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SOLIDIFICATION OU CONGÉLATION

rature de 50 A GO», tandis que quatre parties de glace et une d’acide produisent un froid de — 15° à — 20».

TABLEAU

-Neige ou glace pilée

Sel marin

Neige

Chlorure de calcium hydraté . . . .

Nitrate d'ammoniaque

Eau

Chlorhydrate d'ammoniaque . . , .

Nitrate de potas«‘

Sulfate de soude . .

Eau •. . .

Sulfate de soude

Acide chlorhydrique

Proportions AbaÎA»euiC(it à de

prendre. temjiérnture.

* j de 0 k — i\°.

* I de 0 k — 48”.

J j de 4- 10 k — 15".

ai

de + 10 k — L5",

g I de 4- 10 k — I (».

231. Solidification ou congélation. — La solidification est le plidnoinénc inverse de la fusion; c’est le passage à l’état solide d’un liquide dont on abaisse graduellement la température. Cette transformation doit être considérée comme générale en elle-même, bien que quelques liquides, comme l’alcool absolu, le sulfure de carbone, n’aient pu encore être congelés. La température de la congélation est théoriquement la même que celle de la fusion; ainsi on peut indifféremment dire que l'eau se congèle à 0, ou que la glace fond A 0. Toutefois lorsqu’une masse lirpiide est abandonnée A elle-même, si elle est en petite quantité et qu’on ait soin de la soustraire A toute agitation mécanique, elle peut se refroidir notablement au-dessous du point de fusion sans se congeler. Ce phénomène, qu'on désigne sous le nom de surfusion, s’observe facilement loi'sqne le liquide est renfermé dans des vases très-étroits. Mais quand il est dans cet état, la moindre agitation, le contact d’une portion du solide qui doit se former, délerminent immédiatement la solidification.

232. Chaleur dégagée dans la congélation. — Au moment où la congélation se produit, le thermomètre remonte immédiatement

30i KUSIÜN KT SOLIDIKICATION.

jiis<|u’A la lempératiire du point de fusion. On fait Irf's-couiniodénicnt rc\pdriencc en se servant d'un petit vase de verre contenant de l'eau dans la(iuelle plonge le rdscrvoir d'un therinomèlre à mercure. ,\ l'aide d'un ludlange réfrigérant ou abaisse facilcinenl la température jus(ju'à — 10" ou — 12" .sans (pie l'eau se congèle. On donne alors une secousse un peu brusiiue à l'instrumont, la solidification a lieu et le mercure remonte à 0.

Cotte production de chaleur est la conséipience naturelle de ce fait (pie, pour le retour des molécules à la position (jui convient à l'état solide, il faut un travail des forces intérieures qui se trouve transformé en chaleur. Celle quantité de chaleur est évidemment la même que celle (pii a disparu dans la fusion, puis(pi'ellc correspond au même travail elTectué en sens invei’se. On explûpiail ce fait dans la théorie des chaleurs latentes, en disant ([ue la chaleur redevient libre ou sensible. On peut montrer cotte production de chaleur par un autre genre d'e.xpérience. (Ju'on chaulTe une certaine mas.se de plomb jus(pi'à la lem|)érature de sa fusion (320°) en ayant soin toutefois de s'arrêter avant que la fusion commence ou au moment où elle a à peine commencé, et qu'on plonge cette masse dans de l’eau à 10“, par e.vemple, la température de l’eau s’élèvera d'une coiiaiiie (piautité. Qu'on répète la même expérience avec le plomb quand il est entièrement fondu, mais toujours toutefois à la température de 320", on observera un accroissement de température beaucoup plus sensible; c’est que le plomb en se solidifiant au contact de l’eau dégage une certaine quantité de chaleur.

233. Cristallisation. — Lorsque le passage de l'état liipiide à l’état solide se fait lentement, il arrive assez fréipiemment que les molécules se groupent de manière ù présenter des formes régulières et géométriques : c’est en cela (pic consiste la cristallis-itiou, et les corps réguliers obtenus se nomment cristaux. La forme cristalline que présente une substance est étroitement liée ù la nature de la substance elle-même, et peut servir à la faire reconiiaitre ; c’est donc un caractère extrêmement important, et qui est dans les corps du règne inorganique l’équivalent pour ainsi dire de la forme dans les êtres organisés.

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