‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 498 sur 525 · PROPRIÉTÉS PH ARMA COLOG . D ES MÉDIGAME3NS · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS PH ARMA COLOG . D ES MÉDIGAME3NS

de fer et les eaux minérales dans lesquelles ce mêlai existe, les quinquinas et leurs alcaloïdes , le quassiaamara, le simarouba, l’angusture vraie, le colombe, la gentiane, la petite centaurée, le ményanthe trèfle d’eau,

le houblon, lasalicine, la centaurée chausse-trappe , le polygala , etc.

5e classe .—A/ ÉDI CA MENS STIMULANS .

Les médieamens stimulans, connus encore sous le nom d excitons, sont ceux qui ont pour effet immédiat l’augmentation très marquée, mais passagère seulement , de l'énergie des fonctions vHaîes. A petites doses, leur manière d’agir paraît se confondre avec celles des toniques; mais, à doses élevées, la distinction devient bien tranchée, entre les deux classes d’agents. Ainsi , tandis que les toniques augmentent,d’une manière lente et graduée, mais durable, la force des contractions du cœur et des pulsations artérielles sans les rendre plus fréquentes, sans que le teint s’anime et que la chaleur animale s’accroisse, à moins que leur emploi ne soit long-temps prolongé, et, dans ce dernier cas , ces effets doivent être considérés seulement comme secondaires, comme conséquences de la mutation organique produite , on voit les stimulans accélérer rapidement les mouvemens organiques et la circulation , rendre la chaleur animale plus intense , et agir d une manière spéciale surle système nerveux ; mais leur action , si prompte en général qu’elle se manifeste

presque aussitôt leur application, ne tarde pas à décroître et à s’arrêter.

Parmi *ces médieamens, il en est qui , tout en donnant lieu à la médication générale dont nous venons de parler, semblent agir sur certains appareils ou même sur certains systèmes avec plus d’intensité que sur les autres. Cette différence d action permet de les diviser en stimulons généraux et su nn dans spéciaux „

PH A.RM ACODY K'ÀMÎK .

1° Stimulons généraux.

Ces médicamens ont été eux-mêmes sous-divisés en diffusibles et non diffusibles , suivant l’espèce de réaction nerveuse qu’ils produisent. On range sous la première dénomination , tous ceux dont l’action sur l’encéphale se traduit par une sorte d’ivresse ou d’abattement général apparent, et sous la seconde, ceux qui augmentent l’action nerveuse et peuvent aller jusqu’à déterminer des spasmes cloniques.

Les principaux stimulans généraux diffusibles , sont l’ammoniaque , les éthers, le camphre , les huiles volatiles, le safran, le musc, l’huile animale de dippel, etc.

A la tête des stimulans généraux non diffusibles , se placent, le café, la cannelle, la cascarille, la vanille, la muscade , le girofle, le gingembre, le poivre, la serpentaire de Yirgieie , les fruits du génévrier , le raifort sauvage, le cochléaria, îeslabiées et les ombellifères aromatiques , la valériane , les gommes-résines fétides , la camomille, l’absinthe, le spilanthe oléracé, l’arnica, le thé , le casloréum , etc.

-c2° Stimulans spéciaux .

a. Stimulans spéciaux de la peau ,

OU SUD OBI Fl Q U FS. 4

Ces médicamens, ainsi nommés par ce qu’ils augmentent la transpiration cutanée, sont nombreux et de nature différente; car, la diaphorèse , ou produit de leur action , peut être déterminée par des substance^ appartenant à des classes diverses , pourvu qu’elles soient administrées dans un véhicule aqueux chaud et abondant. On pourrait en inférer, et c’est même l’opinion qui est professée par beaucoup de praticiens , que l’effet obtenu doit être uniquement rapporté à l’eau employée.

PROPRIÉTÉS PHARMACOHOG. OES MEDICA.M E1N S . j l ^

Néanmoins, il est certains agens pharmaceutiques dont l’action sur l’appareil tégumentaire externe est trop marquée pour qu elle puisse être révoquée en doute, et ce sont ceux dont nous entendons parler ici.

Autrefois, on distinguait ces sümuians en diaphoré tiques et en sudorifiques proprement dits, selon qu ils se bornaient à augmenter l’exhalation naturelle de la peau ou qu’ils allaient jusqu’à déterminer la sueur. Cette distinction a été généralement abandonnée, et avec raison, parce qu’on sait que la transpiration peut être fort abondante sans devenir visible , et que cette particularité dépend moins du degré d'énergie des médicamens que de la température et de l’état hygrométrique de l’air ambiant.

Les principaux sudoritiques sont les boissons aromatiques chaudes, les tleurs de sureau, la douce-amère, le sassafras, la salsepareille, le gayac, 1 émétique et le kermès à doses réfractées, la poudre de Dower, etc.

b. Stimulans spéciaux de la membrane pituitaire ,

* ou STERNUTATOHIES.

Les sternutatoires , que l’on appelle encore errhins , sont des médicamens qui , par leur application directe sur la membrane pituitaire , provoquent à la tois 1 éternuement ef la secrétion du mucus nasal.

Les sternutatoires ont eu général, un effet très limité. Les plus employés sont le tabac , ta bétoine , le muguet ,

l’azaret , etc.

c*. Sümuians spéciaux de la muqueuse pulmonaire^ ou EXPECTORAIS.

Ces médicamens, auxquels on donne aussi le nom ^ incisifs y exercent une action particulière sur la muqueuse du poumon , et facilitent l’expulsion des matières contenues dans les canaux bronchiques. On conçoit

l»HAi{MAGODYNAMXK.

du reste quils doivent être de nature très variée pour pouvoir etre appropriés aux différentes circonstances

pathologiques dans lesquelles l’expectoration a besoin d etre sollicitée.

Les principaux sont la scille, l’ipécacuanha et le Leimes a doses réfractées, les sucs végétaux résinobalsamiques et oleo-résineux, l’ammoniacum , le po-

lygala de Virginie, le lierre terrestre, l’hysope^e sulfure de potasse , etc. * ?

d. Stimulans spéciaux de l’appareil absorbant ,

ou FONDJNS.

à neiît r,l°V daus f0,"' des “êdicamens qui , administrés

sorotion dreSM d UDe manière soutenue , rendent l’ab-

une nrveenS “ent P1US active’ Leur emploi exige

continu I ^ T**™’ ^ qUe ,eur actio" se continuant pendant quelque temps encore après qu’on

8 C6SS^ de les fa‘ro Prendre, il est de Sa plus liante sl^se man’f T ^ retard

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Les principaux de ces médicamens sont l’iode le b™, le cüiore „ leurs préparation,, le, ea„ Jnera es lodurées et brômurées, les mercuriaux l’hv-

ïïs ":ro,"aq"-

l'. Stimulans spéciaux des glandes salivaires, ou SIALAGOGUES.

ticaZ Sia,ag7ifS’ C°nnus enc°re sous le nom de mas- ~ ; ° dCS médicamens qui, mis en contact avec

ment Ïr I « TT”*® buccale > «gisent partie, dièreerélion r r g a!KS0S salivaires et augmentent la sé-

stanres 1 * !!C?Î!°D d? Ia saUve- Toutes les sub- ' ' ce {îUi SOi^ îusipides, pourraient,

PROPRIÉTÉS PHARMACOLOG. DES MÉD1CAM1ÎNS.

à la rigueur , être considérées comme possédant cette propriété; car, un corps insoluble, comme le cristal , tenu dans la bouche , suffit pour provoquer l’écoulement de la salive. Mais on ne désigne ordinairement par cette dénomination que ceux qui la présentent à un très haut degré ; tels sont les racines de pyrétlira et de gingembre , le raifort sauvage , le cocbléaria , le spilanthe oléracé, le capsique annuel, le poivre » le giroffle , le tabac, etc.

/: Stimulans spéciaux de l’appareil urinaire, ou DIURÉTIQUES.

Les médicamens diurétiques augmentent la secrétion et l’excrétion de l’urine et modifient les qualités de ce liquide , par une action toute spéciale et bien distincte delà stimulation qu’ils peuvent exercer sur le restant de l’économie. On donne au résultat obtenu de leur

administration le nom de diurèse.

Les principaux diurétiques sont les bicarbonate , nitrate et acétate de potasse, le bicarbonate de soude* l’alcoolé nitrique, le savon médicinal, 1 asperge, le colchique, la scille, la digitale, la racine decahinça* la pariétaire, etc.

g. Stimulans. spéciaux de l’appareil génital.

Ces médicamens sont sous-divisés en emmcnagogues et en aphrodisiaques .

a. EMMEIVAGOGUES.

On donne ce nom à des substances qui jouissent de la propriété de provoquer F écoulement menstruel. Nous avouerons que nous n’en connaissons point qui méritent cette qualification dans F acception rigoureuse du mot , car l’effet produit par elles sur l’utérus est le

7^4 pharmacodynamie.

résultat d’une action stimulante général* „„

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fionier 'ni '°“ Spédale’ CePe“dant nous men-

mandeT, ^ ^ ““ médicam»‘s qu’on recommande le plus : ce sont la Sabine , la rue le safran l’Z

mmse, la camomille puante , la matricaire la tana Lie

e S5; ITfdtt’ ? nN°US Cr°y0nS d6V0i; ^ Æ

rines nW D,l! 1 eDCe ^ ks ““‘étions uténes n est plus revoquee en doute aujourd’hui.

ij- APHRODISIAQUES.

à rGanS°f d,e* ”lédicamens P™pres à exciter ou même

substances f f®S'rS, vénériens- Un grand nombre de substances, les stimulants généraux en particulier ont

e e citees comme possédant celte faculté • mais on ’n’* connaît que deux, la cantharide et le phosphore «ni agissent réellement d’une manière directe sur les organes générateurs, et plutôt encore pour y produire

graves *** U" *» P'™

A. Stmiulaus spéciaux de la moelle épinière

ou tétaniques.

On appelle ainsi des médicamens qui, par une excitation spéciale de Ja moelle épinière, donnent lieu à des contractions spasmodiques brusques et passagères

™"»«. « i plus iïïS

Les nrincinairr t pelmanente et vraiment tétanique.

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fève de Saint-Ignace, le bois de

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