EMPLATRE BRU IV
(Onguent de îa mère.)
Pr. : Huile d’olives; j livre (5oo gr.).
Axonge ;
Beurre ;
Suif 5 . de chaque, 8 onces (25o).
Mettez ces substances dans une grande bassine évasée, et chauffez-les jusqu’à ce qu’elles fument ; ajoutez alors, par petites portions et en agitant sans cesse avec une spatule ,
Litharge pulvérisée et bien sèche ; 8 onces (200).
Continuez de chauffer et de remuer le mélange jusqu'à ce qu’il ait pris une couleur brune-noirâtre; ajoutez à ce moment
Cire jaune; 6 onces (192).
Poix noire purifiée ; 2 onces (64)*
Lorsque ces deux substances sont liquéfiées , mêlez exactement, retirez du feu, laissez reposer, passez au travers d’un linge et coulez enfin dans un pot ou dans des moules de fer-blanc ou simplement de papier.
PO Cl LüKJRMïEé
PILU LES.
F. POCILOKÈMIK.
MEDICAMENS composés a excipient variable.
Les médieamens pocilokémiques se rapportent à deux ordres : les pilules et les trochisques *
h PILULES .
On appelle pilules , des médieamens d une consistance de pâte ferme , non adhérents aux doigts et de forme spherique. Toutes les substances médicamenteuses peuvent entrer dans leur composition : si elles sont solides, on les réunit au moyen d’un excipient liquide ou mou approprié; si elles sont molles ou même solides, on choisit pour excipient une poudre inerte. Les différens ingrédiens sont mélangés entre eux, avec Q. S. d’excipient, dans un mortier et à l aide du pilon, ou quelquefois sur une tablette de verre, de marbre ou de porphyre, au moyen d’une lame de fer , d’argent ou d’ivoire. Lorsque la préparation est terminée, ce que l’on reconnaît a l’homogénéité de la pâte et à la facilité avec laquelle elle se détache des parois du mortier et de la surface du pilon, on malaxe la masse pilulaire et onia tasse dans un pot, si elle est officinale; ou, si elle est magistrale, on la divise en pilules à l aide d’un instrument particulier, appel è pilufier. Cet instrument consiste surtout en deux règles d’acier, creusées , Tune et l’autre, de 56 demi-cylindres parallèles et tangents, et dont les bords en couteau, opèrent, lors de leur réunion, la section des bandes pilulaires étendues à leur surface en autant de portions qu’elles occupent de divisions ou demi-cylindres. Chacune de ces portions est ensuite roulée entre les doigts, de manière à prendre une forme arrondie, puis jetée dans une poudre végétale , comme celles do
7 1 ° A R MACO T CCH N I K .
lycopode , de réglisse, de guimauve, d'iris , etc., ou dans une boîte sphérique contenant de l’or ou de l’argent en leuilles , afin de revêtir les pilules de ces différentes matières et de prévenir par là les adhérences qu’elles pourraient contracter aux points de contact. Nous devons toutefois faire observer ici que ceux de ces médicamens dans la composition desquels il entre du mercure , du soufre ou des préparations mercurielles ou sulfureuses, ne doivent être ni dorés ni argentés.
b a p es a n teur des pilules de doit pas dépasser six grains ; au de-là de ce point, ces médicamens prennent le nom de bols et, généralement, on leur donne alors une consistance un peu moindre , et souvent une forme olivaire pour faciliter leur ingestion.
Nous nous bornerons à mentionner ici les formules de quelques pilules officinales.
i. PILULES DE TEREBENTHINE CUITE.
Prr : Tërébenlhine de Venise ; q y
Mettez-Ia dans une bassine avec trois ou quatre fois utant d’eau, et faites bouillir jusqu’à ce que la térébenthine, versée dans 1 eau froide, s’y prenne eu pâte presque solide. Alors, malaxez-la en la tirant en tous les sens, et divisez-îa en pilules de cinq grains, que vous conserverez dans l’eau froide pour prévenirleur réunion en une seule masse.