US
Inspiration. — Agents de l’inspiration. — L’inspiration est le premier acte des phénomènes respiratoires : c’est par un mouvement d’inspiration que débute l’enfant qui naît à la lumière et à l’air atmosphérique. Un homme
oxygène libre ; par opposition aux autres infusoires, qui vivent à la manière ordinaire, ou infusoires aérobies.
1 Les bronches sont tapissées par une membrane muqueuse. Mais, il mesure qu’on approche des vésicules pulmonaires, la membrane muqueuse s’amincit ; dans les vésicules, la membrane muqueuse n'est plus guère représentée que par une simple couche d’cpithélium. Dans les bronches d’un certain calibre (toutes celles qui ont plus de 1/2 millimètre de diamètre', la membrane muqueuse est recouverte, comme on sait, par un épithélium cylindrique ou prismatique, pourvu de cils vibratiles.
adulte, bien portant, fait en moyenne 18 respirations par minute, c’est-à-dire qu’il inspire une certaine quantité d’air 18 fois par minute, et qu’il expire cet air le môme nombre de fois, pendant le même temps. En admettant que l’homme adulte respire 18 fois par minute, la durée moyenne d’un mouvement respiratoire complet est donc d’un peu plus de 3 secondes.
Le chiffre 18 respirations par minute est une moyenne. Mais il y a des variations extrêmement étendues, non pas seulement dans l’état pathologique, mais dans l’état physiologique. Ce chiffre oscille généralement entre 16 et 20, mais il peut descendre à 10, ce qui est rare, et s’élever à 25 et à 30, ce qui est moins rare.
L’âge exerce sur la fréquence des mouvements respiratoires une influence qu’il est aisé de prévoir et qui est en harmonie avec le nombre des pulsations du cœur. M. Quételet a examiné, sous ce rapport, trois cents personnes de tout âge, et voici les moyennes qu’il a résumées sous forme de tableau :
Enfants nouveau-nés. .
— de 5 ans
Adultes de 15 à 20 ans.
— de 20 à 25 ans
— de 25 à 30 ans
— de 30 à 50 ans
44 mouvements respiratoires par minute.
L’exercice, surtout l’exercice violent, accélère beaucoup les mouvements de la respiration. L’homme ou les animaux qui viennent de fournir une course rapide ou d’exercer un effort musculaire énergique sont haletants.
Un cheval au repos ne respire guère que 10 à 15 fois par minute; une course au trot de cinq minutes élève ce nombre à 50; une course au galop pendant le même temps l’élève à 65. Cette accélération dure quelques minutes, et le type normal revient peu à peu. (Colin.)
Il faut remarquer encore que, chez l’homme tout au moins, la durée de l’inspiration et la durée de l’expiration ne sont pas égales. L’expiration est toujours un peu plus longue que l’inspiration.
M. Yierordt, M. Ludwig, M. Liebmann, en se servant d’appareils enregistreurs, ont établi expérimentalement que la durée de l’inspiration est à la durée de l’expiration :: 100 : 140. A cet effet, un crayon coudé était fixé à la poitrine et inscrivait, à la surface d’un cylindre animé d’un mouvement circulaire uniforme, sous forme d’une courbe ondulée, le mouvement de soulèvement et d’abaissement des côtes. M. Sibson était arrivé précédemment à des résultats analogues. Il résulte, en outre, de ses recherches que chez l’homme la durée de l’expiration est un peu moindre que chez la femme, l’enfant et le vieillard. La durée de l’inspiration, comparée à la durée de l’expiration, serait chez l’homme :: 100 : 120; chez l’enfant, la femme et le vieillard :: 100 : 140 ou 150.
En s’observant soi-même avec attention, on constate que l’expiration peut se décomposer en deux temps. Dans la première moitié de l’expiration, le mouvement de retour est très marqué. Dans la seconde moitié, l’expiration est moins sensible, et il semble qu’il y ait un temps de repos. C’est ce temps de quasi-repos qui donne à l’expiration une durée un peu plus longue qu’à l’inspiration.
Les mouvements en vertu desquels l’air entre dans le poumon et en sort ressemblent tout à fait au jeu du soufflet. La poitrine qui contient le poumon ne peut, pas plus que le soufflet, s’agrandir d’elle-même. L’air presse à l’intérieur du poumon par les ouvertures du nez et de la bouche, de même qu’il presse sur toute la surface extérieure du corps. Pour rompre cet équilibre, il faut nécessairement que des forces actives de dilatation interviennent. Les muscles chargés d’agrandir la cavité de la poitrine, et, avec la poitrine, le sac pulmonaire appliqué contre elle, jouent dans l’inspiration le même rôle que la force musculaire des bras, qui écarte les deux parois opposées d’un soufflet lorsqu’on veut le remplir d’air. Lorsqu’il est rempli d’air, le poumon, de même que le soufflet, se vide en revenant sur lui-même, en partie sous l’influence de l’élasticité des matériaux qui entrent dans sa composition, et en partie sous l’influence de forces musculaires actives, qui agissent en sens opposé des précédentes.
L’entrée de l’air dans l’intérieur du poumon, au moment de l’inspiration, est donc déterminée par l 'agrandissement de la poitrine. L’agrandissement de la poitrine est amené par le mouvement des pièces osseuses mobiles de la cage thoracique, et ces pièces osseuses sont mises en mouvement par les muscles. L’inspiration nécessite donc le jeu d’un grand nombre de parties.
Comment les pièces osseuses de la cage thoracique amènent-elles l’agrandissement de la poitrine ? quels sont les muscles qui les meuvent ? comment les poumons, librement suspendus dans la cavité de la poitrine qu’ils remplissent, suivent-ils les parois de cette cavité dans son mouvement d’expansion ? C’est ce que nous allons successivement examiner.
Agrandissement «le la poitrine. — Mouvement des côtes et «lu sternum. —
Au moment de l’inspiration, la poitrine se trouve augmentée dans tous ses diamètres, c’est-à-dire suivant son diamètre antéro-postérieur , suivant son diamètre transversal, et suivant son diamètre vertical.
Le squelette de la cage thoracique est formé en arrière par la portion dorsale de la colonne vertébrale, en avant par le sternum, et, sur les côtés, par les côtes. De ces diverses parties, l’une est immobile relativement aux autres : c’est la colonne vertébrale. Elle ne prend pas une part directe à l’agrandissement de la poitrine, mais elle sert de point d’appui aux leviers osseux. Les côtes et le sternum (qui fait corps avec les extrémités antérieures des côtes) sont mobiles. C’est par le jeu de ces pièces que sont déterminés l’agrandissement antéro-postérieur et l’agrandissement transversal de la poitrine.
Au moment de l’inspiration, les côtes, qui étaient obliquement dirigées d’arrière en avant et de haut en bas, éprouvent un mouvement d’élévation. Le centre du mouvement étant àl’articulation costo-vertébrale, le mouvement d’élévation, très peu étendu en arrière, devient d’autant plus grand qu’on s’approche plus près de leurs extrémités antérieures, c’est-à-dire à mesure qu’on examine des points de plus en plus rapprochés de l’extrémité du levier représenté par elles. Soit MN la colonne vertébrale (voy. fig. 70), et Y z le sternum ; soient a , b, c les côtes à l’état d’abaissement, et a', //, c les côtes soulevées. 11 est aisé de se convaincre, par la seule inspection de la figure, que le mouvement d’élévation des côtes entraîne une augmentation dans le diamètre antéro-pos-