ETUDE DES PROPRIÉTÉS
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iere classe.— MÈDICAMENS CAUSTIQUES .
On donne le nom de caustiques aux médicamens qui , agissant chimiquement sur les parties du corps avec lesquelles on les met en contact, en désorganisent ou détruisent la texlure et les convertissent en escarre. Cette escarre , véritable gangrène locale et circonscrite , varie pour la rapidité de sa formation, pour sa couleur, son étendue, son épaisseur, sa densité, et enfin pour la promptitude de sa chute , suivant les caustiques mis en usage. »
Ces médicamens étaient distingués par les anciens en escarrotiques et en cathèr étiques , suivant leur énergie plus ou moins grande; mais cette division est abandonnée aujourd’hui et avec raison, car on sait que l’effet produit par un même caustique , peut offrir des différences bien notables par suite de circonstances particulières, à la tête desquelles on doit placer le degré de concentration , la durée du contact, la susceptibilité des individus, etc. Du reste, pour les distinguer du feu, qu’on applique à l’aide soit des moxas, soit du fer ou du cuivre incandescents , et auquel on donne alors la dénomination de cautère actuel , on les appelle encore cautères potentiels*
L’action des caustiques est en général bornée à la partie sur laquelle on en fait l’application ; quelques-uns seulemeet sont susceptibles d’être absorbés et portés dans le torrent delà circulation, par exemple, les préparations arsenicales , le deutochîorure de mercure, etc. On doit, dans ce cas , ne s’en servir qu’avec la plus grande circonspection.
Les principaux caustiques sont la potasse et la soude
pharmacodynamie.
caustiques, le nitrate d’argent fondu, le protochlorure d antimoine , le pernitraîe acide de mercure, le sulfate acide d’alumine et de potasse calciné, les acides minéraux concentrés, l’acide arsénieux, etc.
2 e CLASSE.— MÉDICAMENS IN FL AM MANS.
Ces médicamens sont ceux qui possèdent la propriété de déterminer, dans les tissus avec lesquels on les met en contact , une rougeur inflammatoire avec ou sans sécrétion de sérosité. On ne s’en sert qu’à l’extérieur , et leur puissance médicatrice se proportionne constamment à la vigueur des sujets et au degré de vitalité de la peau. Suivant que leur action se borne à produire la rubéfaction, ou va jusqu’à occasionner le soulèvement de Tépiderme par 1 effusion de liquide dont s’accompagne
l’inflammation, on les distingue en rubéfiant et en cpispastifjues.
1 Rubé flans.
ces médicamens agissent sur le réseau capillaire sous» épidermoïque, el y déterminent l’afflux du sang: la peau dont la température s’élève, devient le siège d’une titillation d’abord agréable, puis douloureuse ; elle se colore en rouge , so tumélie et se couvre de sueur. Cet état, une lois produit , peut durer de quelques heures à quelques jours . suivant l’énergie de la substance employée et l’irritabilité de la partie sur laquelle l’application a été faite On ne doit pas perdre de vue que , par un contact prolonge, le plus grand nombre de ces médicamens peut agir avec plus de violence et produire tous les effets propres aux épispastiques.
Les principaux rubélians sont les semences de moutarde, le poivre, les racines de raifort sauvage, de gouet