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CHAPITRE IV. RESPIRATION

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Duclaux, Art. Sang. Dict. encyclopédique des sciences médicales, 1878.

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L. von Lesser, Ueber die Vertheilung der rothen Blustscheibcn imBlutstrome ( Stir la répartition des globules muges du sang dans le courant sanguin ), dans Arcli. für Anat. und Physiol., 1878.

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Quinquaud, Sur le dosage des mat. azotées du sang, dans Gazette méd. Paris, 1878.

Setschenow, Ueber die Kohlensaure absorbirenden Bestandtheile des Blutserums (Sur les éléments du sérum qui absorbent l’ac. carbonique ), dans Berichte d. d. chem. Ges., 1878.

K. Vierordt, Die Gerinnungszeit des Blutes in gesunden und kranken Zustànden (La durée de la coagulation du sang à l'état normal et à l’état pathologique), dans Arcli. d. Heilkunde, 1878.

Dogiej, , Ueber de Ursache der Geldrollenbildung im Blute (Sur Iss causes qui font que les globules du sang s’accolent en « piles d'écus »), dans Arcli. f. Anat. und Physiol., 1879.

G. Hayem, Recherches sur l’évolution des hématies dans le sang de l'homme et des vertébrés. dans Arcli. de Physiol. norm. etpath., 1878 et 1879.

Setschenow, Dil CO2 bundenden Stoffe des Blutes (Des substances qui fixent l’ac. carb. dans le sang ) dans Centralbl. f. d. med, Wissenscli. 1879.

Échange des gaz dans le poumon. — L'osmose gazeuse. — L'air inspiré et l’air pulmonaire. — Envisagés dans leur caractère le plus essentiel, les phénomènes physico-chimiques de la respiration consistent en un véritable échange de gaz. L’oxygène de l’air atmosphérique, amené au contact de la membrane muqueuse du poumon, entre dans le sang, tandis que, d’un autre côté, l’acide carbonique en dissolution dans le sang sort de ce liquide au travers des membranes. Ce phénomène d’échange est déterminé par la tendance que les gaz différents, mis en présence, ont à se mélanger, même lorsqu’ils sont séparés par des membranes animales.

Les phénomènes d’absorption et d’exhalation gazeuse dont les poumons sont le siège ont, avec les phénomènes de diffusion et d’osmose des substances liquides, une frappante analogie; il y a ici, comme dans la diffusion des liquides, un courant d’entrée et un courant de sortie, déterminés par la tendance au mélange, et, comme dans l’osmose, un courant prédominant.

On peut reproduire avec la plus grande facilité, par une expérience bien simple, le phénomène capital de la respiration. Prenez une vessie de cochon, remplissez cette vessie de sang veineux et placez-la sous une cloche remplie d’oxygène. Au bout de peu de temps, non seulement une partie de l’oxygène a pénétré dans le sang au travers de la vessie, mais encore une certaine proportion d’acide carbonique est sortie du sang et a passé dans la cloche.

Des phénomènes analogues se produisent également si, au lieu de sang, on place tout simplement sous la cloche d’oxygène une vessie remplie d’eau chargée d’acide carbonique. Il ne faudrait pas employer, pour cette expérience, l’eau de seltz du commerce, parce qu’elle contient une proportion d'acide carbonique supérieure à celle que contient le sang. L’eau de seltz, en effet, est sursaturée d’acide carbonique. 11 ne faut pas même que l’eau mise en expérience soit saturée; elle doit se rapprocher le plus possible du sang et contenir seulement, comme lui, environ la moitié de son volume de gaz. De cette manière, les échanges qui s’opèrent alors entre les gaz, au travers des parois de la

vessie, ont une certaine analogie avec les phénomènes d’osmose de la respiration.

Nous disons seulement une certaine analogie, parce que le sang qui renferme des globules , des carbonates et des phosphates alcalins ne peut pas être assimilé de l’eau. Les globules ont, en effet, pour l’oxygène une affinité spéciale ainsique les carbonates et les phosphates pour l’acide carbonique, ce qui introduit dans le problème des éléments nouveaux.

L’expérience à l’aide de la vessie remplie d’eau renfermant de l’acide carbonique, ainsi que celle qui consiste placer une vessie remplie de sang dans une atmosphère d’oxygène constituent des phénomènes d’osmose gazeuse ; mais ces phénomènes ne sont pas aussi simples qu’ils le paraissent au premier abord. D’un côté de la membrane, il y a un gaz libre , l’air atmosphérique, tandis que, de l’autre côté, le gaz acide carbonique est à l’état de dissolution dans l’eau, ou à l’état de dissolution et de faible combinaison dans le sang. L’osmose respiratoire est donc assez complexe. Ceci demande quelques explications.

Plaçons-nous d’abord dans les conditions physiques pures et simples, et voyons comment les choses se passent. Prenons un appareil biloculaire, dont les loges sont séparées l’une de l’autre par un diaphragme membraneux, et mettons d'un côté de l’acide carbonique gazeux, et de l’autre côté de l’air atmosphérique ou de l’oxygène, et maintenons ces gaz, pendant toute la durée de l’expérience, sous des pressions égales; nous ne tarderons pas à nous apercevoir qu’il se forme un courant prédominant de l’acide carbonique vers l’air ou l’oxygène, ou que, en d’autres termes, l’osmose marche assez énergiquement de l’acide carbonique vers l’air ou l’oxygène.

La figure 90 représente un petit appareil très simple, dont nous nous sommes servi dans une série de recherches sur l’osmose gazeuse. Dans la cloche A on recueille le gaz qu’on veut opposer à l’air atmosphérique. L’air atmosphérique est contenu dans l’osmomètre recourbé B. Les deux gaz se trouvent séparés par une membrane humide fixée sur l’osmomètre. Le petit index G est formé par une goutte d’eau colorée qui, maintenue adhérente au tube par capillarité, n’a point de tendance à obéir à la pesanteur. Lorsque le courant prédominant de l’osmose a lieu du gaz contenu dans la cloche A vers le gaz contenu dans l’appareil B, l’index C s’élève dans la direction de la flèche. Lorsque le courant d’osmose se fait dans une direction contraire, l’index G s’abaisse dans le tube qui le contient. Il faut avoir soin, pendant l’expérience, de maintenir la constance de niveau entre le liquide de la cuve et le liquide intérieur engagé dans la partie inférieure de la cloche A, afin que le gaz contenu dans la cloche A supporte exactement la pression atmosphérique. Le gaz du réservoir B est, à tous les moments de l’expérience, soumis à la pression atmosphérique par le tube à l’index.

Lorsqu’on place de l’acide carbonique dans la cloche A, et de l’air atmosphérique dans l’osmomètre B, le courant d’osmose s’établit suivant la direction de la flèche (fig. 90) ; le volume d’acide carbonique qui passe dans la loge d’air l’emporte promptement sur le volume d’air qui passe dans la loge d’acide carbonique.

Dans le poumon, comme aussi dans les expériences d’osmose, où l’on oppose à l’oxygène ou à l’air atmosphérique, non plus de l’acide carbonique libre, mais de l’acide carbonique dissous dans un liquide, le résultat n’est plus le même. Le

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