Classifications artificielles et naturelles. — Les
premières ont pour but de permettre de reconnaître les objets à l'aide de leurs caractères apparents et durables (407); les secondes essaient d'en découvrir la vraie nature et les vrais rapports (408).
874. Principes de la classification naturelle. — 1° Com- "paraison générale; c'est-à-dire prendre en considératien non pas un seul caractère, ni même plusieurs, mais tous (409) ; 2" siihoriination des caractères par rang d'importance, l'importance des caractères étant en raison de leur généralité et de leur constance (410).
875. Division. — La division est la contre-partie de la classification. L'une va des espèces aux genres, c'est la cls-ssificalion; l'autre des genres aux espèces, c'est la division (^59).
876. Règles de la division. — Elle doit être : 1" entière; 2° opposée, c'est-à-dire que les membres ne rentrent pas l'un dans l'autre; 3° graduée (if/.).
877. méthode générale des sciences physiques et naturelles. — En résumé : 1° l'observation est la base fondamentale dans toutes les sciences physiques et naturelles ; 2° l'expérimentation est d'usage en physique, en chimie, en physiologie. Elle n'a pas lieu en astronomie, si ce n'est dans l'astronomie physique, en anatomie, en zoologie descriptive; 3° dans plusieurs de ces sciences (par exemple physique, astronomie, et dans une certaine mesure en chimie), le calcul doit s'unir à "observation et à l'expérimentation; 4° la classification joue irv «-Ole essentiel, surtout dans les sciences naturelles descriptives; 5" la méthode comparative ou analogique est particulièrement féconde en biologie (zoologie et botanique) (414).
878. Définitions empiriques. — Les sciences de la nature e nploient les délini lions comme les sciences abstraites et mathématiques ; mais en milliémaliques,les définitions sont des constructions de l'esprit dans lesquelles il n'y a rien d'autre que ce que nous y avons mis; tandis que les définitions qui résultent de l'expérience sont toujours, comme dit Leibniz, provisionnelles, l'expérience pouvant toujours y ajouter quelque chose de nouveau. De là une distinction fondée entre les définitions géométriques et les délinitions empiriques (838).
879. Usage de la déduction dans les sciences expérimentales. — 11 ne faut pas croire que dans les sciences, dites expérimentales, par exemple la physique et la chimie, la déduction n'ait pas sa part. Au contraire, plus la science est avancée, plus la déduction s'en empare, c'est ainsi qu'aujourd'hui l'optique, l'acoustique, la thermodynamique sont devenues des sciences déductives, où les faits sont démontrés à priori par le raisonnement.
L'usage du calcul est la forme la plus rigoureuse et la plus démonstrative que prenne la déduction dans les sciences expérimentales.