PROPRIÉTÉS PHARMACOLOG. 13ES MÉDICAMENS
remèdes, malgré leur action neutralisante bien évidente, ne sont pas , dans la rigueur du mot , des spécifiques tels que nous les avons définis.
Les principaux médicamens sont la magnésie calcinée et son carbonate, le carbonate de chaux, les bicarbonates de potasse et de soude.
h, ANTIDOTES.
On donne le nom d’antidotes , d’ antipkarmaques ou de contre-poisons , à des substances capables de prévenir les effets d’un corps vénéneux introduit dans nos organes , en le décomposant et formant avec lui de nouveaux produits non délétères. Pour être regardés comme tels , les antidotes , ainsi que l’a établi M. le professeur Orfila, doivent pouvoir être pris à grandes doses sans danger et agir très promptement sur le poison liquide ou solide , à une température égale ou inférieure à celle du corps humain , malgré la présence des sucs gastrique , muqueux, bilieux et autres, et en le dépouillant complètement de ses propriétés toxiques. Outre cette réunion de qualités , il faut encore que ces médicamens soient appliqués avant que le poison n’ait été absorbé.
On ne possède qu’un assez petit nombre d’antidotes ; ce sont : l’albumine et le lait pour le sublimé corrosif; le soluté aqueux de tannin bien pur et4le décode récent de noix de galle pour les préparations antimoniales et pour les alcaloïdes végétaux et les substances qui les contiennent ; la magnésie calcinée pour les acides ; les acides végétaux étendus pour les alcalis ; le chlorure de sodium pour le nitrate d’argent ; les sulfates de soude et de magnésie et l’eau séléniteuse pour les préparations solubles de baryte et de plomb; le chlore pour le gaz acide hydrosulfurique et pour l’acide hydrocyanique ; enfin , F hydrate de peroxide de fer pour l’arsenic.
FH A h M A CO D Y N AMI F ,
2° 'HVTIPÉRIODIQUES.
Les antipériodiques , on fébrifuges , sont des médicamens qui, par une action spéciale et dont on n’a pu se
rendre compte jusqu’ici, combattent efficacement la périodicité partout où elle existe, que ce soit sous la forme
de fievre ou sous celles de douleurs, de névroses , enfin tl une maladie quelconque.
Le nombre des médicamens auxquels on a attribué celte propriété est considérable; mais ceux qui méritent la préférence sur tous les autres et qu’il suffit d’indiquer ici , sont les quinquinas vrais et leurs alcaloïdes.
•5° Tl SYPHILITIQUES
Les médicamens , appelés encore anti-vénériens sont ceux qui possèdent la propriété de combattre et dé détruire la syphilis. Les pharmacologues en ont admis un grand nombre; mais il est juste de dire que la plupart d entre eux ont été gratuitement rangés dans cet ordre de spécifiques, et qu’en réalité cette dénomination ne doit
etre donnée qu’au mercure, à l’or et à leurs diverses nrépara lion s. F
A 1VTTPS ORIQ UES.
On appelle ainsi les médicamens employés pour guérir
les maladies cutanées de nature psorique , et surtout la gale.
tes remèdes sont nombreux, mais nous croyons devoir les restreindre , en tant que spécifiques , au soufre, au mercure et à leurs préparations.
PROPRIÉTÉS PH AK MAÇÛLOG. DES MÉDICAMENS. jSl o<> AJSTHELMINTIQUËS -
Les anthelmintiques, ou vermifuges, sont des médicamens qui jouissent de la propriété d’expulser les vers intestinaux. Le nombre des remèdes proposés pour cet objet est considérable; ainsi, on emploie les toniques amers, les stimulai! s généraux , les purgatifs , etc. Mais nous peusons que l’influence exercée sur les vers intestinaux par ces divers médiéamens n’est que secondaire, et qu’il n’y a d’ànthelmfh tiques directs que ceux qui sont susceptibles de blesser ou même de tuer les vers par le simple contact ; tels sont la limaille d’étain , les poils durs et piquans des dolichos urens et dolickos pruriens , etc.