‹ Traité élémentaire de pharmacologie. Contenant la description sommaire des substances médicamenteuses simples; la préparation des médicaments officinaux et magistraux français et étrangers; l'appréciation des propriétés physiologiques des médicaments, leurs modes d'administration et l'art de formulerChapitre 511 sur 525 · AB T DE FORMULER · texte numérisé non relu

AB T DE FORMULER

La nécessi té de faire une prescription bien reconnue , il s’agit de choisir les médicamens appropriés. A cet égard ? on doit toujours se rappeler que, parmi des substances douées de propriétés pharmacologiques semblables, il convient de donner, autant que possible, la préférence aux indigènes et surtout à celles dont le prix est le moins élevé. Car, ainsi que MM. Mérat et Delens Font dit, « il y a une sorte d'improbité à faire des formules plus * coûteuses qu elles ne doivent l’être ; et, quoique cer-

tains malades attendent d’autant plus d’avantages d’un « médicament qu’il est plus cher, le médecin ne doit pas « avoir égard à cette faiblesse puérile. Honte à qui tran- « sigerait sur ce point dans des vues intéressées. ! »

Une attention que le praticien doit avoir par rapport anx plantes indigènes qu’il veut faire employer à l’état frais , c’est de ne les prescrire qu’à l’époque de l’année ou il est possible de se les procurer telles ; en effet , dans les autres saisons, on ne les obtient à cet état qu’à l’aide de moyens artificiels , et elles sont bien loin d’avoir les propriétés qu elles doivent posséder.

Il aura soin également de n’ordonner qu’avec beaucoup de circonspection les remèdes nouvellement introduits dans la pratique de l’art; car, administrés par des mains encore inexercées , on les voit trop souvent déterminer les accidents les plus graves.

Enfin, se rappelant que c’est à la dose seule que l’on doit dans des cas nombreux, rapporter faction exercée par les médicamens , il aura égard, pour la régler , à l’âge au sexe, au tempérament, à l’icfio’synérosie, au degré dé force et aux habitudes des sujets , à la durée et à I’intensué de la maladie, et au climat ; car toutes ces circonstances exercent généralement une influence marquée sur les effets produits.

Ici , nous devons signaler les causes auxquelles doivent être rapportées les erreurs que le médecin est exposé à commettre dans la composition des préparations magis-

PHARMACODYNAMIE.

Irales ou extemporanées. Elles sont au nombre de trois : 1 J association de substances qui ne peuvent se mélanger ou former des composés d une consistance uniforme et convenable ; 2 1 association de substances qui se décomposent mutuellement, et dont les vertus sont par conséquent entièrement changées ; 5° l’indication d’un mode de préparation soit insuffisant pour atteindre le but que Ton se propose, soit de nature à modifier ou même h détruire les propriétés des substances employées.

Le choix des substances qui doivent faire partie de la prescription étant terminé , il s’agit de dresser la formule. Pour cela, on écrit lisiblement, en langue vulgaire autant que possible , en toutes lettres et sans l’emploi d’aucun signe particulier (1), les noms et les doses des différentes substances, en plaçant chacune de ces dernières sur une même ligne, et les disposant les unes au-dessus des autres dans l’ordre où elles doivent être

( 1 / s es^ ïe‘ pendant long-temps et quelquefois même encore ou se sert de signes abréviatifs pour expiimer les quantités des substances et certains mots d’un usage consacré dans la rédaction des formules. Rien que nous en condamnions l’usage, nous croyons devoir les donner ici pour l’intelligence des auteurs qui les employent.

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