‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 45 sur 525 · ÉTUDE DES CARACTÈRES. — RÈGNE VÉGÉTAL · texte numérisé non relu

ÉTUDE DES CARACTÈRES. — RÈGNE VÉGÉTAL

Laitue vireuse. Lactuca virosa. |.

(Sjnantliërées.)

Plante indigène , bisannuelle, à feuilles demi .... i • ,

jaunes en panicules le, minoux; ecnlenant dan, m T C*'CaU “ “ ‘le'"'s

coup de suc laiteux • à odeur virent > * «tes ses parties beau-

Plie présente à Canarde U ^ T™”"*" «* *«• un acide particulier, etc. ( P. ». . Tou’te la ‘lmer’ du échoue,

Laitue cultivée. Lactuca sativa. L. 'y

(Synaathërées.)

Piaule généralement connue à hnm.iL, ^ j ■ , rium, suc épaissi , qui se recueille car i ' “ ^ thrida™ ûu iaci™°a-

ce suc sous forme d’extrait sic ah h nC1SJOnh aites a la tige. On trouve

assez analogue à l'opium pour Vodeuv' eïT11"1™0' bran»

souvent usitées seules. ( P. L. : Les tiges et fLiUeJ.T' ” ^

Valériane officinale. Faleriana officinalis. L.

(Valérianées.)

térieur, btnehâîreà !“n!fri”ur- dW ’d Ch*’eh,*> iauDâtre * l’ex-

par la dessication ; d'une ZZ’

a nue huile volatile et à un principe partir Y ^ SUr"toutson action nom. {F. us. : Les racines.) ? P ^ qU* “ a pas ei,core reçu de

Caféier d’Arabie. Cofféa arabica. L.

(Rubiacées.)

Arbuste originaire d’Arabie et cultivé aux An, lit gnsatres, dures , cornées , ovales ont un. r ‘ es ’ < ont les graines Plaue et sillonnée longitudinalement • d’u V À' COnVt!Ie> et «ne autre dune saveur aromatique et amère nui t" r° C,lr Particulière, agréable ; la torréfaction. ^ "* ’ <JU‘ ,0ulcs de« *e développent pal

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Chiocoque en grappe,. CUocom L

(Rubiacées.)

TJ.T'r • * •— — . .

dans laquelle seulement résident Ip • , cot <e de cette racine,

aident Je* propriétés, est mince, d’une cassure

100 PRARM ACOMATHIE *

vitrée, a saveur amère , styptiquc, un peu âcre, et à odeurnauseabonde.

Gette racine, appelée encore caïnca> doit ses vertus à V acide cainciqua isolé par MM» Pelletier et Caventou. ( P • us. ; Les racines, )

Ipécacuanha officinal ou annulé. Rieli. Cephœlis îpepacuanhci . L.

(Rubiacées.)

Petit arbuste du Brésil: sa racine , telle que nous la livre le com~ merce, est longue de quelques pouces, épaisse de quelques lignes, noueuse et déjetée en plusieurs sens, cassante; d’une couleur brune , rougeâtre ou grise ; d’une odeur faible , mais désagréable ; d’une saveur âcre , amere

et sur-tout nauséeuse.

' La partie corticale, bien plus active que la partie ligneuse, doit ses vertus à Y émétine , alcaloïde signalé par M. Pelletier. ( P. us. : Les racines. )

On trouve encore dans le commerce différentes sortes d’ipécacuanhas , telles que le strié, psycbotria emctica , le blanc ou ondulé, ricardia brasiliensis , et plusieurs autres de la même famille, dont les vertus sont analogues à celles du premier, quoique plus faibles ; elles sont ou peu usitées

ou tout-à-fait négligées.

Quinquina. Cinchona . L.

(Rubiacées.)

Le genre cinchona est tout entier originaire de 1 Amérique méiidronale. Il a les feuilles opposées, les fleurs disposées en panicules.

Trois sortes principales d 'écorces, provenant d autant d espèces de cinchona., sont usitées en médecine.

i» Quinquina gris. Il provient de l’espèce condaminea, qu’on trouve dans la province de Loxa> au Pérou. C’est une ccorce mince, longue de S à io pouces, roulée en cylindres , grise et fendillée au dehors, jaunâtre ou rouge pâle en dedans ; d’une cassure nette ; d’une odeur presque nulle; d’une saveur amère, astringente d’abord, p uis un peu sucrée.

Il contient de la cinchonine et un peu de quinine, combinées avec

l’acide kinique.

20 Quinquina jaune. Cette écorce appartient à l’espèce cordifolia , originaire de la province de Caiïsaya , province du Pérou. Elle est plus ou moins roulée , de la grosseur du doigt, pesante, assez épaise, offrant des fissures transversales , grisâtre à l’extérieur, d’un jaune clair à l’intérieur; d’une odeur peu marquée; d’une saveur amére non astringente. Elle contient de la quinine et un peu de cinchonine , combinées avec de l’acide kinique.

3° Quinquina rouge. Il est fourni par le cinchona ob long i folia , originaire des environs de Santa-Fé-de-Bogota. C ette écorce est pesante, larement roulée, couverte de fissures irrégulières, blanchâtre à la superficie, d’un rouge-brun à sa surface interne. La partie ligneuse estd un rouge qui

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tire sur la rouille; son odeur est peu marquée ; sa saveur essentiellement astringente. Elle fournit de la quinine et de la cinchonine.

Le quinquina blanc, cinchona ovahfolin , et le quinquina orangé, cinchona lancifolia , étant fort rares dans le commerce et par conséquent inusités , nous nous abstiendrons d’en parler. ( P. us. : Les écorces. )

Nauclea gambeer. Nciuclea gambeer . Hunt.

(Rubiacées.)

Cet arbuste, des lies de la Sonde, fournit la gomme kino , suc retiré de sa tige et de ses branches. Ce suc est en masses dures et fragiles , d une cassure vitree, d un rouge noirâtre , d’une saveur astringente ;il abonde en extractif et en tannin. (P. us. : Le suc épaissi.)

Boucage anis. Pimpinella anisum. L.

(Ombellifères.)

Plante annuelle de l’Orient, naturalisée en France , à petites graines verdâtres, recourbées en croissant ; à sillons longitudinaux nombreux ; d’une odeur aromatique agréable ; d'une saveur chaude sucrée.

On y trouve une huile fixe, une huile volatile, etc. (P. us. : Les graines.)

Ciguë maculée. Conium maculatum . L.

(Ombellifères.)

Herbe indigène, bisannuelle , à tige fistuleuse, maculée en noir; à grandes feuilles alternes, tripinnées ; à petites fleurs blanches, en ombelles; à odeur très vireuse ; à saveur âcre.

M. Brande y a découvert la conclue , principe alcaloïde. ( P. us.: Les feuilles. )

Férule assa fétida. Ferula assafœtida. L.

(Ombellifères.)

liante de Perse , vivace, d où l’on retire une. gomme-résine qui se présente en larmes blanches, réunies par une substance analogue brune rougeâtre; d’une odeur forte, alliacée , extrêmement fétide ; d’une saveur amère et âcre, contenant de l’huile volatile, delà résine , de la bassorine, et autres principes. (P. us, : La gomme-résine. )

Férule sagapénum. Ferula persica. Wilid.

(Ombellifères.)

Plante asiatique, qui donne une gomme-résine appelée sagapénum, en masses demi-transparentes, glutineuses, rousses, impures; d’un© odeur et d une saveur analogues à celles de la précédente, quoique moins) prononcées. (P. us. : La gomme résine, )

PHARMÀCOMATHJE

Panais opoponax. Pastincica opoponax . L.

(Ombelîifères.)

Plante de l’Orient, naturalisée dans le raidi de la France, fournissant une gomme-résine qu’on trouve en larmes opaques, irrégulières , marbrées de jaune et de rouge; à odeur forte; à saveur âcre amère. (P. us.: La gommerésine. )

Sélin gai b an um. Sclinum galbanum. L.

(Ombelîifères.)

Plante d’Alrique, à gomme - résine jaune , demi-transparente, molle, grenue; d’une odeur forte spéciale; d’une saveur amère. ( P. us. : La gomme-résine.)

Do rem a ammoniacum. Dorema ammonifera . David.

(Ombelîifères.)

Ombellifère exotique , assez peu connue , à laquelle on doit la gommerésine ammoniaque : suc épaissi en larmes blanchâtres d’un petit volume ; d une saveur amère et nauséeuse; d’une odeur faible , mais désagréable. [ P . us. : La gomme-résine. )

Groseiller rouge. Ribes rubrum. L.

(Ribésiées.)

Arbrisseau indigène, portant un fruit acidulé très connu , et dans lequel l’on trouve des acide citrique et inalique , du sucre; de la gomme, etc. (P. us. : Les fruits.)

Giroflier aromatique. Caryophyllus aromaticus . L.

(Myrtinées.)

Àrb rssseau qui croît aux îles Moluqucs ; à fleurs roses , disposées en corymbe terminal ; à calice tubuleux à 4 dents. Ce sont ces calices que l’on connaît dans le commerce sous ie nom de doits de girofle ; leur couleur est brune, leur saveur chaude et piquante, leur odeur agréable et très aromatique. L’analyse y a trouvé beaucoup d’huile volatile, du tannin , une matière résineuse et cristalline, etc. ( P . us. : Les fleurs non épanouies . )

Grenadier cultivé. P unie a granatum. L.

(Myrtinées.)

Arbrisseau méridional, à belles fleurs rouges, à fruit du volume du poing, sphérique, coriace, rougeâtre', polysperme; sa racine est recouverte d’une ecorce d’un gris jaunâtre, qu’on trouve dans le commerce en petits liagmens minces et fragiles. Ces trois parties de la plante sont éminemment astringentes. ( P. us. : Les fleurs, les fruits et les écor- ©es radicales. )

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Mélaleuque cajeput. Melaleuca leucodendron . L.

(Myrtinées.)

Arbuste qu on trouve à Banda et à Bornéo , et des feuilles duquel on retire Vhuile de Cajeput, qui est volatile, verte, diaphane, d’une odeur pénétrante camphrée, et d’une saveur fraîche et piquante. ( P . us. : Les feuilles.)

Cerisier laurier-cerise. Cerasus lauro-cerasus. Loisei.

(Rosacées.)

Arbre exotique, naturalise chez nous; àfeuilJes toujours vertes, lancéolées, d une odeur et d une saveur analogues à celles de l’acide hydro-cyanique qui s’y trouve en assez grande quantité. ( P. us. : Les feuilles. )

Amandier cultivé, Amygdalus communis . L.

(Rosacées.)

Arbre d Afrique et du midi de l’Europe ; à fruit charnu , à noyau , où l’on trouve une semence oblongue , aplatie , recouverte d’une pellicule brunâtre et terne en dessus, blanche et satinée en dessous. Cette semence est douce ou amère.

Les amandes douces ont une odeur presque nulle, une saveur huileuse et agréable.

Les amandes amères , dont la coque est toujours épaisse et dure , sont caractérisées par leur amertume : elles contiennent de l’acide hydrocyanique. [P, us. : Les amandes. )

Astragale de Crète. Astragalus creticus. Lam.

(Légumineuses.)

Arbrisseau originaire de l’Orient , qui fournit un suc nommé gomme adragante. Cette substance est en petites lanières minces, contournées en plusieurs sens, ou pelotonnées enfgrumeaux,;ou enfin alongées en filets • d’une odeur nulle ; d’une saveur mucilagineuse : elle est susceptible de se gonfler considérablement par son séjour dans l’eau. (P. us. ; Le suc gommeux.)

Ptérocarpe sang-dragon. Pterocarpus draco. L.

(Légumineuses.)

Arbre qui croît dans les Iles de la Sonde et à Santa-Fé-de-Bogota, d’où i on retire un suc résineux appelé sang-dragon . On nous Je livre en bâtons solides, d une cassure grenue et brillante ; d’un rouge foncé; sans odeui ni saveur prononcées ; il est quelquefois sous forme de masses ovoïdes, de la grosseur d’un œuf de pigeon, et enveloppées dans des feuilles de roseau. ( P . us. ; Le suc résineux. )

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Copahu officinal. Copahifera officinalis . L.

(Légumineuses.)

Arbre de l’Amérique méridionale, qui fournit une oléo-résine connue sous le nom impropre de 'baume de copahu. Cette oléo-résine est d’un blanc jaunâtre , d’une consistance et d’une transparence oléagineuses , d’une odeur repoussante, d’une saveur âcre et amère. (* P. ws.:L’oléorèsine. )

Myroxyîon du Pérou.5 Myroxylum peruiferum. D. C.

(Légumineuses.)

Arbre du Pérou , duquel on retire un suc appelé baume du Pérou et dont on connaît deux espèces. L’une , d'une consistance presque molle, d’un brun foncé, d’une odeur et d’une saveur balsamique très agréables , est très rare dans le commerce. L’autre, d’un rouge noirâtre, moins ferme que la précédente, diaphane, d’une saveur amère, d’une odeur forte, est assez commune. La première s’obtient par incision , la seconde par l’ébullition des rameaux. (P. ms, : Le suc balsamique.)

Myroxylon de Tolu. Myroxylum toluiferum . Humb. et Bonp.

(Légumineuses.)

Autre espèce du même genre, originaire de l’Amérique méridionale , d’où suinte le baume de Totu , suc concret, de consistance variable suivant Page, d'une couleur rousse ou fauve, demi - transparent , d’une odeur agréable , d’une saveur chaude et douceâtre. (P. us. : Le sue balsamique, )

Casses sénés, Cassiœsennœ. L.

(Légumineuses.)

Le genre cassia renferme plusieurs arbustes à feuilles alternes , pinnées, composées de paires de folioles en nombre variable; à gousses bivalves , très aplaties , polyspermes.

Les feuilles constituent le séné proprement dit, dont on distingue trois espèces : La plus estimée, fournie par le Cassia acutifolia , a les feuilles entières, lancéolées, longues de 12 lignes environ, jaunâtres en dessus, glauques en dessous ; les feuilles du C. obovata sont longues d’un pouce, mais obovales; celles du C. lanceolata sont plus longues, plus étroites, montées sur des pétioles glanduleux. Ces trois espèces sont douées d’une saveur visqueuse et amère , et d'une odeur assez agréable ; elles se trouvent fréquemment mélangées dans le commerce sous le nom de séné de la P attire. Les gousses

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provenant du cassia sont larges, d’un vert foncé et noirâtre, aplaties et très lisses. On en connaît trois espèces , celles de la Pafthe, de Tripoli et d ’Alep , qui différent entre elles par les dimensions et la couleur ; elles se rapprochent des folioles pour l’odeur et la saveur.

Le principe le plus intéressant de ces différentes parties du cassia , est la cathartine. ( P . us. : Les feuilles et fruits.)

Casse canéficier. Cassia fistula. L.

(Légumineuses.)

Arbre originaire de 1 Inde et de l’Égypte, naturalisé dans l’Amérique méridionale ; à fruit légumineux, cylindrique , long d'un pied et plus, du volume du pouce , un peu courbé, d’un brun noirâtre, à valves ligneuses, coupé de cloisons transversales nombreuses ; à semences solitaires dans chaque loge, ayant le volume d’un haricot , et environnées d’une pulpe noirâtre ; odeur nulle ; saveur douceâtre acidulé. (P. us. : Les fruits.)

Tamarinier de l’Inde. Tamarindus indica . L0

(Légumineuses.)

Arbre de l’Inde et de l’Égypte, à fruit légumineux , épais , à double enveloppe, de plusieurs pouces de longueur, recourbé, d’une couleur de rouille grisâtre; graines assez grosses, tétragones, brunâtres, environnées d une pulpe noirâtre, gluante, pâteuse; l’odeur de cette pulpe est vineuse; sa saveur est sucrée, aigrelette , astringente. (P. us, : Les fruits.)

Acacia, Acacia . L. Willd.

(Légumineuses.)

Genre de plantes qui a été démembré du genre mimosa , dont il formait la plus grande partie , et qui fournit trois produits médicinaux, savoir, le suc concret appelé acacia vrai , les gommes arabique et sènègale , et le cachou.

Le premier, tiré de l’espèce acacia vera , nous arrive en petites boules contenues dans des morceaux de vessie, d’un rouge-brun et d’une saveu r très astringente, riche en tannin et en acide gallique. Cette substance très peu commune, est souvent remplacée par Y acacia nostrâs , ou sue épaissi des fruits verts du prunier sauvage : l’une et l’autre sont fort peu usitées.

Le second ( gommes arabique et sènègale , ) est fourni sur-tout par les acacia vera et acacia senegal. Il se présente dans le commerce sous forme de masses plus ou moins grosses, sèches, à surface rugueuse ou lisse, dernitransparentes, incolores ou colorées en jaune plus ou moins foncé et quelquefois eu brun rougeâtre, inodores ; d’une saveur douce et muciiagineuse. La gomme sènègale est beaucoup plus commune aujourd’hui que la gomme arabique : les propriétés des deux espèces sont exactement les mêmes.

Le troisième ( cachou ou terre du Japon ) est un extrait retiré du bois de 1 acacia cat échu, Willd . Le commerce en fournit trois espèces : i° le cachou de Bombay , qui est en morceaux carrés, de 3 onces au plus, d’un

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brun rougeâtre , friable, d’une cassure grenue et luisante ; 2 ® le cachou '6 cigale , en pains arrondis, un peu plus volumineux, d’une couleur P us oncée • 3° le cachou en ruasses, qu’on trouve en morceaux amorphes, un run rougeâtre , îuisans et enveloppés dans de grandes feuilles. La eur de ces trois espèces est très astringente; Poseur est tout-à-fait nulle.

Sumac vénéneux. Rhus toxicodendron . L.

(Térébinthacées.)

^Ki>U^e ^mei*fîuc septentrionale, doué delà propriété remarqua e ecauser une éruption cutanée à ceux qui le touchent. Il contient ans toutes ses parties, et principalement dans ses feuilles , un suc blanc, résineux, très âcre. (P. us. : Les feuilles.)

Pistachiers. Pistaciœ. L.

(Térébinthacées.)

Le genre pzstacia fournira résine appelée mastic , et la térébenthine dite de Chio.

Le mastic, dû au pistaciaientiscus , arbrisseau originaire de l’Orient, et { e Ion cultive en grand dans 1 île de Chio , est solide, en larmes ovales, d un volume indéterminé, fragiles, lisses, transparentes, à cassure vitreuse, un jaune paie; odeur douce, assez suave; saveur balsamique faible. La térébenthine cle Chio est d’une consistance épaisse, tenace, d’un blanc jaunâtre ; d’une odeur pénétrante , spéciale , moins forte que celle des autres térébenthines ; d’une saveur légèrement amère : elle découle naturellement du pistaciaterebinthus , qui croît abondamment daps les îles de l’Archipel.

Baumier kataf. Amyris kataf . Forskal.

(Térébinthacées.)

Arbiisseau de 1 Arabie , fournissant la gomme-résine appelée myrrhe , substance fragile, translucide, en larmes ou en grains irréguliers, d’un jaune tirant sur le rouge , d’une cassure vitreuse , d’une saveur aromatique amère, d une odeur agréable. (P, us.: La gomme-résine.)

Nerprun cathartique. Rhamnus catharticus . L.

(Rhamnées.)

Arbrisseau indigène, à baies noirâtres, du volume d’un pois’, luisantes , contenant une pulpe verdâtre, d’une saveur amère, et d’une odeur désagréable. (P. us. : Les fruits.)

Anémone pu S sali Ile. Anémone pulsatilla. L.

(Renonculacées.)

Petite plante herbacée, indigène, tomenteuse, à belles fleurs violettes.

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