faire observer ici que, pour cette préparation comme pour tous les autres alcoolés simples, nous suivons scrupuleusement les proportions d’excipient et de base indiquées par le Codex. En vain des hommes d’un mérite incontesté ont-ils cru devoir conseiller une quantité double d’alcool , plusieurs motifs nous engagent à ne point nous ranger à leur opinion. D’abord, les pharmaciens sont tenus de se conformer au Codex , et c’est en effet le seul moyen d’avoir partout des remèdes constants dans leur composition et par conséquent dans leurs effets. En second lieu, l’alcool jouit de propriétés stimulantes qui sont parfois en opposition directe avec celles des principes qu’il tient en solution, et il serait certes avantageux de diminuer encore la dose, s’il était possible, plutôt que de songer à l’augmenter. Enfin, en recourant au mode d’épuisement par voie de déplacement, on n’a plus à craindre, comme jadis, délaisser dans le résidu une partie du liquide qui devrait figurer en produit.

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