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La transmission des impressions rétiniennes

La question du trajet des fibres optiques depuis la rétine jusqu’à l'écorce cérébrale a été surtout élucidée par des recherches physiologiques et anatomo-cliniques.

1“ Les voies optiques de la rétine à l’écorce cérébrale.

Le protoneurone optique est représenté par les cellules ganglionnaires delà couche profonde de la rétine. Les nerfs optiques formés par les prolongements cylindre-axiles de ces neurones s’entre-croisent

1. Le cerveau olfactif ou rhinencéphale présente cette particularité, à savoir que son développement varie considérablement suivant les espèces animales; il est très développé chez les Carnassiers, cliez les Rongeurs; il fait défaut chez beaucoup de Cétacés; il est très réduit chez l'homme. Aussi Rroca avait-il, non sans raison, divisé les Mammifères en deux grandes classes, les osmaliques, à rhinencéphale volumineux, et les anosmaüques, chez lesquels la parlie olfactive du cerveau est très peu développée ou même est absente. En étudiant les sensations olfactives, nous avons eu d’ailleurs l'occasion de signaler leur impcrtance dans la vie d'un grand nombre d’animaux (voy. p. 868 et 871).

incomplètement dans le clüasma ‘ (fig. 247). Cet entre-croisement incomplet est en rapport avec la vision simple au moyen des deux yeux; en eltel, cette disposition eçt telle que la bandelette optique gauche par exemple (on sait que des angles postérieurs du cliiasma partent les deux faisceaux plats qu’on apjielle bandelettes optiques)

(H, fig. 247) contient des libres venues du nerf optique droit et du nerf optique gauche, de telle sorte ([u’elle reçoit les libres des moitiés gauches des deuxrétines (la moitié externe de la rétine gauche et la moitié interne de la rétine droite). Ainsi se forme ce que Grassei a appelé le nerf hémiopiique, c’est-à-dire un nerf qui confient les libres de la moitié homonyme des deux rétines.

Ce nerf hémioptique constitue la branche externe ^ de la bandelette optique qui aboutit au tubercule quadrijumeau antérieur, au corps genouillé externe et à l’extrémité postérieure de la couche optique ou pulvinar (voy. fig. 248), toutes parties qui forment les centres optiques primaires.

Les fibres émanant de ces neurones de relais, à l’exception des tubercules quadrijumeaux (voy. p. 1021), et auxquelles peut-être sont jointes des fibres longues qui viennent directement des bandelettes optiques sans passer par ces noyaux intermédiaires, se réunissent au ruban de Reil et vont se terminer dans l’écorce du lobe occipital. Ce centre visuel comprend le territoire de la scissure calcarine et les deux circonvolutions adjacentes, cunéus et lobe lingual (voy. lig. 242) ; peut-être même est-il plus étendu.

Voyons les preuves qui établissent la réalité de tout ce parcours :

1. Les fibres optiques sont partiellement entre-croisées dans le chiasma. L’expérience suivante en est la démonstration certaine : sur de jeunes

1. L’enlre-croisement est complet cliezles Poissons, les Oiseaux et en général chez les animaux dont les yeux sont placés latéralement et qui, par suite, ne paraissent pas avoir la vision binoculaire (vision d’un même objet simultanément avec les deux yeux) ; mais chez l’Homme et quelques Mammifères, tels que le singe, le chat, dont les deux yeux sont dirigés en avant et qui ont par suite la vision binoculaire, il n’y a que les parties internes des bandelettes optiques qui sont enlre croisées.

2. La branche interne, qui est la continuation de la partie postérieure du chiasma {commissure postérieure de Ouddeu), va au tubercule quadrijumeau postérieur et ne contient pas de fibres üpli(iues.

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